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18 mars 2015

A lire: Face à un harceleur au travail, il ne fait pas rester seul

Retrouvez sur le site Le Coin du Salarié, l'interview de Cyrielle Bonny à laquelle j'ai répondu à propos du harcèlement moral.
J'y réponds à différentes questions: qu'est-ce que le harcèlement moral ? Comment faire face ? Quels types d'agissements constituent un harcèlement moral ? Et quelques conseils pour se faire aider

13 septembre 2013

A voir sur Arte: Stress scolaire: l'obsession de l'excellence


ArteSelon plusieurs études, la France est championne d'Europe du stress scolaire. Ce phénomène a pris de l'ampleur ces dernières années, poussant de plus en plus d'élèves chez les psychologues. Mais pourquoi la peur d'échouer a-t-elle remplacé l'envie de réussir chez les collégiens ? Qui met la pression ? Les professeurs, les parents ou le système dans son ensemble ? Pour y répondre, Stéphane Bentura a passé plusieurs mois dans le prestigieux collège Carnot à Paris. Il y a suivi des élèves de 3e qui attendent avec appréhension leur affectation au lycée. Une immersion que le réalisateur ponctue par des analyses d'experts de l'école, comme le sociologue François Dubet ou le ministre de l'Education nationale Vincent Peyon, avant de se livrer à une comparaison avec les systèmes finlandais et allemand.
réalisation et casting
Réalisateur : Stéphane Bentura

Diffusé le mardi 17 septembre 2013 à 22h40
rediffusions le mercredi 25 septembre 08h55

03 mars 2013

Le burn-out, témoignage et entretien avec Aurélie Defois



Burn-out: quand le corps du stop! ©Phovoir
« Depuis 5 ans, je travaillais entre 60 et 70 heures par semaine. Et puis un jour, mon cerveau a fait un énorme bug ». Diagnostic: burn-out ! C’était il y a près de 4 ans. Aujourd’hui Stéphanie (prénom modifié), 39 ans, s’en est sortie. Elle parle librement de son histoire. Celle d’une jeune femme hyperactive, au point qu’elle en est devenue « un légume ». Témoignage.
Il y a encore 4 ans, Stéphanie était responsable commerciale dans une PME. Quatre vendeurs à diriger, des objectifs toujours plus ambitieux, « une pression intense de la hiérarchie »… Elle travaillait plus de 12 heures chaque jour, dormait 5 heures en moyenne par nuit. « A l’époque, je me voyais juste comme quelqu’un qui bossait  beaucoup et qui en faisait toujours plus que ce qu’on lui demandait. J’avais de grandes capacités de travail avec, c’est vrai, cette impression d’être plus forte que les autres. A tel point que je n’écoutais pas les mises en garde de mon entourage ». En parallèle, sa vie personnelle traverse également une tempête. « Je me suis retrouvée seule, avec deux enfants en bas âge ».
Son burn-out, Stéphanie ne l’a pas vu venir… malgré les alertes. « En quelques semaines, j’ai eu deux problèmes cardiaques. Je me suis écroulée, transportée aux Urgences. Dans les deux cas, j’ai eu une semaine d’arrêt. J’étais certes un peu fatiguée mais pas plus ou pas moins que d’habitude ». Une « habitude » qu’elle a payée un matin de mai, quand sa vie a basculé.
Clouée ! « J’ai des souvenirs assez imprécis de ce jour-là », nous confie Stéphanie. « Je me souviens qu’il m’était impossible de bouger mes bras. En fait, je ne pouvais plus bouger du tout. J’étais clouée sur place. J’éprouvais aussi des difficultés à parler. Le médecin est venu. Il m’a dit ‘Stop. Vous faites un burn-out ».
Son agonie va durer 6 mois. Six mois qu’elle a passés au fond de son lit, avec un quotidien rythmé notamment par la prise d’anti-dépresseurs et d’anxiolytiques. Six mois avant d’être capable « de re-formuler une phrase complète, sujet, verbe, complément ». Six mois avant de pouvoir soutenir une conversation de 3 à 4 minutes. « Je n’avais plus de mémoire immédiate. Mon cerveau s’était mis à fonctionner à deux à l’heure (sic) alors qu’il était habitué à faire 4 choses en même temps. J’ai été fortement ralentie pendant un an, comme hyper-épuisée. La moindre tâche du quotidien me demandait un effort insurmontable ».
Au cours de cette période, Stéphanie vit difficilement le regard des autres. Au point de culpabiliser. « On me disait : « il faut te secouer. Alors que les médecins me recommandaient surtout d’écouter mon corps. Je l’avais justement secoué trop fort, trop longtemps. Pour mes enfants, la maman hyperactive que j’étais s’était transformée en légume ».
3 ans ! « Les médecins m’avaient dit que je mettrais 3 ans à récupérer. Sur le coup, j’ai hurlé. Avec le recul, je dois bien reconnaître qu’ils ne se sont pas trompés ». Un repos forcé, une thérapie, du temps, de la patience… Stéphanie va lentement remonter la pente. Au point de dire : « aujourd’hui, je m’en suis sortie ».
Licenciée il y a deux ans et demi alors qu’elle était en arrêt de travail, elle se « remet progressivement dans la peau de quelqu’un qui va devoir retravailler. Je me donne 6 mois à un an ». Ces quelques mots glissés, l’air de rien, montrent qu’elle est cette fois-ci décidée à prendre son temps. Et à hiérarchiser ses priorités. Loin de la « Stéphanie d’avant » qui faisait tout en même temps. « De tout cela » conclut-elle, « j’ai surtout appris que chacun dispose d’un capital d’énergie disponible. Et nous ne pouvons pas aller au-delà… ».
Ecrit par David Picot – Edité par Marc Gombeaud
Source : Destination santéInterview de Stéphanie, février 2013


Le burn-out, «comme une bougie qui se consume…»



Illustration de l'article : Le burn-out, «comme une bougie qui se consume…»

Quels sont les professionnels les plus exposés au risque de burn-out ? Quels signes doivent alerter ? Après le témoignage de Stéphanie hier, Aurélie Defois, psychologue spécialisée dans l’accompagnement de la souffrance au travail insiste sur l’importance de la prévention.
Tous les métiers ? Médecins, infirmiers, travailleurs sociaux… « Le secteur médico-social a longtemps été en première ligne », nous explique-t-elle. « Il s’agit de professionnels qui prennent en pleine face les problèmes voire l’agressivité des autres. » Depuis quelque temps, elle observe toutefois que le profil des victimes sort de plus en plus de ce secteur d’activité. « Aujourd’hui cela tend à s’élargir à tous les secteurs d’activité, notamment chez les cadres et les managers du fait de la pression. Dans tous les cas, il s’agit le plus souvent de personnes très impliquées dans leur travail, guidées par des valeurs fortes et qui éprouvent le besoin de se sentir utiles. A un moment donné, elles subissent un grand décalage entre leurs attentes et la réalisation de ces dernières sur le terrain. Et elles en viennent à perdre leur estime d’elles-mêmes. »
Quels signes ? Aurélie Defois explique que « les victimes nous racontent souvent qu’elles n’ont rien vu venir. » Il n’empêche que certains comportements doivent vraiment alerter. « Sur le plan émotionnel, on éprouve un sentiment d’impuissance, on est gagné par le pessimisme alors que ce n’est pas du tout dans sa nature… Les victimes de burn-out se placent en retrait des autres : les membres de la famille, les amis, les collègues. Au travail, progressivement elles s’isolent et modifient leurs comportements.  Elles souffrent aussi de troubles de la concentration, et de la mémoire. La qualité du travail s’en trouve altérée. Ces personnes perdent leurs capacités de discernement et d’action rapide, alors même qu’elles faisaient leur force jusque-là. » Elle ajoute enfin certains signes physiques : « troubles du sommeil, fatigue, maux de tête à répétition, problèmes de dos, difficultés à se lever le matin, perte de la motivation… »
En parler. En conclusion lorsque l’on se sent épuisé au travail, « il ne faut surtout pas rester seul. Il faut en parler, à son entourage, à son médecin ou à sa hiérarchie même si peu de managers sont formés à ce type d’écoute. Ne pas hésiter non plus à consulter un psychologue ou un psychiatre ». Quant aux personnels connectés 24h sur 24h à leur entreprise via les portables – téléphone et/ou ordinateur – « ils doivent apprendre à se ménager du temps. Il est important de couper mais aussi de conserver une bonne hygiène de vie, en termes notamment d’alimentation et de sommeil. Le burn-out est une maladie sournoise. C’est comme une bougie qui se consume lentement. Un jour, il n’y a plus rien. »
Ecrit par David Picot – Edité par Emmanuel Ducreuzet
Source: Le Perche

14 février 2013

Ecouter: le burn out sur France inter



dépression © Radio France - 2013 / Jason Michael

Des «  crises » qui submergent certaines personnes : « une implosion, des larmes, une bouffée de détresse qui submerge, effroi et incompréhension, un vide des profondeurs, une absence qui ressemblait à une folie … Tels sont les symptômes du syndrome du burn-out

Le burn-out, un mal qui concerne 10% des actifs , est un nouveau trouble qui se traduit par un état de vide intérieur proche d'une profonde dépression
Avant d’être un problème individuel, le burn-out est d’abord une pathologie de civilisation.
Marquée par l’accélération du temps, la soif de rentabilité, les tensions entre le dispositif technique et des humains déboussolés, la postmodernité est devenue un piège pour certaines personnes trop dévouées à un système dont elles cherchent en vain la reconnaissance. Mais ce piège n’est pas une fatalité. Face aux exigences de la civilisation postmoderne, on peut se demander comment transformer l’œuvre au noir du burn-out afin qu’il devienne le théâtre d’une métamorphose, et que naisse de son expérience un être moins fidèle au système, mais en accord avec ses paysages intérieurs.
Qu’est ce qu’un burn-out ? Quels sont les premiers signaux d’alerte ?  Y a-t-il un profil, des personnes plus vulnérables que d’autres ? Que faire quand on se sent si mal : à qui en parler ?  Burn-out, suicides… Jusqu’où ? Comment en tant que psychologue travaille-t-on sur ce genre de symptômes spécifiques ? Comment se passe une consultation ? Que vous disent les patients victimes de burn-out ? Y a-t-il des secteurs épargnés ? 
Subir, s’adapter, résister comment s’opposer à l’accélération du temps, à l’organisation du travail et être reconnu ? Y a-t-il plus de burn-out qu’avant ? Qu’est ce qui a changé dans le monde du travail ? La faute à qui ?  Peut-on parler de comportements managériaux maltraitants ?
Avec
Pascal Chabot, philosophe et professeur à l'IHECS à Bruxelles, auteur de « Global Burn-Out » de Pascal Chabot Ed PUF Collection Perspectives critiques
et Marie Pezé,  docteur en psychologie, expert judiciaire, responsable du réseau de consultations  «Souffrance et Travail» ainsi que du CES de Psychopathologie du travail au CNAM
« Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés. Journal de la souffrance au travail » août 2008 Ed Pearson  (et vendu également désormais en poche par Flammarion)
« Travailler à armes égales. Souffrance au travail : comment réagir » avril 2011 Ed Pearson 

10 mars 2012

Top 10 des métiers qui apportent le plus de bonheur (et ceux qui rendent malheureux)


Les métiers où l'on est heureux
Vous êtes ingénieur de chantier, psychologue, peintre, pompier ou homme d’Église ? Sachez que selon le magazine Forbes, vous faites un des dix métiers qui apportent le plus de bonheur.
Le magazine Forbes vient de publier un classement des métiers qui apportent le plus de bonheur à ceux qui le pratiquent. Celui-ci a été établi en fonction des résultats récupérés à partir de sondages par la National Organization for Research de l'université de Chigaco, aux États-Unis. Et si certains font rêver dès le plus jeune âge, d'autres sont beaucoup plus étonnants:
10e) Les ingénieurs de chantier :Manipuler des grues, des bulldozers ou des tractopelles sur les chantiers de construction peut avoir quelque chose de très enfantin. Ainsi, la National Organization for Research n'hésitent pas à comparer ceux qui exercent ce métier à des grands enfants qui jouent aux Lego.
9e) Les agents financiers de vente de services :  Selon Forbes, ceux qui vous délivrent des prêts et autres opérations destinées à vous endetter sont payés 90 000 dollars, soit 68 000 euros, pour 40 heures de travail en restant assis sur une chaise de bureau. Peut-être une bonne raison d'aimer ce métier...
8e) Les psychologues et psychanalystes : Écouter les problèmes existentiels des autres serait une source de bonheur pour ces professionnels de l'âme. Forbesaffirme avec humour que "les psychologues ne sont peut-être pas en mesure de résoudre les problèmes des autres, mais il semble qu'ils ont réussi à résoudre les leurs."
7e) Les peintres et les sculpteurs: Ceux qui exercent ces activités se disent très satisfaits de leur travail. De leur passion et de leur besoin de faire l'art, ils en ont fait une profession.
6e et 5e) Les professeurs spécialisées et les enseignants généralistes :L’Éducation nationale a beau être une institution en crise, le plaisir de transmettre du savoir ou d'aider des jeunes en difficulté est toujours présent. Enseigner demeure toujours une vocation qui peut déboucher sur un épanouissement dans le travail.
4e) Les écrivains : Même si leur profession est précaire, leur autonomie professionnelle semble apporter beaucoup de satisfaction professionnelle aux auteurs. Les maisons d'édition ne semblent pas être les pires employeurs de la société actuelle au regard de ce classement.
3e) Les physiothérapeutes : Redonner espoir et bonheur à des personnes meurtries par des accidents semble donner du baume au cœur à ces professionnels de santé. Ils peuvent voir chaque rééducation réussie comme une résurrection dont ils sont les responsables.
2e) Les pompiers : Un sondage révèle que plus de 80 % des soldats du feu sont heureux dans leur métier. Assister, protéger et secourir les gens leur amène beaucoup de bonheur.
1er) Les hommes d’Église : L'amour de Dieu semble être apparemment une source de joie de vivre inépuisable. Leur foi, leur fonction d'assistance et d'écoute à l'égard des paroissiens leur apporte visiblement de bonheur dans leur activité.
A noter que Forbes avait établi il y a quelques semaines un autre classement qui répertoriait les métiers où les gens sont les moins heureux (voir ci-dessous). Beaucoup de ces professions étaient liées à une activité bureaucratique grassement rémunérée. Par contre, ici, la plupart des jobs qui apportent du bonheur dans ce classement ne sont curieusement pas attractifs sur le plan du salaire : pompier, professeur, curé, etc. Si quelqu'un désire une application concrète de la tirade "l'argent ne fait pas le bonheur", il n'a juste qu'à consulter cette liste pour ensuite s'en servir comme argument.

Source: Gentside

Pour information, la liste Forbes des métiers rendant le plus malheureux en 2011 était la suivante:

1. Director of Information Technology (directeur informatique)
For all the press that teachers and nurses get for their long hours, low pay and thankless tasks, it may be surprising to see the most hated job was that of information technology director, according to CareerBliss. After all, the salary's pretty good and with information technology such a prevalent part of everyday business, an IT director can hold almost as much sway over the fate of some companies as a chief executive.
Still, IT directors reported the highest level of dissatisfaction with their jobs, far surpassing that of any waitress, janitor, or bellhop. Of those who responded to the survey, one simple, five-word response summed up the antipathy very well: "Nepotism, cronyism, disrespect for workers."
2. Director of Sales and Marketing (directeur des ventes et du marketing)
A director of sales and marketing plans implements efforts to promote companies and generate business. Responsibilities often include budget management, public relations, and employee training.
Sales and marketing directors reported the second-highest level of job dissatisfaction of all survey respondents. The majority who responded negatively cited a lack of direction from upper management and an absence of room for growth as the main sources of their ire.
3. Product Manager (chef de produit)
"Product manager" is a wide-ranging job title that takes on many meanings, depending on the company and its sector. In some cases, the job requires simply evaluating what products are best suited to a company's business model, and in others marketing, resource management, and scheduling are involved.
The level of job dissatisfaction was very high for this position. One respondent complained that it restricted growth, saying that it was "very hard to grow up the ranks." Another was less polite and said "the work is boring and there's a lot of clerical work still at my level."
4. Senior Web Developer (développeur web)
Senior web developers design, maintain, and develop applications for the Internet. With every business expected to have some kind of Internet presence these days, developers are found working in every type of company, in a full-time, part-time, or freelance capacity.
A senior developer is expected to be fluent in client-side and server-side contexts, and know his or her way around Python, Ruby, or whatever other arcane technology requires taming. Senior developers reported a high degree of unhappiness in their jobs, attributable to a perception their employers are unable to communicate coherently, and lack an understanding of the technology.
5. Technical Specialist (expert technique)
technical specialist "leads the analysis, definition, design, construction, testing, installation, and modification of medium to large infrastructures," according to CareerBliss. This means that if a company wants to design a project, the technical specialist evaluates it to see what's possible and what isn't.
The job is a lead position that requires intimate knowledge of engineering; familiarity with Linux helps, too. However, technical specialists reported that for all their expertise, they were treated with a palpable level of disrespect. They cited a "lack of communication from upper management" and felt their "input was not taken seriously."
6. Electronics Technician (technicien en électronique)
Electronics technicians maintain, troubleshoot and collect monthly measurement data for electronic systems. They work in every sector and can be employed with the phone company, a chain of fast-food restaurants, or the U.S. Navy. Whatever the case, technicians work on-site and off-site, have constant contact with clients, and must have an ability to quickly solve complex technical problems under intense pressure.
Employee dissatisfaction in this job is attributable to several factors. One respondent complained of having "too little control," while another had a litany of complaints: "Work schedule, lack of accomplishment, no real opportunity for growth, peers have no motivation to work hard, no say in how things are done, hostility from peers towards other employees."
7. Law Clerk (greffier)
Clerkships are among the most highly sought-after positions in the legal profession. A law clerk assists judges as they write opinions, and the ones who get the job are almost always near the top of their class at law school. Six justices of the U.S. Supreme Court, including Elena Kagan and current Chief Justice John Roberts, were all law clerks early in their careers.
The job clearly beefs up a resume. Yet law clerks still report high levels of dissatisfaction. The hours are long and grueling, and the clerk is subject to the whims of sometimes mercurial personalities. The Bureau of Labor Statistics also reported the job brings in a median salary of $39,780 a year—not exactly striking it rich—and those looking for advancement within the position simply will not find it.
8. Technical Support Analyst (hotliner)
Technical support analysts help people with their computer issues. This typically amounts to calmly communicating technical advice to panicked individuals, often over the phone, and then going on site to find the client simply hadn't turned the printer on.
Technical support analysts often work in a variety of environments, and they may be required to travel at a moment's notice, sometimes on holidays or weekends. After all, there's no telling when a client's computer-whiz nephew might make a minor tweak to his machine, with disastrous results.
In the words of one of the respondents, "You can do better, really."
9. CNC Machinist (opérateur machiniste)
CNC machinists operate computer numerical control machines. For the uninitiated, this is a machine that operates a lathe or a mill. On the upside, it renders obsolete processes that used to be performed by hand, at a slow pace and with high risk to the operator's life and limb.
Now that the CNC operator has had most of the physical hazards of manufacturing replaced by a machine, there's not a lot to do but push buttons and perform equipment inspections to make sure the coolant is at a safe level. Since it's a specialized skill, the job offers no room for advancement, which caused respondents to report a high degree of dissatisfaction.
10. Marketing Manager (responsable marketing)
A marketing manager is responsible for overseeing advertising and promotion. This involves developing strategies to meet sales objectives, based on the study of such factors as customer surveys and market behavior.

19 février 2012

Actualisation du code de déontologie des psychologues



CODE DE DEONTOLOGIE DES PSYCHOLOGUES
de mars 1996, révisé en février 2012

Présentation
Le Code de Déontologie des Psychologues signé le 22 mars 1996 par l'AEPU (Association des Enseignants de Psychologie des Universités), l'ANOP (Association Nationale des Organisations de Psychologues) et la SFP (Société Française de Psychologie) puis adopté par 28 organisations de psychologues a représenté un moment particulièrement fort de la structuration identitaire de la profession en France. Ce code a été édité et diffusé à plus de 20 000 exemplaires de mars 1998 à mars 2000. Les associations signataires renonçaient à tous droits de propriété et autorisaient la reproduction du code sous réserve que soient mentionnés leurs noms et la date du document.
L’adoption du Code de déontologie par les psychologues a été suivie par la mise en place en 1997 de la Commission Nationale Consultative de Déontologie des Psychologues (CNCDP), par la Commission Inter organisationnelle Représentative (CIR) composée de la plupart des organisations signataires du Code. L’une de missions de la CNCDP était de veiller à l’actualisation du Code.
En 2003 lorsque la plupart des organisations signataires du code de déontologie des psychologues crée la Fédération Française des Psychologues et de Psychologie (FFPP), la CNCDP devient commission de la Fédération (qui a pris le relais de l'ANOP). La FFPP veille à la stricte autonomie du fonctionnement de la CNCDP.
La CNCDP a largement diffusé dans la communauté ses bilans annuels de fonctionnement. Bilans que l’on peut consulter sur les sites des organisations de psychologues. C’est sur la base des analyses et remarques de la CNCDP que le travail du groupe de réécriture du code s’est organisé. Les difficultés rencontrées par la CNCDP pour formuler certains avis en raison des limites et des insuffisances du Code de 1996 ont déterminé la réécriture de quelques articles. Par ailleurs ses limites dans sa capacité à faire respecter le Code a initié une réflexion autour de la réglementation.
Sur la base de ces constats la FFPP invite en 2004 les organisations de psychologues à s'atteler à ce travail de réécriture. Par ailleurs, lors de la table ronde professionnelle organisée par le Journal des psychologues au cours de son forum du 23 au 25 novembre 2006 en Avignon, la FFPP en présence de la SFP, du SNP, du SPEL, de l'AFPS, de l'AEPU, du RNP, lance un appel aux organisations pour qu’une coopération s’établisse entre elles. La SFP prend l'initiative d'organiser le 10 février 2007 la première réunion inter organisationnelle. Celle-ci engage une réflexion pour rendre le code opposable et entreprend une réécriture du code prévue dès 1996.
En 2009, les organisations se regroupent dans le GIRéDéP (Groupe inter organisationnel de règlementation de la déontologie des psychologues) pour mener de concert ces deux tâches.
En Septembre 2011, le GIRéDéP soumet son dernier projet de réécriture à tous les psychologues et les invite à participer à ce travail en le soumettant à leur réflexion critique. Une grande diversité de remarques ont été faites par des psychologues individuellement ou rassemblés. Des psychologues de tous les champs d’activité et de tous les secteurs professionnels. Qu’ils soient ici remerciés de leur contribution riche. Une commission composée des membres du GIRéDéP a examiné chaque proposition en vue d’une rédaction finale.

Membres du GiRéDéP :
ACOP-F; ADEN; AEPU; AFPEN; AFPL; AFPSA; AFPTO; AGE EN AGE; ANaPS; ANPEC; APFC; A.Psy.G; Co-Psy-SNES (FSU); CPCN Ile de France; CPCN Atlantique; CPCN Languedoc- Roussillon; CPT13; FFPP; Institut P. Janet; PROPSYCLI; Psyclihos; SFP; SFPS; SNPES-PJJ-FSU ; SPPN; SNPsyEN (UNSA Education)

CODE DE DEONTOLOGIE DES PSYCHOLOGUES – FRANCE

Adopté en MARS 1996 par l’AEPU, l’ANOP et la SFP puis par 28 organisations ou associations de psychologues. Réécrit et proposé à signature en FEVRIER 2012.

L’avant propos qui suit a été rédigé lors de la rédaction du Code de déontologie des psychologues en mars 1996. Il pose le contexte de sa rédaction, son historique, l’impératif social toujours actuel, la responsabilité du psychologue. Il y avait nécessité d’actualiser ce Code et de prendre en compte les remarques formulées par la Commission Nationale Consultative de Déontologie des Psychologues (CNCDP).
L’esprit du Code et sa structure ont été respectés. Le travail de réécriture s’est focalisé sur une expression claire avec une idée par article. C’est en 2004 qu’a débuté le travail de réécriture. Huit ans après, la communauté professionnelle est invitée à adopter le Code de Mars 1996 révisé.
AVANT PROPOS
LA REFONTE DU CODE DE DEONTOLOGIE DES PSYCHOLOGUES : UN IMPERATIF SOCIAL
En matière de déontologie des psychologues, le seul texte de référence commune est le texte adopté en 1961 par la S.F.P. Considérant les changements intervenus en 35 ans au sein de la société dans l’exercice professionnel des psychologues, il apparaît qu'un écart s'est creusé entre les dispositions générales de ce texte et la réalité concrète des situations professionnelles. A l'éclairage des propositions faites par l'A.N.O.P. en 1987, une simple révision visant à combler cet écart n'est pas suffisante puisqu'une autre carence existe: faute de préciser les finalités de l'action des psychologues et de définir la spécificité de leur champ professionnel, le texte de 1961 ne permettait pas de fonder les obligations qui découlent de cet exercice, leur pertinence et leur force d'usage. Or la loi sur la protection de l'usage du titre est une étape décisive qui marque la reconnaissance, par la société, d'une réelle inscription sociale de la profession et du champ de la psychologie. A partir de l’expérience et des connaissances acquises il devient donc nécessaire de procéder à une refonte de ce Code.
Cette refonte est d'autant plus urgente que l’exercice professionnel de la psychologie s'est largement diversifié. Plus l'inscription sociale de la discipline se confirme, plus grandes sont les responsabilités, rendant plus difficile le maintien d'une réflexion éthique, qui fonde pourtant l'essence même de la compétence. Par ailleurs, la loi de 1985 a concrétisé l'existence d'une communauté professionnelle aux contours flous du fait des spécialisations et de leur cloisonnement. Si chacun, au sein d'une profession, demeure responsable de ses actions, celles ci peuvent avoir des conséquences sur l'ensemble de cette profession quant à la crédibilité et la reconnaissance des compétences professionnelles. Cette solidarité de fait crée de nouvelles responsabilités réciproques : collectives envers chacun, individuelles envers la collectivité. En outre, cette loi, prise " au titre des mesures de protection sociale " vise à sauvegarder les usagers et la société des abus et mésusages de la psychologie. Les professionnels sont donc, de fait, chargés de définir les règles qui caractérisent ces abus et mésusages, et de les prévenir. Il ressort de tous ces points que la nécessité d'un Code n'est plus seulement issue de l'aspiration morale des psychologues eux-mêmes, mais qu'elle est appelée par les exigences nouvelles émanant du législateur, donc de la cité.

LA REFONTE DE LEUR CODE DE DEONTOLOGIE : UN ENJEU POUR L'AVENIR DES PSYCHOLOGUES.
Si la communauté professionnelle n'assumait pas ses responsabilités, la protection du titre ne saurait se justifier durablement. Or ces responsabilités ne concernent pas seulement le respect des valeurs partagées quant à la mise en œuvre des pratiques, mais, plus centralement, les buts que servent ces moyens. C'est, à ce point, la question de la fonction sociale des psychologues qui est posée, la question aussi de leur utilité au regard de l’intérêt collectif.
Si l'enracinement social de la psychologie a placé la profession devant de nouveaux problèmes, les changements sociaux mettent à l'épreuve les repères collectifs traditionnels et font apparaître des demandes de plus en plus complexes et contradictoires. Aussi la psychologie et ses applications peuvent-elles être l'objet d'exigences paradoxales fortes, entre la demande de résolution magique des problèmes personnels et la volonté de maîtrise technologique des êtres humains. Dans ce contexte, les psychologues ont non seulement a mettre en évidence les règles qui guident leur action professionnelle et à clarifier les valeurs qui s'en dégagent, mais aussi à définir leurs limites face aux demandes sociales – qu'elles viennent des personnes ou des institutions -, et à affirmer leurs engagements éthiques. L'existence d'un Code reconnu et porté par tous est donc, de tous ces points de vue, un enjeu quant à l'affirmation de la fonction sociale des psychologues et quant à leur avenir individuel et collectif. Nombreux d'ailleurs sont les psychologues qui aspirent à refonder ce qui, par delà les singularités, inspire et légitime leur spécificité. Des professionnels de la psychologie se sont mis au travail, avec l'objectif d'associer le plus grand nombre de psychologues à cette tâche, afin que le nouveau Code puisse être validé et adopté par la profession.
La présente proposition émane de cette réflexion commune sur les nécessités et l'urgence d'une refonte du Code de Déontologie des Psychologues. Ces derniers ainsi que leurs organisations, ont donc été appelés à apporter leur contribution, en connaissance de cause, et en conscience de leurs responsabilités.








Révision du Code de déontologie des psychologues de mars 1996. Actualisation 2012

Le respect de la personne dans sa dimension psychique est un droit inaliénable. Sa reconnaissance fonde l'action des psychologues.

PREAMBULE
L'usage professionnel du titre de psychologue est défini par l'article 44 de la loi n°85-772 du 25 juillet 1985 complété par l'article 57 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 qui fait obligation aux psychologues de s'inscrire sur les listes ADELI.
Le présent Code de déontologie est destiné à servir de règle aux personnes titulaires du titre de psychologue, quels que soient leur mode et leur cadre d’exercice, y compris leurs activités d'enseignement et de recherche. Il engage aussi toutes les personnes, dont les enseignants-chercheurs en psychologie (16ème section du Conseil National des Universités), qui contribuent à la formation initiale et continue des psychologues. Le respect de ces règles protège le public des mésusages de la psychologie et l'utilisation de méthodes et techniques se réclamant abusivement de la psychologie.
Les organisations professionnelles signataires du présent Code s’emploient à le faire connaître et à s'y référer. Elles apportent, dans cette perspective, soutien et assistance à leurs membres.


PRINCIPES GENERAUX
La complexité des situations psychologiques s'oppose à l’application automatique de règles.
Le respect des règles du présent Code de Déontologie repose sur une réflexion éthique et une capacité de discernement, dans l'observance des grands principes suivants :
Principe 1 : Respect des droits de la personne
Le psychologue réfère son exercice aux principes édictés par les législations nationale, européenne et internationale sur le respect des droits fondamentaux des personnes, et spécialement de leur dignité, de leur liberté et de leur protection. Il s'attache à respecter l'autonomie d'autrui et en particulier ses possibilités d'information, sa liberté de jugement et de décision. Il favorise l'accès direct et libre de toute personne au psychologue de son choix.
Il n’intervient qu’avec le consentement libre et éclairé des personnes concernées. Il préserve la vie privée et l'intimité des personnes en garantissant le respect du secret professionnel. Il respecte le principe fondamental que nul n'est tenu de révéler quoi que ce soit sur lui- même.
Principe 2 : Compétence
Le psychologue tient sa compétence :
- de connaissances théoriques et méthodologiques acquises dans les conditions définies par la loi relative à l’usage professionnel du titre de psychologue;
- de la réactualisation régulière de ses connaissances;
- de sa formation à discerner son implication personnelle dans la compréhension d’autrui.
Chaque psychologue est garant de ses qualifications particulières. Il définit ses limites propres compte tenu de sa formation et de son expérience. Il est de sa responsabilité éthique de refuser toute intervention lorsqu'il sait ne pas avoir les compétences requises. Quel que soit le contexte de son intervention et les éventuelles pressions subies, il fait preuve de prudence, mesure, discernement et impartialité.
Principe 3 : Responsabilité et autonomie
Outre ses responsabilités civiles et pénales, le psychologue a une responsabilité professionnelle. Dans le cadre de sa compétence professionnelle, le psychologue décide et répond personnellement du choix et de l'application des méthodes et techniques qu'il conçoit et met en oeuvre et des avis qu’il formule. Il peut remplir différentes missions et fonctions : il est de sa responsabilité de les distinguer et de les faire distinguer.
Principe 4 : Rigueur
Les modes d'intervention choisis par le psychologue doivent pouvoir faire l'objet d'une explicitation raisonnée et d’une argumentation contradictoire de leurs fondements théoriques et de leur construction. Le psychologue est conscient des nécessaires limites de son travail.
Principe 5 : Intégrité et probité
Le psychologue a pour obligation de ne pas exploiter une relation professionnelle à des fins personnelles, religieuses, sectaires, politiques, ou en vue de tout autre intérêt idéologique.
Principe 6 : Respect du but assigné
Les dispositifs méthodologiques mis en place par le psychologue répondent aux motifs de ses interventions, et à eux seulement. En construisant son intervention dans le respect du but assigné, le psychologue prend notamment en considération les utilisations possibles qui pourraient en être faite par des tiers.


TITRE I- L'EXERCICE PROFESSIONNEL
CHAPITRE I
DEFINITION DE LA PROFESSION
Article 1 : Le psychologue exerce différentes fonctions à titre libéral, salarié du secteur public, associatif ou privé. Lorsque les activités du psychologue sont exercées du fait de sa qualification, le psychologue fait état de son titre.
Article 2 : La mission fondamentale du psychologue est de faire reconnaître et respecter la personne dans sa dimension psychique. Son activité porte sur les composantes psychologiques des individus, considérés isolément ou collectivement et situés dans leur contexte.
Article 3 : Ses interventions en situation individuelle, groupale ou institutionnelle relèvent d’une diversité de pratiques telles que l’accompagnement psychologique, le conseil, l’enseignement de la psychologie, l’évaluation, l’expertise, la formation, la psychothérapie, la recherche, le travail institutionnel. Ses méthodes et leurs objectifs sont diverses et adaptées aux objectifs de la demande. Son principal outil demeure l’entretien.

CHAPITRE II
LES CONDITIONS DE L'EXERCICE DE LA PROFESSION
Article 4 : Qu'il travaille seul ou en équipe, le psychologue fait respecter la spécificité de sa démarche et de ses méthodes. Il respecte celles des autres professionnels.
Article 5 : Le psychologue accepte les missions qu'il estime compatibles avec ses fonctions et ses compétences.
Article 6 : Quand des demandes ne relèvent pas de sa compétence, il oriente les personnes vers les professionnels susceptibles de répondre aux questions ou aux situations qui lui ont été soumises.
Article 7 : Les obligations concernant le respect du secret professionnel s’imposent quel que soit le cadre d’exercice.
Article 8 : Lorsque le psychologue participe à des réunions pluri professionnelles ayant pour objet l'examen de personnes ou de situations, il restreint les informations qu’il échange à celles qui sont nécessaires à la finalité professionnelle. Il s’efforce, en tenant compte du contexte, d’informer au préalable les personnes concernées de sa participation à ces réunions.
Article 9 : Avant toute intervention, le psychologue s'assure du consentement libre et éclairé de ceux qui le consultent ou participent à une évaluation, une recherche ou une expertise. Il a donc l’obligation de les informer de façon claire et intelligible des objectifs, des modalités et des limites de son intervention, et des éventuels destinataires de ses conclusions.
Article 10 : Le psychologue peut recevoir à leur demande, des mineurs ou des majeurs protégés par la loi en tenant compte de leur statut, de leur situation et des dispositions légales et réglementaires en vigueur.
Article 11 : L’évaluation, l’observation ou le suivi au long cours auprès de mineurs ou de majeurs protégés proposé par le psychologue requiert outre le consentement éclairé de la personne, ou au moins son assentiment, le consentement des détenteurs de l'autorité parentale ou des représentants légaux.
Article 12 : Lorsque l'intervention se déroule dans un cadre de contrainte ou lorsque les capacités de discernement de la personne sont altérées, le psychologue s’efforce de réunir les conditions d'une relation respectueuse de la dimension psychique du sujet.
Article 13 : Les avis du psychologue peuvent concerner des dossiers ou des situations qui lui sont rapportées. Son évaluation ne peut cependant porter que sur des personnes ou des situations qu'il a pu examiner lui-même.
Article 14 : Dans toutes les situations d'évaluation, quel que soit le demandeur, le psychologue informe les personnes concernées de leur droit à demander une contre évaluation.
Article 15 : Le psychologue n'use pas de sa position à des fins personnelles, de prosélytisme ou d’aliénation économique, affective ou sexuelle d’autrui.
Article 16 : Le psychologue présente ses conclusions de façon claire et compréhensible aux intéressés.
Article 17 : Lorsque les conclusions du psychologue sont transmises à un tiers, elles répondent avec prudence à la question posée et ne comportent les éléments d’ordre psychologique qui les fondent que si nécessaire. La transmission à un tiers requiert l'assentiment de l'intéressé ou une information préalable de celui-ci.
Article 18 : Le psychologue n’engage pas d’intervention ou de traitement impliquant des personnes auxquelles il est personnellement lié. Dans le cas d'une situation de conflits d’intérêts, le psychologue a l'obligation de se récuser.
Article 19 : Le psychologue ne peut se prévaloir de sa fonction pour cautionner un acte illégal et son titre ne le dispense pas des obligations de la loi commune. Dans le cas de situations susceptibles de porter atteinte à l'intégrité psychique ou physique de la personne qui le consulte ou à celle d'un tiers, le psychologue évalue avec discernement la conduite à tenir en tenant compte des dispositions légales en matière de secret professionnel et d'assistance à personne en péril. Le psychologue peut éclairer sa décision en prenant conseil auprès de collègues expérimentés.
Article 20 : Les documents émanant d'un psychologue sont datés, portent son nom, son numéro ADELI, l'identification de sa fonction, ses coordonnées professionnelles, l'objet de son écrit et sa signature. Seul le psychologue auteur de ces documents est habilité à les modifier, les signer ou les annuler. Il refuse que ses comptes rendus soient transmis sans son accord explicite et fait respecter la confidentialité de son courrier postal ou électronique.
Article 21 : Le psychologue doit pouvoir disposer sur le lieu de son exercice professionnel d'une installation convenable, de locaux adéquats pour préserver la confidentialité et de moyens techniques suffisants en rapport avec la nature de ses actes professionnels et des personnes qui le consultent.
Article 22 : Dans le cas où le psychologue est empêché ou prévoit d'interrompre son activité, il prend, avec l'accord des personnes concernées, les mesures appropriées pour que la continuité de son action professionnelle puisse être assurée.

CHAPITRE III
LES MODALITES TECHNIQUES DE L'EXERCICE PROFESSIONNEL
Article 23 : La pratique du psychologue ne se réduit pas aux méthodes et aux techniques employées. Elle est indissociable d'une appréciation critique et d’une mise en perspective théorique de ces techniques.
Article 24 : Les techniques utilisées par le psychologue à des fins d’évaluation, de diagnostic, d’orientation ou de sélection, doivent avoir été scientifiquement validées et sont actualisées.
Article 25 : Le psychologue est averti du caractère relatif de ses évaluations et interprétations. Il prend en compte les processus évolutifs de la personne. Il ne tire pas de conclusions réductrices ou définitives concernant les ressources psychologiques et psychosociales des individus ou des groupes.
Article 26 : Le psychologue recueille, traite, classe, archive, conserve les informations et les données afférentes à son activité selon les dispositions légales et réglementaires en vigueur. Il en est de même pour les notes qu’il peut être amené à prendre au cours de sa pratique professionnelle. Lorsque ces données sont utilisées à des fins d’enseignement, de recherche, de publication ou de communication, elles sont impérativement traitées dans le respect absolu de l’anonymat.
Article 27 : Le psychologue privilégie la rencontre effective sur toute autre forme de communication à distance et ce quelle que soit la technologie de communication employée. Le psychologue utilisant différents moyens télématiques (téléphone, ordinateur, messagerie instantanée, cybercaméra) et du fait de la nature virtuelle de la communication, énonce, explique la nature et les conditions de ses interventions, sa spécificité de psychologue et ses limites.
Article 28 Le psychologue exerçant en libéral fixe librement ses honoraires, informe ses clients de leur montant dès le premier entretien et s'assure de leur accord.

CHAPITRE IV
LES DEVOIRS DU PSYCHOLOGUE ENVERS SES PAIRS
Article 29 : Le psychologue soutient ses pairs dans l’exercice de leur profession et dans l'application et la défense du présent Code. Il répond favorablement à leurs demandes de conseil et d'aide dans les situations difficiles, notamment en contribuant à la résolution des problèmes déontologiques.
Article 30 : Le psychologue respecte les références théoriques et les pratiques de ses pairs pour autant qu'elles ne contreviennent pas aux principes généraux du présent Code. Ceci n'exclut pas la critique argumentée.
Article 31 : Lorsque plusieurs psychologues interviennent dans un même lieu professionnel ou auprès de la même personne, ils se concertent pour préciser le cadre et l'articulation de leurs interventions.


CHAPITRE V
LE PSYCHOLOGUE ET LA DIFFUSION DE LA PSYCHOLOGIE
Article 32 : Le psychologue a une responsabilité dans la diffusion de la psychologie et de l’image de la profession auprès du public et des médias. Il fait une présentation de la psychologie, de ses applications et de son exercice en accord avec les règles déontologiques de la profession. Il use de son droit de rectification pour contribuer au sérieux des informations communiquées au public.
Article 33 : Le psychologue fait preuve de discernement, dans sa présentation au public, des méthodes et techniques psychologiques qu'il utilise. Il informe le public des dangers potentiels de leur utilisation et instrumentalisation par des non psychologues. Il se montre vigilant quant aux conditions de sa participation à tout message diffusé publiquement.

TITRE II
LA FORMATION DES PSYCHOLOGUES
Article 34 : L'enseignement de la psychologie respecte les règles déontologiques du présent Code. En conséquence, les institutions de formation :
- diffusent le Code de Déontologie des Psychologues aux étudiants en psychologie dès le début de leurs études ;
- fournissent les références des textes législatifs et réglementaires en vigueur ;
- s'assurent que se développe la réflexion sur les questions éthiques et déontologiques liées aux différentes pratiques : enseignement, formation, pratique professionnelle, recherche.
Article 35 : Le psychologue enseignant la psychologie ne participe qu’à des formations offrant des garanties scientifiques sur leurs finalités et leurs moyens.
Article 36 : Les formateurs ne tiennent pas les étudiants pour des patients ou des clients. Ils ont pour seule mission de les former professionnellement, sans exercer sur eux une quelconque pression.
Article 37 : L'enseignement présente les différents champs d'étude de la psychologie, ainsi que la pluralité des cadres théoriques, des méthodes et des pratiques, dans un souci de mise en perspective et de confrontation critique. Il bannit nécessairement l'endoctrinement et le sectarisme.
Article 38 : L'enseignement de la psychologie fait une place aux disciplines qui contribuent à la connaissance de l’homme et au respect de ses droits, afin de préparer les étudiants à aborder les questions liées à leur futur exercice dans le respect des connaissances disponibles et des valeurs éthiques.
Article 39 : Il est enseigné aux étudiants que les procédures psychologiques concernant l'évaluation des personnes et des groupes requièrent la plus grande rigueur scientifique et éthique dans le choix des outils, leur maniement - prudence, vérification - et leur utilisation - secret professionnel et confidentialité -. Les présentations de cas se font dans le respect de la liberté de consentir ou de refuser, de la dignité et de l'intégrité des personnes présentées.
Article 40 : Les formateurs, tant universitaires que praticiens, veillent à ce que leurs pratiques, de même que les exigences universitaires - mémoires de recherche, stages, recrutement de participants, présentation de cas, jurys d'examens, etc. - soient conformes à la déontologie des psychologues. Les formateurs qui encadrent les stages, à l’Université et sur le terrain, veillent à ce que les stagiaires appliquent les dispositions du Code, notamment celles qui portent sur la confidentialité, le secret professionnel, le consentement éclairé. Les dispositions encadrant les stages et les modalités de la formation professionnelle (chartes, conventions) ne doivent pas contrevenir aux dispositions du présent Code.
Article 41 : Le psychologue enseignant la psychologie n’accepte aucune rémunération de la part d'une personne qui a droit à ses services au titre de sa fonction. Il n'exige pas des étudiants leur participation à d’autres activités, payantes ou non, lorsque celles-ci ne font pas explicitement partie du programme de formation dans lequel sont engagés les étudiants.
Article 42 : L’évaluation doit tenir compte des règles de validation des connaissances acquises au cours de la formation initiale selon les modalités officielles. Elle porte sur les disciplines enseignées à l'Université, sur les capacités critiques et d’autoévaluation des candidats, et elle requiert la référence aux exigences éthiques et aux règles déontologiques des psychologues.
Article 43 : Les enseignements de psychologie destinés à la formation de professionnels non psychologues observent les mêmes règles déontologiques que celles énoncées aux articles 40,41 et 42 du présent Code.

TITRE III
LA RECHERCHE EN PSYCHOLOGIE
Article 44 : La recherche en psychologie vise à acquérir des connaissances de portée générale et à contribuer si possible à l’amélioration de la condition humaine. Toutes les recherches ne sont pas possibles ni moralement acceptables. Le savoir psychologique n'est pas neutre. La recherche en psychologie implique le plus souvent la participation de sujets humains dont il faut respecter la liberté et l'autonomie, et éclairer le consentement. Le chercheur protège les données recueillies et n’oublie pas que ses conclusions comportent le risque d’être détournées de leur but.
Article 45 : Le chercheur ne réalise une recherche qu’après avoir acquis une connaissance approfondie de la littérature scientifique existant à son sujet, formulé des hypothèses explicites et choisi une méthodologie permettant de les éprouver. Cette méthodologie doit être communicable et reproductible.
Article 46 : Préalablement à toute recherche, le chercheur étudie, évalue les risques et les inconvénients prévisibles pour les personnes impliquées dans ou par la recherche. Les personnes doivent également savoir qu’elles gardent leur liberté de participer ou non et peuvent en faire usage à tout moment sans que cela puisse avoir sur elles quelque conséquence que ce soit. Les participants doivent exprimer leur accord explicite, autant que possible sous forme écrite.
Article 47 : Préalablement à leur participation à la recherche, les personnes sollicitées doivent exprimer leur consentement libre et éclairé. L’information doit être faite de façon intelligible et porter sur les objectifs et la procédure de la recherche et sur tous les aspects susceptibles d’influencer leur consentement.
Article 48 : Si, pour des motifs de validité scientifique et de stricte nécessité méthodologique, la personne ne peut être entièrement informée des objectifs de la recherche, il est admis que son information préalable soit incomplète ou comporte des éléments volontairement erronés. Cette exception à la règle du consentement éclairé doit être strictement réservée aux situations dans lesquelles une information complète risquerait de fausser les résultats et de ce fait de remettre en cause la recherche. Les informations cachées ou erronées ne doivent jamais porter sur des aspects qui seraient susceptibles d’influencer l’acceptation à participer. Au terme de la recherche, une information complète devra être fournie à la personne qui pourra alors décider de se retirer de la recherche et exiger que les données la concernant soient détruites.
Article 49 : Lorsque les personnes ne sont pas en mesure d’exprimer un consentement libre et éclairé (mineurs, majeurs protégés ou personnes vulnérables), le chercheur doit obtenir l’autorisation écrite d’une personne légalement autorisée à la donner. Y compris dans ces situations, le chercheur doit consulter la personne qui se prête à la recherche et rechercher
son adhésion en lui fournissant des explications appropriées de manière à recueillir son assentiment dans des conditions optimales.
Article 50 : Avant toute participation, le chercheur s'engage vis-à-vis du sujet à assurer la confidentialité des données recueillies. Celles-ci sont strictement en rapport avec l'objectif poursuivi. Toutefois, le chercheur peut être amené à livrer à un professionnel compétent toute information qu’il jugerait utile à la protection de la personne concernée.
Article 51 : Le sujet participant à une recherche a le droit d'être informé des résultats de cette recherche. Cette information lui est proposée par le chercheur.
Article 52 : Le chercheur a le devoir d’informer le public des connaissances acquises sans omettre de rester prudent dans ses conclusions. Il veille à ce que ses comptes rendus ne soient pas travestis ou utilisés dans des développements contraires aux principes éthiques.
Article 53 : Le chercheur veille à analyser les effets de ses interventions sur les personnes qui s’y sont prêtées. Il s’enquiert de la façon dont la recherche a été vécue. Il s’efforce de remédier aux inconvénients ou aux effets éventuellement néfastes qu’aurait pu entraîner sa recherche.
Article 54 : Lorsque des chercheurs et/ou des étudiants engagés dans une formation qui a cet objectif participent à une recherche, les bases de leur collaboration doivent être préalablement explicitées ainsi que les modalités de leur participation aux éventuelles publications à hauteur de leur contribution au travail collectif.
Article 55 : Lorsqu’il agit en tant qu'expert (rapports pour publication scientifique, autorisation à soutenir thèse ou mémoire, évaluation à la demande d’organisme de recherche…) le chercheur est tenu de garder secrets les projets et les idées dont il a pris connaissance dans l’exercice de sa fonction d’expertise. Il ne peut en aucun cas en tirer profit pour lui-même.
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L'harmonisation Européenne des Codes Nationaux

Un enjeu essentiel - Un processus engagé.


La Communauté Européenne est aujourd’hui un fait irréversible. Nul ne saurait donc ignorer la nécessité, pour toutes les professions, de veiller à une harmonisation des éléments qui fondent sa réalité, son devenir, son inscription sociale. La réflexion éthique et la mise en oeuvre d’une déontologie sont, pour les psychologues, des éléments centraux et essentiels quant à l’exercice et au devenir de la profession. C’est en ce sens, que dès sa création en 1981, la Fédération Européenne des Associations de Psychologues (FEAP) a posé cette préoccupation en tête de ses objectifs. Après un long travail de concertation et d’élaboration, un texte générique de référence, le « Méta code », a été adopté en juillet 1995 par l’Assemblée Générale de la FEAP à Athènes.
Ce «méta code» vise à impulser une harmonisation des codes nationaux européens par l’articulation de quatre principes fondamentaux engageant une dynamique commune. S’il émane, bien évidemment pour partie, des nécessités et impératifs dictés par l’exercice de la discipline (impératifs dépassant donc les influences nationales voire continentales), il inscrit par contre cet exercice dans le cadre des valeurs culturelles, philosophiques, historiques... propres à l’identité européenne. Ce méta code est donc destiné aux professionnels, à leurs organisations et instances nationales et n’a pas vocation publique.
Depuis 1995, un Comité permanent européen de la Fédération, poursuit son travail de promotion de la déontologie et de son harmonisation, de réflexion concernant les dispositifs qui doivent accompagner sa mise en oeuvre (évolution du contenu des codes, modalités de la formation initiale et continue en la matière, constitution et nature des instances d’arbitrage et d’avis...).
Depuis 1992, dans le même esprit, le groupe des pays de l’Europe du Sud de cette fédération (ANOP: France, AUPI: Italie, COP: Espagne, GPA : Grèce, MUPP : Malte, SNP: Portugal) ont mis au point une «charte» professionnelle qui a l’ambition de synthétiser brièvement les mêmes principes essentiels afin de faciliter son accès au public. Cette «Charte Européenne», qui témoigne de ce processus d’harmonisation, a été ratifiée par l’ensemble de la Fédération. Ce texte, traduit en huit langues, est donc aujourd’hui un engagement pour les 29 pays de l’Europe, membres de la FEAP, soit plus de 120 000 psychologues. Il est à noter que les quatre principes fondamentaux fondent actuellement le méta code, la charte et notre code national. 
C’est ainsi qu’au delà des différences culturelles, de la diversité des références légales et nationales, de la multiplicité des champs d’activité, des fonctions et des références théoriques, l’identité professionnelle des psychologues s’affirme et se renforce autour, prioritairement, de leurs devoirs, de leurs responsabilités individuelles et collectives, des valeurs qu’ils partagent et défendent en commun.
Enfin, ce processus d’harmonisation européenne contribue à renforcer la portée et la valeur du code de déontologie national.

CHARTE EUROPEENNE DES PSYCHOLOGUES


Principes fondamentaux :

  • Respect et développement du droit des personnes et de leur dignité
Le psychologue respecte et oeuvre à la promotion des droits fondamentaux des personnes, de leur liberté, de leur dignité, de la préservation de leur intimité et de leur autonomie, de leur bien-être psychologique. Il ne peut accomplir d’actes qu’avec le consentement des personnes concernées, sauf dispositions légales impératives. Réciproquement, quiconque doit pouvoir, selon son choix, s’adresser directement et librement à un psychologue.
Il assure la confidentialité de l’intervention psychologique et respecte le secret professionnel, la préservation de la vie privée, y compris lorsqu’il est amené à transmettre des éléments de son intervention.

  • La Compétence
La compétence du psychologue est issue des connaissances théoriques de haut niveau acquises à l’université et sans cesse réactualisées, ainsi que d’une formation pratique supervisée par ses pairs, chaque psychologue garantissant ses qualifications particulières en vertu de ses études, de sa formation, de son expérience spécifique, en fixant par là-même
ses propres limites.

  • La Responsabilité
Dans le cadre de sa compétence, le psychologue assume la responsabilité du choix, de l’application, des conséquences des méthodes et techniques qu’il met en oeuvre et des avis professionnels qu’il émet au regard des personnes, des groupes et de la société. Il refuse toute intervention, toute fonction théorique ou technique qui entreraient en contradiction avec ses principes éthiques.

  • La Probité
L’application de ces trois principes repose sur le devoir de probité qui s’impose à chaque psychologue dans l’exercice de l’ensemble de ses activités et dans son effort permanent pour clarifier ses références et méthodes, ses missions et fonctions, les services qu’il propose.
Ces quatre principes sont fondamentaux et essentiels. Les psychologues s’engagent à respecter et à développer ces principes, à s’en inspirer et à les faire connaître.
A partir de ces principes, ils règlent les rapports qu’ils entretiennent dans leur propre communauté scientifique et professionnelle et ceux qu’ils développent avec l’ensemble des autres professions.




Adoptée à Athènes le 1er juillet 1995 par les 29 pays membres lors de l’Assemblée Générale de la FEAP (Fédération Européenne des Associations Professionnelles de Psychologues)
Les associations signataires renoncent à tous droits de propriété et autorisent la reproduction du Code sous réserve que soient mentionnés leurs noms et la date du présent document : 22 mars1996 et révisé en février 2012).