12 juin 2020

A lire : Déconfinement : ces salariés ne veulent plus retourner sur leur lieu de travail

Retrouvez l'article original sur le site actu.fr


Déconfinement : ces salariés ne veulent plus retourner sur leur lieu de travail

Avec le déconfinement, bon nombre de salariés appréhendent le retour au bureau. Certains nous expliquent pourquoi ils ont décidé de sauter cette étape... Pour de bon.

Après avoir goûté au télétravail ou simplement apprécié de prendre du temps pour eux, bon nombre de Français redoutent le jour où ils retourneront physiquement au travail.
Après avoir goûté au télétravail ou simplement apprécié de prendre du temps pour eux, bon nombre de Français redoutent le jour où ils retourneront physiquement au travail. (©Illustration/ Adobe Stock)
Ni les collègues, ni la liberté retrouvée, et pas même la pause café ne leur manquent. Comme beaucoup de Français.e.s, Sandrine et Johanna* n’ont qu’une crainte depuis le début du déconfinement : reprendre le chemin du travail.
Après deux mois d’isolement, l’une et l’autre sont arrivées à la conclusion qu’elles n’y retourneraient sans doute pas – plus du tout, même. Parce que la peur de revenir à « la vie d’avant » est bien trop forte. Parce que leur emploi n’est plus celui qu’il était. Mais surtout parce qu’elles ne sont plus celles qu’elles étaient.

La vie « d’avant » et la vie « de maintenant »

« Avant, j’étais passionnée par mon métier. Pour moi, c’était tout. » Sandrine, 53 ans, vient de faire une croix sur 30 ans de carrière. Auxiliaire puéricultrice dans une crèche dans le Nord, elle s’est surprise à rêver d’autre chose pendant son arrêt maladie, suivi de la période de confinement
Elle explique :
Je me suis rendue compte que ce boulot ne me manquait pas. En fait, j’étais même ravie de ne pas y retourner… Parfois, je me disais même que, d’une certaine façon, j’avais de la chance d’être en arrêt.
Confinée, Sandrine a en effet dû gérer de multiples angoisses, « amplifiées » par sa condition physique [elle a été opérée d’une hernie discale en début d’année, ndlr.]. « Je suis passée d’un extrême à l’autre, poursuit-elle. Pour moi, il y a désormais la vie d’avant et la vie de maintenant. »
Avant, c’était extrêmement dur pour moi de me dire que j’étais en arrêt maladie [elle a été une première fois en arrêt il y a deux ans, à la suite d’une opération, ndlr.]. Je me disais que j’abandonnais les collègues, les enfants de la crèche… J’étais pleine de culpabilité. Mais aujourd’hui, c’est tout l’inverse, je ne m’y vois plus du tout.

Le « bon moment » pour changer de voie

Physiquement, moralement… Rien n’y fait, Sandrine veut tourner la page. « Je m’étais déjà posée la question lors de mon premier arrêt. Il faut dire qu’on a de mauvaises conditions de travail, ce qui peut expliquer mes problèmes de dos et ma fatigue… », soupire t-elle. 
Mais la vraie réflexion est arrivée pendant le confinement.
Ces deux mois, elle les a passés à tester de nouvelles activités, seule ou en famille. « Tout un tas de choses » qu’elle « ne faisaient pas ou plus » en temps normal, par manque de temps ou d’énergie :
Je me suis aperçue que les sorties ne me manquaient pas. Au même titre que le boulot, tout, comme les virées dans les magasins, m’a semblé superficiel. En fait, j’ai fait une pause pour réfléchir et faire ce qui me plaisait vraiment.
Décidée à changer de voie, elle finit par lancer, avec l’appui de son fils, son propre blog de décoration. « Ça ne fait que 15 jours, explique-t-elle. Mais j’ai commencé à écrire des articles, à donner quelques conseils… » En parallèle, elle entame des démarches avec son médecin pour qu’elle soit reconnue « inapte » au travail.
Je me suis dit « stop, c’est le bon moment pour changer ».
Sans « tout ça », Sandrine le sait, elle « aurait fini par retourner au travail ». La boule au ventre en plus.

Johanna est devenue phobique

À quelques kilomètres, dans le Grand Est, Johanna, 26 ans, vit elle aussi dans l’angoisse de retourner au travail. Réceptionniste dans un hôtel-restaurant, elle a développé une « phobie sociale » pendant le confinement.
« Je ne sortais que pour aller faire des courses, parce que j’avais peur de me confronter aux autres. De base, je suis une personne anxieuse, un peu germaphobe (se dit d’une personne qui a craint les microbes et les bactéries, ndlr) », raconte-t-elle.
Alors, quand on m’a dit que j’allais reprendre le travail alors que le déconfinement n’avait pas commencé, j’ai commencé à faire des crises d’angoisse et mon cerveau a dit « stop ». Je ne voulais pas que tout redevienne comme avant, comme faire la bise à quelqu’un.
Si aujourd’hui elle s’est habituée aux gestes barrières et craint de moins en moins la présence d’autres personnes autour d’elle, la jeune femme regrette cette période d’isolement, durant laquelle elle s’est sentie « revivre ».
Comme Sandrine, elle s’est laissée tenter par de nouvelles occupations – le sport, la cuisine – qu’elle n’avait pas avant, faute de temps.
Durant le confinement, j’ai enfin pris soin de moi. J’ai aussi beaucoup réfléchi et je me suis dit que ce secteur d’activité n’était vraiment pas fait pour moi.

Fuir les clients et employeurs qui « râlent »

À son poste depuis un an et demi et en CDI, Johanna peine toutefois à tirer un trait dessus. Pourtant, les inconvénients de ce travail s’accumulent et pèsent sur son quotidien. Ainsi, elle s’aperçoit rapidement qu’elle ne peut et ne veut plus « faire des heures en décalé », son réveil sonnant généralement à 4 heures du matin.
« Je veux des horaires fixes, pour avoir le temps de faire des choses chez moi », explique la jeune femme de 26 ans, ajoutant : 
 Je n’ai pas non plus envie de retrouver des gens qui vont râler toute la journée et des employeurs qui font toujours la tête… Mais je sais aussi que je n’ai pas encore trouvé ma voie.
Johanna le reconnaît, pendant le confinement, elle a pu s’enfermer dans « une bulle ». « Sans prendre en compte les victimes du coronavirus, pour moi, cette période c’était le paradis. C’était le rêve de ne plus aller au travail et je me plaisais chez moi. »
Le confinement, je l’ai considéré comme un arrêt de travail. Un arrêt de travail, c’est fait pour se soigner, et là, c’était un peu le cas pour moi.
Pas totalement remise sur pied, Johanna se cherche encore. Elle sait simplement qu’une autre mission l’attend quelque part, loin de cet hôtel. 
*Les prénoms ont été modifiés.

01 avril 2020

Consultations en période de confinement

Durant la période du confinement, il n'y a pas de consultation à mon cabinet.

Je propose cependant des consultations par téléphone ou par Skype (sauf orientation/réorientation).

Pour prendre RDV, merci de me contacter par mail : contact@cabinet-quelennec.fr

Durant la crise du COVID-19, le cabinet Quélennec soutient les soignants via la plateforme Pros-Consulte.






15 mars 2020

COVID-19

Compte tenu du contexte sanitaire, et dans le but de contribuer à limiter la propagation du coronavirus, j'ai pris la décision de suspendre tous les déplacements et consultations en cabinet.
Il est prioritaire de faire tout ce qui est possible pour limiter l'engorgement des services hospitaliers.

Les consultations par Skype ou téléphone restent en revanche envisageables.

20 novembre 2019

Salon Studyrama le 23 novembre 2019

Studyrama organise à Quimper, le 23 novembre, le 13ème salon Studyrama des Etudes supérieures. C’est le rendez-vous à ne pas manquer pour trouver sa formation de Bac à Bac +5 et réussir son orientation.

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TOUT SAVOIR SUR PARCOURSUP




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Ils vous donneront tous les renseignements et conseils dont vous avez besoin !
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Qu’il soit en initial ou en alternance, cette formation post-bac de deux ans permet d’être opérationnel dès la sortie de l’école mais aussi de poursuivre ses études vers un bac +3 et même un bac+5.


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Accessibles aux bacheliers, les classes préparatoires permettent en un ou deux ans, de préparer les concours d’entrée aux grandes écoles d’art, de commerce ou d’ingénieurs.
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AVEZ-VOUS PENSE À L’ALTERNANCE ?


De nombreux étudiants choisissent chaque année la voie de l’alternance, quel que soit leur niveau d’études et leur domaine de spécialité. Doté d’un statut de salarié, vous partagez votre cursus entre temps de travail et temps de formation. Premier avantage : bénéficier d’une première expérience professionnelle. L’alternance s’adresse à tous et il est possible de suivre ce cursus du BTS au Master.
LISTE DES EXPOSANTS 2019


AFTEC • ARMEE DE L’AIR • ARMEE DE TERRE • AUDENCIA BUSINESS SCHOOL • BREST BUSINESS SCHOOL • CABINET QUELENNEC CONSEIL EN ORIENTATION • CFA AGRO IFRIA OUEST • CFA DIFCAM BANQUE ET ASSURANCES • CLASSES PREPARATOIRES SCIENTIFIQUES LYCEE BRIZEUX QUIMPER • COURS GALIEN • ECAM RENNES • ECOLE INGENIEURS CESI • EESAB / KELENN • EMBA-COMMERCE INTERNATIONAL ASIE • ENI - ECOLE INFORMATIQUE • ENSIBS • ESA ANGERS - RESEAU FRANCE AGRO 3 • ESRA BRETAGNE : CINEMA, SON, 3D • ESSCA SCHOOL OF MANAGEMENT • FACULTE DES METIERS CCI 35 • ICAM • ICR - " LA CATHO " DE RENNES - LA FAC A TAILLE HUMAINE • IFAG & HTBS & EPSI & LA DIGITAL SCHOOL & SUP’DE COM • IFPS QUIMPER CORNOUAILLE-FORMATIONS INFIRMIERE / AIDE-SOIGNANTE • ISEN BREST-NANTES-RENNES-CAEN • IUT DE BRETAGNE • LYCEE CHAPTAL - CPGE TSI • LYCEE YVES THEPOT • MARINE NATIONALE • MISSION LOCALE DU PAYS DE CORNOUAILLE • MJM GRAPHIC DESIGN • NANTES YNOV CAMPUS • POLE FORMATION UIMM - BRETAGNE • RENNES SCHOOL OF BUSINESS • UCO BS - UCO BN • UNILASALLE • UNIVERSITE DE BRETAGNE SUD...

Liste des exposants non exhaustive...

PROGRAMME DE CONFÉRENCES

10h30 : Formations industrielles à bac+2 : ouvrir un parcours vers votre avenir Animée par Quimper agglo (Lycée Thépot)
11h45 : L’international, une nécessité en école de management Animée par Rennes School of Business
14h30 : Intégrer une école de commerce post-bac Animée par Audencia
15h45 : Prépas, ingénieur(e)s : accompagnement et réussite garantis Animée par Quimper agglo (Lycée Brizeux)


PARTENAIRES





ADRESSE
Parc des Expositions - Hall Artimon
32 bis, rue de Stang Bihan
29000 Quimper

TRANSPORT
Bus lignes 5 et 10 :
arrêt Croix des Gardiens
Bus ligne 1 : arrêt Le Pavillon Parking gratuit


08 octobre 2019

Ouest France, « Les agents de la fonction publique souffrent beaucoup »

Retrouvez l'article  d'Aurore Toulon sur le site de Ouest France, publié le 3 octobre 2019


La santé des travailleurs, c’est leur boulot. Anne Quélennec est psychologue du travail à Quimper (Finistère). D’après son expérience, être fonctionnaire est loin d’être la planque tranquille qu’on caricature. Stress, épuisement professionnel : ces maux touchent particulièrement les agents de la fonction publique.
Anne Quélennec est psychologue du travail à Quimper.
Anne Quélennec est psychologue du travail à Quimper (Finistère). Elle fait le point sur la situation du stress et d’épuisement au travail. Entretien.
En tant que psychologue du travail, à quoi êtes-vous confrontée ?
Ça va du stress dans sa définition la plus vaste jusqu’aux salariés exposés à la violence, au harcèlement moral ou sexuel. On distingue le « burn-out », l’épuisement professionnel du « bore-out », quand on s’ennuie dans son travail. Certains sont mis au placard et n’ont vraiment rien à faire. Et on parle désormais aussi de « brown-out », pour les gens qui considèrent que leur boulot ne sert à rien.
Le burn-out n’est pas encore reconnu comme maladie professionnelle ?
Les choses évoluent dans ce sens. Dans le burn-out, on a souvent des gens très impliqués dans leur travail. Parfois la surcharge ne vient pas de l’entreprise mais du salarié lui-même qui ne sait pas s’arrêter, par besoin de reconnaissance, de faire ses preuves, d’être le meilleur…
C’est un phénomène violent ?
Oui ! Une victime de burn-out ne peut plus travailler. En plus des symptômes classiques dont l’épuisement, il y a souvent une forte baisse de l’estime de soi. Un patient me l’avait décrit d’une façon très imagée en me parlant de l’impression d’être un élastique sur lequel on a tiré pendant des mois et qui a lâché d’un coup.
Quelles professions rencontrez-vous le plus ?
Il y a des risques liés à chaque métier. Les aides-soignants en Ehpad [Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes] doivent parfois faire face à l’agressivité de patients malades d’Alzheimer, les pompiers sont éprouvés par les situations qu’ils rencontrent. Il y a des métiers comme les policiers, les infirmiers et les médecins qui sont en souffrance parce que les valeurs sont très engagées.
L’épuisement professionnel n’est pas réservé aux cadres sup’alors ?
Non. C’est vrai qu’en ouvrant mon cabinet, je pensais que j’aurais surtout des cadres en entreprise. Et je me suis aperçue que les agents de la fonction publique souffrent beaucoup. On n’y pense pas forcément mais l’actualité le montre [avec le suicide d’une directrice d’école en région parisienne le 21 septembre].
Qu’est-ce qui peut expliquer ce mal-être dans la fonction publique ?
Il y a cette notion de service public et la volonté de bien faire, confrontées à la réduction de moyens. Et puis dans le privé on peut changer de travail si ça ne convient pas, mais dans la fonction publique ça ne marche pas pareil.
Dans les collectivités locales, les agents vivent au rythme de la vie politique. Avant une élection, les dossiers sont à l’arrêt dans certains services tandis que d’autres comme les services communications sont très sollicités. Et après l’élection, un changement d’équipe municipale peut avoir des conséquences sur l’organisation.
Et du côté de l’école ?
Les enseignants aussi sont touchés, je rencontre parfois des jeunes qui débutent et veulent changer de job au bout de deux ou trois ans. On leur donne souvent des classes multiniveaux en début de carrière. Résultat : ils ont beaucoup de préparation de cours le soir et ils s‘épuisent très vite. Si en plus les rapports avec les familles sont difficiles, ça devient vite différent de ce qu’on imaginait quand on a choisi ce métier…

Trouver sa place dans un monde d'hommes, Maxi, Juin 2019

Article de Catherine Siguret, Magazine Maxi, Juin 2019