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03 janvier 2014

Un jeune Britannique a pratiqué 52 métiers en 2013


Une alternative à l'orientation scolaire...
Retrouvez l'article original sur le site du Figaro

Matt Frost, un britannique de 30 ans, a testé 52 métiers en 2013. Soit un métier par semaine.Crédit: One Week Job.
Il s'était mis au défi de «tester» un travail différent chaque semaine, durant toute l'année. Il a offert la totalité de ses services en échange de dons pour des œuvres caritatives, l'équivalent de 12.000 euros.
Voici une résolution de 2013 qui a été tenue. Un pari, même, que Matt Frost - un Britannique de 30 ans - s'était fait avec lui-même il y a plus d'un an. L'été 2012, alors qu'il travaille dans un magasin d'électronique à Londres dont il est le gérant, un accident le contraint à quitter son emploi... Petit à petit, un nouvel objectif germe dans sa tête: sillonner le Royaume-Uni pour tester brièvement 52 emplois, tous très différents les uns des autres afin de varier aux mieux les sensations et les expériences. Il s'inscrit donc au projet One Week Job, qui est actif en Grande-Bretagne depuis 2008. Le jeune homme s'engage à partager son quotidien sur son blog. Il a aussi un compte Twitter sur lequel il relate ses dernières expériences.
«Mon accident de travail - et l'arrêt forcé de travailler - m'a fait réaliser que ce métier n'était probablement pas ce que je voulais faire de ma vie... Je sais bien que c'est une sensation vécue par beaucoup de personnes dans le monde, mais cette fois, j'avais le sentiment que c'était vraiment différent», explique Matt Frost dans la presse britannique. Il a donc changé d'air, et de métiers: éboueur, concepteur de jeux vidéos, forgeron, cascadeur, serrurier, journaliste au Times, policier, enseignant, agriculteur... «Je voulais voir si je pouvais découvrir quelque chose dont je serais vraiment passionné.»

Une année de «privilèges» mais aussi de privation

L'expérience a été intense, rythmée, imprévisible... «Je ne peux pas me plaindre, mais ça a été difficile. Je dormais sur des canapés, j'optais pour les moyens de transport les moins onéreux et donc les moins confortables...» Durant 2013, Matt a gagné environ 12.000 euros. Une somme d'argent qu'il a intégralement reversée à l'organisme de bienfaisance Prince's Trust. Son budget personnel pour la vie quotidienne était donc plutôt serré. «J'ai été extrêmemement chanceux car, dans certaines entreprises, mes repas étaient inclus. Et psychologiquement ça a également été compliqué. Je n'ai pas eu beaucoup de temps pour mes amis ou ma famille», raconte Matt Frost.
Dans un reportage vidéo réalisé par la BBC, on le voit à l'œuvre pendant qu'il pratique ces métierséphémères et successifs. L'expérience la plus difficile? «Celle de cascadeur», répond Matt, qui a aussi eu la chance de trouver, parmi les 52 métiers testés, l'univers professionnel où il est désormais fin prêt à s'investir: celui de la création de jeux vidéos. «J'espère qu'avec cette grande aventure, je vais inspirer les gens, et leur donner envie de réaliser quelque chose qu'ils ont toujours eu envie d'essayer!» raconte Matt, qui clôture donc cette année 2013 de la façon qu'il espérait. 

05 avril 2013

Découvrez quels sont les métiers préférés des Français


Chirurgien, journaliste, réalisateur... Quels sont les métiers que les français rêveraient d'exercer ? Découvrez le top 10 de leurs professions préférées.
Si les métiers d'éboueurs et de comptable n'ont pas trop la cote, il en est d'autres qui font fantasmer. A l'occasion d'un numéro spécial, la revue Orientations s'est penchée sur les métiers préférés des français, dont voici le palmarès. 
10. Masseur-Kinésithérapeute
Faisant partie des quatre métiers de la santé de ce top 10, le travail de masseur-kinésithérapeute plaît beaucoup aux Français. Certainement ce petit côté magicien qui soulage les douleurs et remet le corps en place à la seule aide de ses mains. 
9. Chirurgien 
Le métier de chirurgien est l'un de ceux qui implique le plus de responsabilités car ils détiennent littéralement la vie de leurs patients entre leurs mains. Malgré cela, la profession demeure l'une des préférées des Français.
8. Médecin
A voir les amphithéâtres des facultés de médecine, il est clair que le métier de médecin attire toujours les foules. Grand sauveur de vie ou soigneur de petits bobos, le médecin est un héros. Mais pour devenir le nouveau Dr House, il faut retrousser ses manches car un minimum de dix années d'études est nécessaire. 
7. Réalisateur 
"Et... Action !" Qui ne s'est jamais rêvé dans la peau d'un Quentin Tarantino ou d'un Woody Allen ? Artiste torturé mais brillant, qui, depuis son fauteuil floqué, dirige les plus grands acteurs au fil d'une histoire tout droit sortie de son imagination. Mais le métier de réalisateur a beau faire fantasmer, le domaine d'activité est obstrué et il demeure difficile d'y entrer sans faire jouer ses relations. 
6. Archéologue 
L'image de l'archéologue Indiana Jones, intrépide et cow boy, a beau être loin de la réalité, la profession attire un grand nombre de personnes. Le métier d'archéologue ne requiert pas d'aptitude au maniement du fouet mais de la patience et de la minutie. Un véritable travail d'orfèvre qui permet de mettre en lumière les secrets de l'Humanité.
5. Vétérinaire
Après princesse et pompier, vétérinaire est le métier que rêvent d'exercer tous les enfants. Et même avec les années, la profession reste parmi les favorites. Les vétérinaires sont trois fois plus nombreux qu'il y a trente ans. Sang-froid, dévotion, amour des bêtes et études fastidieuses, soigner les animaux est un métier de passion.
4. Architecte d'intérieur 
Elle en a créé des vocations Valérie Damidot, avec sa marouflette et ses stickers muraux. Depuis quelques années, de plus en plus de jeunes étudiants arpentent les couloirs des écoles d'art et d'architecture dans l'espoir de devenir architecte d'intérieur et de pouvoir, à leur tour, transformer un dépotoir en loft luxueux.
3. Journaliste
On l'imagine appareil photo et micro en bandoulière, le calepin toujours prêt à être dégainé pour y gribouiller un scoop qui, le lendemain, se retrouvera en Une de tous les journaux du pays. Ou bien grignotant des petits fours et sirotant du champagne à toutes les avant-premières et manifestations culturelles, riant avec les plus grands. Le journaliste continue de faire rêver depuis que la presse existe. Et l'on a beau crier à la mort du papier, les bancs des écoles de journalisme ne désemplissent pas. 
2. Chef cuisinier 
Autrefois peu attirant, le titre de chef cuisinier est devenu l'objet de toutes les convoitises et se retrouve aujourd'hui sur la deuxième marche du podium des métiers préférés des français. Ratatouille et Top Chef sont passés par là et d'homme de l'ombre transpirant derrière ses fourneaux, le cuistot a été propulsé au rang de rock star. D'autant que dans un pays où la gastronomie est reine, la carrière ne connait pas la crise. Il va y avoir de la concurrence pour le Guide Michelin ! 
1. Photographe
Capturer la beauté d'un instant, immortaliser un sourire, sublimer un paysage à l'aide d'un simple objectif, voilà ce qui fait rêver les français. Le métier de photographe a le vent en poupe ces dernières années. Et l'arrivée des appareils numériques ainsi que le développement d'applications telles qu'Instagram n'y sont pas étrangers. Le 8e art s'est démocratisé et est désormais accessible au plus grand nombre. Des études courtes et professionnalisantes finissent de convaincre les jeunes qui se pressent dans l'espoir de devenir les futurs Doisneau. 

Source: Gentside, article de Lucie Marie
Crédits photographie: © Istockphotos

05 février 2013

Voir En quête de solutions sur les métiers qui embauchent

En quête de solutions - Embauches, CDI, bons plans, révélations sur la France qui recrute

En quête de solutions - Embauches, CDI, bons plans, révélations sur la France qui recrute 
  • Durée : 1h50
Synopsis : Au sommaire : *Ces métiers du bâtiment qui cartonnent* Chaque année, le secteur du bâtiment embauche 100 000 personnes, avec bien souvent des CDI à la clé. Les besoins sont tellement nombreux que les opportunités de décrocher rapidement un contrat bien payé sont nombreuses. *J'ai 20 ans et je crée ma boîte* De plus en plus de Français de 20 à 30 ans n'hésitent plus aujourd'hui à prendre leur destin en main en créant leur propre entreprise.
  • Diffusions tv
  • Stéréo 16:9 Inédit  Mer 06 à 20h50 sur D8
  • Stéréo 16:9  Dim 10 à 13h40 sur D8

21 novembre 2012

Lire l'article: l'orientation, c'est maintenant, de Jad Chacra pour le journal Côté Quimper

Vous trouverez cette semaine quelques conseils concernant l'orientation dans un article du journal gratuit Côté Quimper:

L'orientation, c'est maintenant

Elle sera présente au salon Studyrama samedi 24 novembre à Quimper. Anne Quelennec, psychologue du travail, donne ses conseils en matière d'orientation.

Publication : 23/11/2012 à 09:00 - Mise à jour : 22/11/2012 à 17:12

Au salon Studyrama, Anne Quelennec proposera des entretiens individuels gratuits.
Au salon Studyrama, Anne Quelennec proposera des entretiens individuels gratuits.

Pour ceux qui savent. « Bien sûr, c’est toujours mieux de savoir où on veut aller. Tout l’intérêt est de savoir comment y arriver. Dans ce cas, il faut se poser quelques questions liées au budget par exemple. Les études, ça a un coût. Il faut aussi envisager un plan B. On peut être sûr de la route à suivre, mais il faut savoir qu’il en existe d’autres. Il s’agit d’être capable de rebondir en cas de déception. »
Pour ceux qui ne savent pas du tout. « Il faut se faire aider. Cela passe par les conseillers d’orientation, ses propres prospections à travers les guides ou internet. Il faut aussi se méfier des chemins tout tracés. Au final, on peut vite se retrouver déçu et subir une orientation. »
Faut-il suivre ses rêves ? « Bien sûr, mais il faut s’assurer que son rêve est crédible. Être lucide, c’est parfois difficile à cet âge. Cela passe par une réflexion concrète sur ses résultats. Si on a, par exemple, une moyenne de 3 en sport tout au long de l’année, envisager une carrière sportive n’est pas franchement réaliste. »
Classes prépas ou pas ? « Là encore, tout dépend du métier qu’on veut faire. Certaines grandes écoles préfèrent ce cursus, mais il y a toujours d’autres possibilités d’intégration grâce aux admissions parallèles. »
Faut-il avoir peur de l’université ? « C’est parfois un passage obligé. Je pense notamment aux études de médecine. L’université peut aussi être un révélateur pour des élèves moyens. Cette voie demande de l’organisation. Si on sèche les cours et qu’on ne fait jamais ses devoirs, il faut clairement envisager autre chose. »
Orientation ou métier ? « L’important est de choisir un métier et non une orientation. Les études, c’est maximum 8 ans, un travail, c’est maintenant 45 ans ! »
Jad Chacra
Pratique. Le salon des études supérieures Studyrama a lieu samedi 24 novembre au parc des expositions de Quimper. 40 établissements y seront présents. De 10 h à 18 h.



Erratum: Attention !
  • Le dernier paragraphe oppose orientation et métier: la question n'est pas orientation ou métier mais études ou métier: il est préférable en effet de choisir d'abord un métier et ensuite les études qui y mènent, plutôt que les études en premier et ensuite un métier. L'orientation reste pour tout le monde bien évidemment incontournable !
  • De plus, la légende précise que je proposerai des entretiens individuels durant le salon. Je serai là pour vous apporter quelques conseils et répondre à vos interrogations. En revanche, compte tenu du nombre de visiteurs présents sur le salon et dans la mesure où je serai seule sur le stand, il me sera bien évidemment impossible de réaliser de véritables "entretiens individuels".

22 juin 2012

Lire: Les DRH oublient-ils d'être humains? article de l'Express du 19/06/2012

L'Express.fr publie un article sur la nouvelle étude de Cegos à propos de la fonction RH, la façon dont elle est perçue par ses acteurs et par les salariés. Ce qui est intéressant, c'est de voir que de nombreuses incompréhensions subsistent en raison de clichés persistants, d'un rôle parfois délicat, d'une position pas toujours simple à trouver... Il est également à noter qu'un tiers des professionnels RH interrogés reconnaissent reconnaître des difficultés d'ordre éthique...
Retrouvez l'article sur le site de L'Express
Les DRH oublient-ils d'être humains?
DRH - 48% des salariés jugent leur DRH trop soumis à la direction générale et 37% leur reprochent un manque de prise en compte du facteur humain.
REUTERS/Ralph Orlowski

Près d'un salarié sur deux jugent leur DRH trop soumis à leur hiérarchie et reprochent à la direction des ressources humaines son manque de prise en compte du facteur humain. Et vous, qu'attendez-vous d'un DRH? 

Les DRH en prennent pour leur grade, dans une enquête de l'organisme de formation professionnelle Cegos, rendue publique ce mardi: 48% des salariés sondés jugent leur directeur des ressources humaines trop soumis à la direction générale. Ils sont aussi 37% à leur reprocher un manque de prise en compte du facteur humain et de proximité. 
29% des salariés voient en fait les DRH comme des spécialistes des questions juridiques, éloignés du terrain. Un salarié sur deux affirme d'ailleurs ne jamais rencontrer son DRH. 
Le malentendu va même plus loin, salariés et DRH ne s'entendant pas sur les qualités d'un bon responsable des ressources humaines. Pour les premiers, leurs principaux atouts doivent être le respect des autres (64%), un bon sens relationnel (56%) et une capacité d'écoute (53%). Trois qualités que les DRH placent loin derrière la capacité de négociation(64%) et la vision stratégique (60%), dans l'ordre de leurs priorités. 
Les DRH se jugent très accessibles
79% des DRH estiment par ailleurs avoir une liberté de parole vis-à-vis de la direction, même si 37% reconnaissent agir parfois contre leur éthique et leurs valeurs. 82% des DRH se considèrent aussi comme très accessibles, un sentiment partagé par seulement 42% des salariés. 71% des responsables des ressources humaines se voient aussi comme à l'écoute, alors que seul un quart des salariés les rejoint sur ce point. 
Les principaux sujets de satisfaction des DRH sont le fait de jouer un rôle de conseil sur les ressources humaines auprès des managers (55%), d'accompagner humainement les projets de changement (41%) et de gérer des situations difficiles en respectant la personne (35%). 
Et vous, qu'attendez-vous d'un DRH? Quelles relations entretenez-vous avec vos responsables des ressources humaines? Les trouvez-vous suffisamment à l'écoute des salariés ou trop proches de la direction? 

L'enquête a été réalisée en avril et mai auprès de 300 DRH et 1000 salariés d'entreprises de plus de 150 personnes. 

16 mai 2012

A voir: Capital, Bye, bye la crise ! Je repars de zéro


Emission diffusée sur M6 le 20/05/2012 à 20:50

C'est l'un des rêves favoris des Français, surtout en ces temps de crise : changer de métier, de vie, voire tout quitter pour tout recommencer. 80% de nos concitoyens souhaiteraient ainsi repartir de zéro. Et les bouleversements économiques que nous connaissons ne font qu'accentuer la tendance : l'envie de larguer les amarres fait de plus en plus son chemin. Mais comment s'y prendre quand on veut tout changer, à commencer par son métier ? Beaucoup rêvent de monter leur commerce ou leur entreprise, d'autres tentent carrément leur chance à l'étranger ou optent pour la vie à la campagne, loin des villes. Alors comment choisir le bon secteur ou le bon endroit pour réussir ? Formations, reconversion, conseils : qui sont ceux qui ont fait du « changement de vie » un métier ? Ce soir Capital enquête sur les solutions qui s'offrent à vous pour tout reprendre de zéro !

Adieu patron, je monte mon commerce, Mathieu Fauroux
Pour beaucoup, la liberté commence d'abord par le travail. Alors quoi de mieux que d'avoir son propre commerce et d'être indépendant ? Mais que faire ? Et comment bien choisir son secteur sans se planter ? Idée : ouvrir une franchise, une boutique, sous l'enseigne d'une grande marque. McDonald, Jeff de Bruges, Pizza Hut ou Speedy : ils sont à chaque coin de rue et se développent à toute vitesse ! Ce système connaît une belle croissance : + 32% de franchisés en 5 ans. Pour ouvrir ces magasins, il faut une petite mise de départ, verser une commission mais en échange, on bénéficie de la notoriété de la grande marque. Alors est-ce vraiment la bonne idée ? Quelles sont les enseignes les plus porteuses ? Et est-on certain de réussir son coup en ouvrant une franchise ?

Succès : le cuisinier français qui conquiert l'Amérique, Laurent Lesage
Ludovic Lefebvre, ce nom ne vous dit sûrement rien, c'est pourtant une star aux États-Unis. Avec son accent français irrésistible, il fait le bonheur des medias américains... Il y a même un show de télé réalité autour de lui. Tous les grands médias s'arrachent sa présence. Son créneau : la cuisine. Au début, il n´était qu'un chef français parmi d'autres. Mais il a fait un pari incroyable et a réussi ! Vous allez découvrir comment, après avoir fait ses classes dans les bonnes tables françaises, ce jeune homme est devenu l'un des chefs les plus prisés d'Amérique et comment il a cassé tous les codes de la grande cuisine pour un faire de juteux business à son profit. 
Je quitte la ville pour la campagne, Frédéric Monteil
C'est un rêve pour beaucoup de citadins : fuir la ville et sa pollution pour se retrouver à la campagne, avec de l'espace et du bon air. Encore faut-il trouver le bon endroit et surtout le métier qui va permettre de vivre. Beaucoup sont tentés par une activité agricole mais ce n'est passi facile de s'improviser éleveur ou maraicher lorsqu'on est ingénieur. D'autres tentent de délocaliser leur activité. Comment choisir le bon endroit pour s'installer ? Et comment certaines régions font tout pour attirer vers elles de nouveaux talents qui veulent changer de cadre de vie ?

Ah si j'étais riche : la vogue des courses en ligne,  Vincent FourcadePour certains, changer de vie, c'est surtout gagner plus d'argent et pourquoi pas devenir riche ! Voilà pourquoi, ils se laissent tenter par le jeu, dans l'espoir de faire fortune. Et ce qui a le vent en poupe en ce moment, ce sont les paris hippiques en ligne. L'an dernier, depuis leurs claviers, les Français ont dépensé plus d'un milliard d'euros en pariant sur des courses de chevaux ; deux cents millions de plus que l'année précédente. Celui qui profite de cet engouement c'est le PMU bien sûr. Il occupe plus de 90% du marché. Mais de nouveaux compétiteurs sont bien décidés à prendre leur part de ce gâteau en organisant eux aussi des paris en ligne sur les courses à grands coups de super bonus, de soirées offertes pour les gros parieurs ou de tuyaux en or pour décrocher le jackpot. La guerre des courses en déclarée !

LIENS:



05 mars 2012

Discrimination hommes/femmes, Anne Quélennec, psychologue du travail

Vaste sujet, question complexe, qu'en est-il de la discrimination homme-femme en Europe ?

1-Etat des lieux
a-Salaire
D'abord, un constat: il n'existe aucun pays dans lequel existerait l'égalité salariale. Dans l'ensemble des pays du globe, les femmes sont confrontées au temps partiel, au travail non qualifié, au chômage, aux faibles salaires et à la discrimination. En Europe, les femmes touchent en moyenne 17% de moins que les hommes avec de nombreuses disparités:


b-Orientation scolaire
Alors que les études sont unanimes et montrent que les filles ont globalement de meilleurs résultats scolaires que les garçons, on observe dès la fin de la seconde une première séparation nette entre garçons et filles qui aura des répercussions sur leur avenir jusqu'à la fin de leur vie. En effet, la fin de la seconde générale marque un passage important, le choix de la filière pour le baccalauréat. La majorité des filles s'orientent vers la filière littéraire alors que les garçons privilégient la filière scientifique. La filière générale la moins marquée par un genre est probablement la filière économique et sociale. Deux ans plus tard arrive le second choix important, celui des études: filières dites d'excellence ou sélectives ou bien parcours court et professionnalisant, choix avec un objectif à long terme défini par une carrière visée ou choix à court terme privilégiant une matière appréciée. Même si les possibilité de rebondir ou de rectifier le tir existent, une bonne partie de l'avenir des jeunes Français est définie par le choix du diplôme visé et obtenu. On s'aperçoit ainsi que malgré un taux de réussite au bac supérieur pour les femmes, celles-ci sont paradoxalement moins présentes en classes préparatoires et consécutivement au choix de la filière, on retrouve plus d'hommes dans les prépas scientifiques (69,5% vs 30,5%) que dans les prépas littéraires. De même, à l'université, on compte plus de femmes dans les filières « lettres et sciences humaines » ( 70% vs 30%) et plus d'hommes dans les filières de l'ingénierie et de l'informatique (les IUT attirant par exemple moins de 10% de femmes pour le seul domaine de l'informatique).

Comme précisé plus haut, l'orientation scolaire en général et le diplôme obtenu en particulier vont influer sur l'ensemble des gains d'un individu. Observons le tableau suivant:

Source : Mainguené A., Martinelli D., « Femmes et hommes en débuts de carrière, les femmes commencent à tirer profit de leur réussite scolaire », in Insee premières, n° 1284, février 2010.

On peut faire plusieurs constats:
Les carrières privilégiées par les femmes sont, à quelques exceptions près, celles qui génèrent le plus de chômeurs. De même, ces carrières sont aussi celles qui emploient le plus de personnes à temps partiel. En revanche, on s'aperçoit que quels que soient la filière et le niveau de diplôme choisis, les femmes sont systématiquement moins rémunérées que les hommes.

Enfin, on constate que plus de la moitié des femmes se retrouvent dans 12 familles de métiers sur les 87 familles recensées. Certains de ces métiers sont occupés quasi-exclusivement par des femmes et sont peu gratifiants (moins d'autonomie, moins de management, moins bien rémunéré, d'après Amira S., « Les femmes occupent des emplois où le travail semble moins épanouissant », in Dares analyses n° 082, décembre 2010:

Sources : enquêtes emploi 2008 et 2009, Insee, moyenne annuelle des années 2008 et 2009, calculs Dares

C-Carrière
Le démarrage de carrière va ensuite avoir un impact sur l'évolution professionnelle. Commençons par la question de la formation continue. La formation continue concerne surtout les cadres et les professions intermédiaires, et plutôt le secteur public que le secteur privé. Néanmoins, on constate ici aussi que les hommes en bénéficient davantage que les femmes, toutes carrières confondues. Concrètement, il semble que plus une femme aura démarré haut (idéalement dans le service public) plus elle aura la chance de pouvoir évoluer (62% des femmes cadres de la Fonction Publique bénéficient de la formation continue contre 21% des femmes ouvrières dans le secteur privé).

Source : enquête Formation continue 2006, volet complémentaire de l’enquête Emploi 2006, traitement Céreq, Céreq-Insee.

A ce détail près que l'Observatoire des inégalités constate un plafond de verre dans le secteur public. Ainsi, si les femmes sont plus nombreuses que les hommes dans la fonction publique (59% de femmes, armée incluse), on constate que le rapport s'inverse de façon très accentuée dès qu'il s'agit de postes de direction.

Concernant la question des femmes dirigeantes dans le secteur privé, les chiffres en France sont assez navrants, ainsi que le révèle une autre étude de l'Observatoire des Inégalités:

Une femme a plus de chance de diriger un petit commerce qu'une grande entreprise de l'industrie. (1 chance sur 5 contre 1/10 environ). Le terme chance est d'ailleurs ici inadapté car comme nous le verrons plus tard, la chance n'a rien à voir avec c'est résultat.

Dans le même esprit, constate que les femmes sont sous-représentées dans les conseils d’administration des entreprises cotées en Bourse. L'adoption d'une loi le 13 janvier 2011 imposant des quotas de 40% de femmes d'ici à 2017 pourrait changer la donne, mais l'observation des chiffres de 2009 démontre qu'on est encore loin du compte.

On peut d'ailleurs ici faire une petite aparté pour préciser que les femmes concernées sont parfois les mêmes d'une entreprise à l'autre, et qu'il est plus facile de s'y hisser quand on est fille ou femme de ...

La discrimination homme femme peut donc parfois être diluée par la naissance ou le mariage, mais c'est un autre débat...

d-Recrutement
Le recrutement est l'un des éléments clés de la discrimination. L'Observatoire des Inégalités propose dans ce domaine également un tableau particulièrement éclairant sur cet état de fait:

Source : Discrimination à l’embauche : une étude d’audit par couples dans le secteur financier », Pascale Petit - Revue Economique, 2004.

A 25 ans, une femme subira de la discrimination pour accéder à des postes qualifiés (ce qui aura des conséquences sur son parcours professionnel). Sur le site Wikipedia, on ajoute qu'  « une femme de 32 ans mariée et ayant 3 enfants a 37 % de chances en moins d’être convoquée à un entretien d’embauche. Les candidatures de femmes avec enfants sont clairement repoussées sauf pour certains types d’emplois. »
De plus certains secteurs, à l'instar du BTP, de la sidérurgie, de l'automobile, de la logistique continue de faire preuve de machisme et de fermer certains postes aux femmes de façon non officielle puisque non autorisée...

e-Physique
Un autre facteur de discrimination existant dans le recrutement est lié au physique du candidat. Si cette discrimination concerne les deux sexes, il faut néanmoins relever quelques spécificités subies par les femmes.
Une étude du Telegraph révèle ainsi qu'en Australie, sur un échantillon de 13000 femmes, on s'aperçoit que les blondes, souvent perçues comme plus séduisantes ont un salaire supérieur de 7% à celui des autres femmes, sans que d'autres facteurs puissent interférer.
Une autre étude, menée par Adia indique que si les hommes sont plutôt jugés sur leur look et leur façon de parler, les femmes sont directement jugées sur leur physique (plus difficile à changer), et sanctionnées lorsqu'elles sont de fort gabarit, ce qui n'est pas le cas des hommes, ou du moins de façon moins prononcée.
Plusieurs études (par exemple celle de Dipboye, Arvey et Terpstra, 1977) démontrent que le physique intervient également dans la décision d'embauche.

f-Machisme et harcèlement sexuel
Le machisme joue lui-aussi un rôle dans le fait qu'un homme est souvent jugé plus apte qu'une femme à assumer des responsabilités et à diriger. Le modèle économique qui dirige actuellement nos sociétés impacte directement les modes de management. Christophe Dejours explique ainsi que pour être un manager reconnu par ses pairs (hommes ou femmes), il faut « en avoir »...Concrètement, il ne faut pas faire trop dans l'empathie et les sentiments, accepter les coups bas pour monter dans la hiérarchie, ne pas hésiter à licencier quand c'est nécessaire, pour répondre à ces clichés prisés dans certaines entreprises du cow-boy ou du tueur. Rien que dans ces termes, on comprend à qui ces postes s'adressent et les rares femmes qui y accèderont auront beaucoup à prouver, souvent d'ailleurs plus que les hommes, notamment qu'elles « en ont », elles aussi.
Le machisme génère également du harcèlement sexuel. Il s'agit d'abord de définir ce qu'est le harcèlement sexuel. En France, la définition est très restreinte et ne concerne que les agissements en vue d’obtenir des faveurs de nature sexuelle à son profit ou au profit d’un tiers.
Penchons nous sur ce que les canadiens considèrent comme du harcèlement sexuel, nous verrons alors combien notre culture admet des formes de harcèlements sexuels qui ne seraient pas tolérées dans d'autres pays en s'appuyant sur le contenu du site canadien du Centre Victoria pour les femmes:

  • Le harcèlement sexuel verbal
Cette forme de harcèlement sexuel comprend les blagues sexistes, grossières ou dégradantes; les remarques sur l’apparence physique; les remarques sur la vie privée telle que : « est-ce que ton copain te satisfait sexuellement? »; l’usage de termes d’affection comme « ma poule, ma biche, cocotte, etc. »; l’utilisation de confidences insinuantes de la part du harceleur telles que « ma femme ne me satisfait plus! »; l’offre d’invitations répétées de toutes sortes; l’expression de propositions sexuelles explicites; l’emploi de promesses voilées ou carrément ouvertes, en échange de faveur sexuelle du genre « si tu voulais, tu pourrais recevoir une augmentation salariale », etc.

  • Le harcèlement sexuel non verbal
Cette forme de harcèlement sexuel comprend les sifflements, les regards à connotation sexuelle, l’affichage de matériel dégradant ou pornographique, les signes explicites à connotation sexuelle (par exemple, se pourlécher les lèvres en signe d’invitation sexuelle), la présence continuelle du harceleur, des notes à caractère sexuel ou sexiste, etc.

  • Le harcèlement sexuel physique
Cette forme de harcèlement comprend des frôlements intentionnels qui paraissent accidentels, des attouchements et des touchers physiques tels que donner des tapes sur le derrière, chatouiller, pincer, se faire embrasser, se faire coincer dans un coin, etc.

Une étude a été menée en France à la demande du Ministère du Travail et du service du droit des femmes entre 1985 et 1990. Il s'avérait que le harcèlement sexuel était plus fréquemment rencontré dans le secteur privé et les très petites entreprises. Le cas le plus classique est une femme victime de son supérieur hiérarchique. Le plus souvent, il s'agit simplement d'abus de pouvoir ou d'intimidation, parfois d'un glissement de simple avance à insistance lourde... Ce harcèlement se retrouve à tout niveau de la hiérarchie, et à tout moment de la carrière, parfois dès le recrutement, parfois comme instrument de brimades. Si nous avons parlé là des cas les plus fréquent, le harcèlement sexuel peut aussi concerner les hommes ou se retrouver dans les relations entre collègues.

g-Harcèlement moral et risques psychosociaux
L'un des auteurs clés du harcèlement moral est une femme. Il s'agit de Marie-France Hirigoyen, l'une des pionnières de ce sujet. Dès 1998, celle-ci se penchait sur la question et cherchait à répondre à une simple question: le harcèlement est-il sexué ?
Pour la plupart des études, la réponse est claire, c'est oui, avec 70% de femmes contre 30% d'hommes. Comme nous venons de le voir, les réflexions machistes ou à connotation sexuelle touchent plus souvent les femmes, et sont l'une des composante du harcèlement moral. Mais ce n'est pas la seule explication. On s'aperçoit dans un premier temps que ce chiffre a tendance à baisser dans les pays scandinaves ou en Allemagne, plus soucieux de l'égalité, et augmente dans les pays latins. La vision de la société concernant la place des femmes dans le monde du travail joue directement un rôle.
Enfin, il faut savoir que les personnalités qui harcèlent sont souvent assez lâches et se déchaînent lorsque le harcelé est en position de faiblesse, ce qui est souvent le cas pour les femmes seules, à plus forte raison quand elles ont des enfants à charge et que leur travail leur est indispensable : elles peuvent moins se permettre de claquer la porte.

h-Temps partiel et pauvreté
L'une des plus grandes disparités s'observe au niveau de la durée de travail. Lorsque l'on compare le pourcentage d'hommes ou de femmes à temps partiel, le constat est alarmant.
En 30 ans, les femmes sont passées de 17 à 30% de salariés à temps partiel, les hommes sur la même durée sont passés de 2,5 à 6%. Plus concrètement, il faut comprendre qu'aujourd'hui, 82% des personnes travaillant à temps partiel sont des femmes et que ce temps partiel est subi. Il s'agit plus souvent d'un sous-emploi subi qu'un choix de convenance. Au même titre que la fixation du salaire discrimine les femmes, leurs sous-emploi impacte directement leur pouvoir d'achat et leur autonomie.
Source: Observatoire des Inégalités

i-Retraites
Inutile de appesantir dans cette rubrique, il faut juste constater que les cotisations des femmes sont bien inférieures à celles des hommes: congé parental d'éducation, manque de formation et d'évolution de carrière, précarité et bas salaires interagissent pour ne proposer que de maigres pensions aux retraités qui, sans conjoint ou sans pension de réversion peuvent se retrouver en grande précarité. Trois quarts des personnes percevant le minimum vieillesse sont des femmes et le montant des retraites des femmes correspond à 42 à 48% de celui des hommes (825€ contre 1426 € en moyenne)...

2-Explications
a-Domination masculine
Ce concept est le titre d'un ouvrage du sociologue,ethnologue et philosophe Pierre Bourdieu. La domination masculine est un ensemble de mécanismes plus ou moins conscients, plus ou moins volontaires qui vont ancrer solidement dans l'esprit des hommes, mais également dans celui des femmes qu'hommes et femmes sont totalement différents et que cette différence fait de l'homme un être fort et de la femme un être faible (un peu dans l'esprit des « hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus ») et cela depuis la nuit des temps (les hommes chassent, les femmes préparent les repas dans la caverne).
Cette domination est insidieuse, on la retrouve partout, y compris là où on ne l'attend pas... Il suffit de voir la place de la femme et l'image qu'on en donne dans la publicité, la morale notamment en lien avec la sexualité, plus permissive pour les hommes (le collectionneur de femmes est un séducteur, la collectionneuse d'hommes une garce) ou la répartition des tâches dans les couples. Une des formes de cette domination se retrouve dans l'habillement. Prenons un exemple que nos cultures comprend immédiatement, celui de la burqa. Il ne s'agit pas ici de définir si son port doit être ou non accepté, mais de rappeler que beaucoup considère que cette tenue constitue une sorte de prison qui limite et contrôle les mouvements de celles qui la portent. Ce sujet a d'ailleurs beaucoup ému la classe politique au nom de la liberté des femmes. Prenons alors d'autres exemples: que penser des talons hauts qui empêchent de courir ou marcher normalement, des jupes courtes qui interdisent certaines poses ou activités, les ongles manucurés qui interdisent certains gestes ? Ces autres prisons sont culturellement admises même si elles fonctionnent sur le principe même de la burqa. Et comme la burqa, ce sont souvent les femmes qui insistent quant à la liberté de les choisir. On retiendra en tous cas que plusieurs cultures prônent des vêtements/accessoires qui réduisent la mobilité des femmes, les affaiblissant.

b-Métiers, études, littérature et jeux sexués
La domination masculine commence tôt, il suffit, pour s'en convaincre, de feuilleter un catalogue de jouet: à la petite fille, on proposera poupons, dînette, robe de princesse, accessoires de ménage, aux garçons, les activités scientifiques, mécaniques ou sportives. Le conditionnement se poursuit dans l'illustration des métiers dans les ouvrages pour enfants: si le pompier, le médecin ou l'ingénieur sont des hommes, l'infirmière, la caissière, la serveuse ou la puéricultrice sont rarement représentées par leur homologues masculins. L'éducation va ensuite renforcer ou interdire des comportements sexués: on demande au garçon d'être courageux et de ne pas pleurer, on tolérera les coquetteries de la fillette.

c-Vie privée et vie professionnelle: imbrication
De nombreux ouvrages abordent la question de la conciliation travail des femmes et maternité. Pour ceux que le sujet intéresse, on peut s'intéresser à l'ouvrage d'Isabelle Fontaine "Oser Devenir Mère et Réussir sa Vie Professionnelle" - "Le guide pour toutes celles qui veulent concilier carrière et vie personnelle", sorti aux Editions Leducs en janvier 2012ou s'appuyer sur le travail d'une de mes anciennes enseignantes, Laurence Cocandeau-Bellanger, dans son ouvrage: "Femmes au travail, comment concilier vie professionnelle et vie familiale ?" . Il en ressort que la carrière des hommes et celle des femmes ne sont pas comparables. Les modèles qui servent à représenter la carrière des femmes en psychologie sociale sont beaucoup plus complexes car de nombreux paramètres sont à prendre en considération. En effet, contrairement aux hommes qui compartimentent hermétiquement vie professionnelle et vie de famille, les femmes imbriquent étroitement les deux en faisant varier l'importance qu'elles leur accordent selon les moments de sa vie et les modèles qu'elles se fixent. On s'aperçoit également, et ce n'est pas un scoop, que les tâches domestiques sont deux fois plus lourdes pour les femmes que pour les hommes. En charge également de l'élaboration des emplois du temps, des formalités d'inscription de la rentrée, des RV médicaux, des gardes d'enfants quand ils sont malades, des achats de vêtements, des fournitures scolaires, elles mènent parfois de front l'équivalent de deux journées de travail, ce qu'ont bien compris les employeurs. Tant que les mentalités ne changeront pas, les hommes ne se rendront pas plus disponibles pour leurs enfants, ce sont donc les femmes qui risquent d'être moins souples sur leurs horaires, moins tentées par des heures supplémentaires, des déplacements, des pics d'activités, plus souvent absentes, raison pour laquelle ils préfèrent parfois privilégier la carrière des hommes, jugés plus fiables.

d-Manque de volonté politique: ce que dit la loi française
L’égalité de traitement entre les hommes et les femmes dans le travail implique le respect de plusieurs principes par l’employeur :
  • interdictions des discriminations en matière d’embauche,
  • absence de différenciation en matière de rémunération et de déroulement de carrière,
  • obligations vis-à-vis des représentants du personnel (élaboration d’un rapport écrit et négociation),
  • information des salariés et candidats à l’embauche et mise en place de mesures de prévention du harcèlement sexuel dans l’entreprise. 
Des recours et sanctions civiles et pénales sont prévus en cas de non respect de l’égalité homme-femme. En outre, dans les conditions précisées par le décret n° 2011-822 du 7 juillet 2011 cité en référence, les entreprises d’au moins 50 salariés seront soumises à une pénalité à la charge de l’employeur lorsqu’elles ne seront pas couvertes par un accord ou un plan d’action relatif à l’égalité professionnelle ; cette disposition entre en vigueur à compter du 1er janvier 2012 ou, pour les entreprises couvertes à la date du 10 novembre 2010 par un accord ou, à défaut, par un plan d’action destiné à assurer l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, à l’échéance de l’accord ou, à défaut d’accord, à l’échéance du plan d’action.
Alors que la loi française est claire, et que la première loi supprimant la notion de salaire dit « féminin » date de 1945, on constate que ces règles ne sont pas appliquées.
Une enquête, menée en région Centre relate que dans les entreprises de plus de 50 salariés, les obligations légales sont peu appliquées: les rapports exigés ne sont pas rédigés dans près d'un quart des entreprises et la loi n'est parfois même pas comprise.
De plus, au premier janvier 2010, l'INSEE dénombrait pas moins de 3 966 689 entreprises, pour 2190 agents de contrôles en 2009 (dont 767 inspecteurs et 1423 contrôleurs) d'après le Ministère du travail. 1 agent pour 1800 entreprises, c'est dire la pression qui pèse sur les entreprises quand on connaît le nombre de missions qui sont confiées à ces agents... Les entreprises n'ont vraiment pas de souci à se faire.
Enfin, la pratique est souvent plus complexe que la théorie. Comme nous l'avons vu précédemment, les métiers occupés par les hommes et les femmes sont souvent différents. Dans ce cas de figure, comment démontrer qu'il y a discrimination, la comparaison est compliquée.


3-Des exemples qui marchent
a-Québec
Au Québec, une loi pour l'équité salariale a été adoptée, celle-ci a décidé de mettre à plat l'ensemble des métiers et notamment de comparer des professions davantage occupées par des hommes, avec des professions privilégiées par des femmes en terme de responsabilités, d'efforts, de qualification ou de condition de travail. Par exemple, il peut être évaluer au sein d'un hôtel, qu'un portier et une femme de chambre ont une charge de travail similaire: leurs salaires doivent alors être alignés. La loi était également moins indulgente: En mai 2009, une modification de la loi leur a donc imposé non seulement de le faire au plus tard au 31 décembre 2010 - sous peine d'amendes et de versement d'indemnités aux salariés concernés -, mais également de payer rétroactivement à leurs salariés les ajustements d'équité salariale dus depuis 2001. Certes, ce fonctionnement semble complexe. Il en résulte néanmoins que les écarts de salaire sont passés de 16 à 13%.

b-la Norvège
En Norvège, en 2004, une loi a été adoptée, qui prévoit la dissolution des sociétés qui ne parviendraient pas à atteindre l’objectif fixé de 40% de femmes dans les conseils d’administration, avant le 1er janvier 2008. Cela semble inconcevable en France, mais la Norvège sert souvent de référence sur la question de l'égalité homme/femme est fut souvent un précurseur dans ce domaine.

c-Jurisprudence: un espoir en France
Dans son blog, Elsa Fayner relate un cas dont on a peu parlé mais qui peut redonner un peu d'espoir. Une DRH a porté plainte contre son employeur pour discrimination salariale en comparant son salaire à celui des autres directeurs de son entreprise. En juillet 2010, la chambre sociale de la cour de cassation a donné raison à la DRH, considérant que les postes étaient d'égales responsabilité et que le principe d'égalité se devait d'être appliquée. Une telle décision pourra très probablement, on l'espère, faire jurisprudence.

Anne Quélennec
Psychologue du travail

Sources:

  • Ouvrages:
Souffrance en France, Christophe Dejours
Le harcèlement moral dans la vie professionnelle, Marie-France Hirigoyen

  • Sites Internet:

07 juillet 2011

Le salaire: un critère non négligeable dans le choix d'un métier

Le choix d'un métier n'est jamais simple. De nombreux facteurs sont à prendre en considération: est-ce que le métier me plaira ? Pourrais-je évoluer quand j'aurais le sentiment d'avoir fait le tour de mon poste ? Ai-je les qualités nécessaires à ce poste ? Mes défauts ne vont-ils pas constituer un handicap ? Les études ou concours pour accéder à ce poste me sont-ils accessibles ? Y a-t-il des postes libres dans ce secteur ?
Répondre à toutes ces questions n'est déjà pas simple. Il y a pourtant une question encore plus difficile pour un collégien ou un lycéen à prendre en considération: de combien ai-je besoin pour vivre ?
La notion de budget est abstraite pour quelqu'un qui vit chez ses parents. 1000 €, quand on a 50 € d'argent de poche, cela semble énorme. Qui soupçonne le montant d'un loyer, d'une facture EDF, d'un plein d'essence, des courses d'un mois ?
L'observatoire des inégalités vient de proposer un graphique particulièrement intéressant pour se situer dans la grille des salaires:

Pour retrouver leur article, suivez ce lien
Ce graphique ne prend malheureusement pas en compte le lieu de vie, qui impacte pourtant considérablement le budget consacré au loyer, mais donne de bonnes pistes de réflexion.

05 mai 2011

écouter: Colloque Travail, Identités, Métier : quelles métamorphoses ?

Travail, Identités, Métier : quelles métamorphoses ?

 
Colloque internationalOrganisé par le Professeur Alain Berthoz et la Chaire de Psychologie du Travail Professeur Yves Clot, Conservatoire National des Arts et Métiers
Les 23, 24 et 25 juin 2009
L’objectif de ce colloque, pluridisciplinaire, était de rassembler des experts du monde académique et des acteurs sociaux du monde du travail, pour tenter de comprendre et de décrire quelles sont les nouvelles formes que prend le travail aujourd'hui. Il s’agissait d'éclairer ce qui se produit de neuf dans le réel et les problématiques originales autour de ce qui se transforme dans les rapports entre le travail, les sujets, les techniques, l'organisation et les institutions. L'émergence du nouveau, sous tous les angles, est le point d'entrée. Mais sans naïveté. Et pour ce faire, l'histoire a été mobilisée non pas comme une vue du passé mais pour comprendre comment ce passé se transforme ou non en devenirs possibles. Il devrait déboucher sur l'identification d'axes de recherches prioritaires autour des thèmes retenus, qui pourraient alors permettre un renouvellement majeur de la problématique dans ce domaine, adapté aux formidables transformations de la nature et des formes sociales du travail et leurs conséquences.

Ouverture
23 juin 2009 Travail, Identités, Métiers : Quelles Métamorphoses ? Denis Woronoff, Le travail en perspective historique

Le mot métier a-t-il encore un sens?

 
 
 

Concevoir le travail: nouveaux outils, nouvelles coopérations
 
 
 


Connaître et étudier le travail
 
 
 

Le travail saisi par le droit
 
 

Les frontières du travail
 
 
 
 


Le risque
 
 
 
Corps, santé et pathologies du travail 
Valeurs ajoutées
 
 
 
Dignité, identité et reconnaissance 
 
 
 
 
 
Nouvelles organisations  nouveau management 
 
Synthèse et points de vue