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26 mai 2013

Santé et Travail: focus sur l'open space (article en anglais)

Source: Dailymail, article de Emma Innes ( Open-plan offices make employees 'less productive, less happy, and more likely to get sick')

  • Open-plan office workers are exposed to more germs and are more stressed People who have their own space take 62 per cent less sick days.
  • They are less productive because they are distracted by other people talking.
  • People over the age of 45 are the most distracted by office noises.
  • Open plan workers are less motivated and have lower job satisfaction levels.  


Open-plan offices may be the modern way, but new research suggests that they are not the best way. People who work in these environments are more likely to get sick, are less productive and take more days off. Research published in the Scandinavian Journal of Work, Environment and Health revealed that people who work in open plan offices take 62 per cent more sick days than those who work in their own, enclosed space.
People who work in open plan offices take 62 per cent more sick days than those who work in their own, enclosed space
People who work in open plan offices take 62 per cent more sick days than those who work in their own, enclosed space

The study authors believe that this is because germs spread more easily in these environments. However, Quartz reports that it could also be because open plan offices are a more stressful place to work, and being stressed increases a person’s risk of becoming unwell. However, increased illness rates are not the only way in which workers are negatively affected by working in an open plan office. A study carried out by researchers at Virginia State University and North Carolina State University, in the U.S., revealed that people who work in open plan offices are less productive. 

The research showed that these employees are less motivated, have lower job satisfaction and that they feel they lack privacy. The researchers believe that they are also less productive because they are disturbed by the sound of other people’s conversations. The findings of a study by Hong Kong Polytechnic University support this. Researchers questioned 259 office workers about which aspects of office life have the biggest impact on their productivity. People who work in open plan offices are less productive because they are disturbed by the sound of other people's conversations 
People who work in open plan offices are less productive because they are disturbed by the sound of other people's conversations
People who work in open plan offices are less productive because they are disturbed by the sound of other people's conversations

They discovered that noise and temperature are the most influential factors with conversations, ringing phones and machines being cited as the most irritating noises. This study also revealed that people over the age of 45 are the most sensitive to disturbing noises – their productivity is affected the most by them. Previous research suggests that even people who do not work in open plan offices suffer the ill effects of office work. The crumbs that accumulate on your desk and in your keyboard provide a perfect environment for bacteria and fungi to thrive, says Dr Ron Cutler, a micro- biologist at Queen Mary University of London. The temperature in offices is typically around 20C, the point at which staphylococcus can breed, causing diarrhoea and vomiting. For the same reason, leaving your sandwich on your desk all morning is also a risk. The crumbs that accumulate on desks provide a perfect environment for bacteria and fungi to thrive and these can cause diarrhoea and vomiting 
The crumbs that accumulate on desks provide a perfect environment for bacteria and fungi to thrive and these can cause diarrhoea and vomiting
The crumbs that accumulate on desks provide a perfect environment for bacteria and fungi to thrive and these can cause diarrhoea and vomiting

‘Meat or chicken in temperatures of more than 4c will start to see salmonella growing after two or three hours,’ says Dr Peter Wilson, a microbiologist at University College London Hospitals. The more people who share office equipment or desks, the greater the risk of catching a bug, he explained. ‘Faecal contamination has been found in the office environment and on phones, so the more people use certain equipment, the more germs will be on it,’ says Dr Cutler. ‘That’s why it’s so important to wash your hands before eating.’ Finally, scientists at the University of Missouri claim that sitting at a desk for hours on end gives people an increased chance of developing heart disease, type 2 diabetes, obesity, and kidney disease. They claim sitting down for an extended time is as bad for health as smoking or over-exposure to the sun. And rushing to the gym after work won’t necessarily undo the damage — research from the American Cancer Society has found it’s the length of time you spend sitting that can affect your risk of premature death, regardless of how much physical activity you get outside the office.

Lire un article sur ce thème en français: suivre ce lien

03 mars 2013

Le burn-out, témoignage et entretien avec Aurélie Defois



Burn-out: quand le corps du stop! ©Phovoir
« Depuis 5 ans, je travaillais entre 60 et 70 heures par semaine. Et puis un jour, mon cerveau a fait un énorme bug ». Diagnostic: burn-out ! C’était il y a près de 4 ans. Aujourd’hui Stéphanie (prénom modifié), 39 ans, s’en est sortie. Elle parle librement de son histoire. Celle d’une jeune femme hyperactive, au point qu’elle en est devenue « un légume ». Témoignage.
Il y a encore 4 ans, Stéphanie était responsable commerciale dans une PME. Quatre vendeurs à diriger, des objectifs toujours plus ambitieux, « une pression intense de la hiérarchie »… Elle travaillait plus de 12 heures chaque jour, dormait 5 heures en moyenne par nuit. « A l’époque, je me voyais juste comme quelqu’un qui bossait  beaucoup et qui en faisait toujours plus que ce qu’on lui demandait. J’avais de grandes capacités de travail avec, c’est vrai, cette impression d’être plus forte que les autres. A tel point que je n’écoutais pas les mises en garde de mon entourage ». En parallèle, sa vie personnelle traverse également une tempête. « Je me suis retrouvée seule, avec deux enfants en bas âge ».
Son burn-out, Stéphanie ne l’a pas vu venir… malgré les alertes. « En quelques semaines, j’ai eu deux problèmes cardiaques. Je me suis écroulée, transportée aux Urgences. Dans les deux cas, j’ai eu une semaine d’arrêt. J’étais certes un peu fatiguée mais pas plus ou pas moins que d’habitude ». Une « habitude » qu’elle a payée un matin de mai, quand sa vie a basculé.
Clouée ! « J’ai des souvenirs assez imprécis de ce jour-là », nous confie Stéphanie. « Je me souviens qu’il m’était impossible de bouger mes bras. En fait, je ne pouvais plus bouger du tout. J’étais clouée sur place. J’éprouvais aussi des difficultés à parler. Le médecin est venu. Il m’a dit ‘Stop. Vous faites un burn-out ».
Son agonie va durer 6 mois. Six mois qu’elle a passés au fond de son lit, avec un quotidien rythmé notamment par la prise d’anti-dépresseurs et d’anxiolytiques. Six mois avant d’être capable « de re-formuler une phrase complète, sujet, verbe, complément ». Six mois avant de pouvoir soutenir une conversation de 3 à 4 minutes. « Je n’avais plus de mémoire immédiate. Mon cerveau s’était mis à fonctionner à deux à l’heure (sic) alors qu’il était habitué à faire 4 choses en même temps. J’ai été fortement ralentie pendant un an, comme hyper-épuisée. La moindre tâche du quotidien me demandait un effort insurmontable ».
Au cours de cette période, Stéphanie vit difficilement le regard des autres. Au point de culpabiliser. « On me disait : « il faut te secouer. Alors que les médecins me recommandaient surtout d’écouter mon corps. Je l’avais justement secoué trop fort, trop longtemps. Pour mes enfants, la maman hyperactive que j’étais s’était transformée en légume ».
3 ans ! « Les médecins m’avaient dit que je mettrais 3 ans à récupérer. Sur le coup, j’ai hurlé. Avec le recul, je dois bien reconnaître qu’ils ne se sont pas trompés ». Un repos forcé, une thérapie, du temps, de la patience… Stéphanie va lentement remonter la pente. Au point de dire : « aujourd’hui, je m’en suis sortie ».
Licenciée il y a deux ans et demi alors qu’elle était en arrêt de travail, elle se « remet progressivement dans la peau de quelqu’un qui va devoir retravailler. Je me donne 6 mois à un an ». Ces quelques mots glissés, l’air de rien, montrent qu’elle est cette fois-ci décidée à prendre son temps. Et à hiérarchiser ses priorités. Loin de la « Stéphanie d’avant » qui faisait tout en même temps. « De tout cela » conclut-elle, « j’ai surtout appris que chacun dispose d’un capital d’énergie disponible. Et nous ne pouvons pas aller au-delà… ».
Ecrit par David Picot – Edité par Marc Gombeaud
Source : Destination santéInterview de Stéphanie, février 2013


Le burn-out, «comme une bougie qui se consume…»



Illustration de l'article : Le burn-out, «comme une bougie qui se consume…»

Quels sont les professionnels les plus exposés au risque de burn-out ? Quels signes doivent alerter ? Après le témoignage de Stéphanie hier, Aurélie Defois, psychologue spécialisée dans l’accompagnement de la souffrance au travail insiste sur l’importance de la prévention.
Tous les métiers ? Médecins, infirmiers, travailleurs sociaux… « Le secteur médico-social a longtemps été en première ligne », nous explique-t-elle. « Il s’agit de professionnels qui prennent en pleine face les problèmes voire l’agressivité des autres. » Depuis quelque temps, elle observe toutefois que le profil des victimes sort de plus en plus de ce secteur d’activité. « Aujourd’hui cela tend à s’élargir à tous les secteurs d’activité, notamment chez les cadres et les managers du fait de la pression. Dans tous les cas, il s’agit le plus souvent de personnes très impliquées dans leur travail, guidées par des valeurs fortes et qui éprouvent le besoin de se sentir utiles. A un moment donné, elles subissent un grand décalage entre leurs attentes et la réalisation de ces dernières sur le terrain. Et elles en viennent à perdre leur estime d’elles-mêmes. »
Quels signes ? Aurélie Defois explique que « les victimes nous racontent souvent qu’elles n’ont rien vu venir. » Il n’empêche que certains comportements doivent vraiment alerter. « Sur le plan émotionnel, on éprouve un sentiment d’impuissance, on est gagné par le pessimisme alors que ce n’est pas du tout dans sa nature… Les victimes de burn-out se placent en retrait des autres : les membres de la famille, les amis, les collègues. Au travail, progressivement elles s’isolent et modifient leurs comportements.  Elles souffrent aussi de troubles de la concentration, et de la mémoire. La qualité du travail s’en trouve altérée. Ces personnes perdent leurs capacités de discernement et d’action rapide, alors même qu’elles faisaient leur force jusque-là. » Elle ajoute enfin certains signes physiques : « troubles du sommeil, fatigue, maux de tête à répétition, problèmes de dos, difficultés à se lever le matin, perte de la motivation… »
En parler. En conclusion lorsque l’on se sent épuisé au travail, « il ne faut surtout pas rester seul. Il faut en parler, à son entourage, à son médecin ou à sa hiérarchie même si peu de managers sont formés à ce type d’écoute. Ne pas hésiter non plus à consulter un psychologue ou un psychiatre ». Quant aux personnels connectés 24h sur 24h à leur entreprise via les portables – téléphone et/ou ordinateur – « ils doivent apprendre à se ménager du temps. Il est important de couper mais aussi de conserver une bonne hygiène de vie, en termes notamment d’alimentation et de sommeil. Le burn-out est une maladie sournoise. C’est comme une bougie qui se consume lentement. Un jour, il n’y a plus rien. »
Ecrit par David Picot – Edité par Emmanuel Ducreuzet
Source: Le Perche

03 février 2012

Ecouter: France Info - Le travail nouvel vedette de cinéma

Décidément, France Info regorge de pépites ces jours-ci !


Le travail, nouvelle vedette du cinéma

LE VENDREDI 3 FÉVRIER 2012 À 10:51 par Philippe duport


Le festival "Filmer le travail" ouvre sa troisième édition ce vendredi à Poitiers. Le monde du travail et de l'entreprise sont de plus en plus présents au cinéma. Explications avec Jean-Paul Géhin, président du festival de Poitiers.

Du 3 au 12 février se déroulera la troisième édition du festival "Filmer le travail", en partenariat avec France Info. Jean-Paul Géhin, le président du festival, explique pourquoii le monde de l'entreprise revient en force au cinéma.

La motivation n'est pas toujours une bonne chose au travail...


Etre trop motivé par son travail peut nuire à la santé. C'est la conclusion surprenante des chercheurs de l'IME, l'institut de médecine environnementale. Ils se sont penchés sur le sempiternel "stress au travail"... et ils ont découvert qu'une bonne partie de ces tensions était causée par un trop fort "investissement émotionnel".  Cette trop grande motivation concernerait 40% des salariés. Un résultat qui a surpris les chercheurs eux-mêmes.
Selon leurs chiffres, un salarié sur quatre a très peur d'échouer dans son travail et un sur cinq est déçu même s'il obtient de bons résultats.
Le tout donne une image nouvelle et intéressante de la souffrance au travail. Toutes les études disent en effet que les Français sont très impliqués dans leur travail... Et les mêmes sondages indique que la souffrance au travail est forte. Se rendre malheureux parce qu'on est trop exigeant avec soi-même au boulot... voilà une explication qu'il faudra creuser.


23 novembre 2011

Orientation scolaire Quimper

Décider de faire un bilan pour son orientation scolaire présente de nombreux avantages: outre découvrir son futur métier, c'est aussi l'occasion de faire le point, savoir quelles matières sont vraiment importantes, redonner du sens à ses études, retrouver une motivation perdue.

Il n'y a pas de formule type: l'orientation scolaire s'adapte à vos besoins (ou à votre budget) en étant totalement personnalisable. Elle repose sur un socle de base se déroulant en 4 séances : les trois premières séances permettent de faire le bilan des motivations, du potentiel, des centres d’intérêt, des atouts, des priorités et bien sûr des résultats scolaires, la quatrième est une présentation d'une quinzaine de métiers en lien avec les informations recueillies.

Ce socle de base vise à préciser le projet, à découvrir des débouchés pertinents et ne peut prétendre être exhaustif (il existe plusieurs milliers de métiers recensés en France !). Le rôle de l'accompagnant vise à aider l'accompagné à se poser des questions importantes, apprendre à se connaître, ouvrir ses horizons tout en l'aidant à affiner son choix.
En revanche, ce n'est pas lui qui réalise le choix définitif, ni n'invente le métier parfait !

Cette formule peut être enrichie de modules supplémentaires pour un accompagnement plus complet.

A ces quatre séances peuvent donc s'ajouter: 

  • 1 séance en fin de cycle pour avoir le plus d'informations possibles sur les 3 métiers jugés les plus intéressants
  • la remise d'un compte-rendu résumant tous les éléments importants de l'orientation et/ou les fiches des métiers sélectionnés
  • 2 séances pour bien préparer ses études: définition du projet retenu, choix de la filière la plus adaptée au projet professionnel, mise en place de stratégies de rebonds en cas d’échec (aux concours, aux entretiens d’admission, changement d’avis), conseils pour faciliter l'insertion professionnelle (fortement recommandé pour les élèves de terminale et les étudiants)
  • un accompagnement ponctuel ou régulier dans l'année pour maintenir la motivation
  • la mise en relation avec des professionnels en lien avec le projet défini
  • des séances d'aide à la réalisation du projet: préparation aux concours d'entrée, aux entretiens d'admission, aide à la rédaction d'un CV ou d'une lettre de motivation, un entraînement aux tests psychotechniques, aux tests de logique et de culture générale, etc.

Liens:
Article Ouest-France
Prestations pour les collègiens, lycéens, étudiants
Orientation professionnelle (personnes entrées dans la vie active)

29 septembre 2011

Cabinet Quélennec: simulations d'entretien de recrutement

Passer un entretien d'embauche n'est jamais facile. D'abord, parce qu'on n'a qu'une seule chance et qu'il est très rare que le recruteur vous dise vraiment pourquoi ça n'a pas marché. De plus, les méthodes employées sont très variables d'une entreprise à l'autre: entretien devant plusieurs personnes, entretiens collectifs, tests de personnalité, tests de QI, mises en situation, questions déstabilisantes...

A titre personnel, on peut également être mal à l'aise, par timidité, par manque d'habitude ou parce qu'il y a des questions qu'on redoute...

Ayant une dizaine d'années d'expérience en tant que recruteur, je vous propose de vous préparer à cette étape importante du processus de recrutement, l'idéal étant de simuler un entretien puis de le debrieffer, mais on peut également le faire en discutant de vos appréhensions, de vos bloquages, de ces questions auxquelles vous ne savez pas répondre. Le but visé n'est pas d'apprendre un discours bien rôdé mais de comprendre les mécanismes d'un entretien d'embauche, de savoir quelles sont les erreurs rédhibitoires, les petits plus qui vous distingueront des autres candidats afin d'aborder sereinement l'entretien le jour J, capable de vous adapter aux différents cas de figure auxquels vous serez confrontés.

Pour plus d'informations
Retrouvez l'ensemble des prestations proposées aux salariés, managers, demandeurs d'emploi

04 juillet 2011

La motivation des jeunes diplômés

Europe 1 propose un article assez amusant aujourd'hui: "Les jeunes plus exigeants face au travail".
Une enquête TNS Sofres - EUROPE 1 révèle que 26 % des DRH ont du mal à recruter des jeunes parce qu'ils ont dit percevoir un manque d'expérience des candidats, et à pourcentage égal, un manque de motivation. 

Un jeune diplômé n'a pas 10 ans d'expérience
D'abord, le premier constat est vraiment très drôle, j'en ai d"ailleurs déjà parlé: en effet, un jeune diplômé manque d'expérience (on enfonce des portes ouvertes, là), ce qui est d'ailleurs l'argument sur lequel ils s'appuient bien souvent pour leur proposer un salaire si bas. 

Les jeunes ne sont pas motivés
Le deuxième constat ne paraît pas comique de prime abord. Les jeunes ne sont pas motivés... Serait-ce la raison pour laquelle la crise s'éternise ? Ces jeunes tire-au-flan n'ont pas envie d'accepter les nombreux postes passionnants proposés par les DRH ?

Le mouton à 5 pattes
Bon, il faut remettre quelques pendules à l'heure... D'abord, mon expérience en entreprise et en cabinet de recrutement m'a appris qu'en France, si on avait pas un CV quasi copier-coller de la fiche de poste du recruteur, ce n'était pas gagné pour décrocher le poste. Si les recruteurs étaient moins rigides, moins accrochés aux diplômes, aux grandes écoles et s'ouvraient aux personnes à potentiel, s'ils renonçaient à des critères plus ou moins légaux et/ou injustifiés, leurs difficultés se lèveraient comme par magie. Car vouloir toujours un bac+5, disponible, bilingue, mobile, pour un poste de faible qualification rémunéré au SMIC, c'est un peu aller dans le mur...

Travailler pour vivre ou vivre pour travailler ?
Ensuite, on cite une jeune femme, Julie, 24 ans qui a osé dire:""On ne vit pas pour travailler, on travaille pour vivre." Honteux ? Ce n'est pas si idiot que ça quand on reprend une enquête CSA pour Les Echos de mars 2005: 45% des Français s'arrêteraient s'ils disposaient de leur revenu actuel sans avoir à travailler. Julie n'est plus un cas isolé mais correspond à la moitié de la population... On enfonce le clou en expliquant que la jeune femme a choisi de travailler comme employée de banque à Paris, pour avoir un poste avec des horaires souples qui lui permet d’avoir du temps pour elle.

Personnellement, j'ai envie de la féliciter. Bien sûr, il est formidable d'avoir un travail qui passionne, où on ne compte plus ses heures, où on se donne à 100% et où se réalise pleinement. C'est l'idéal, mais c'est loin d'être le cas le plus fréquent, et nous n'attendons pas tous la même chose du travail. Cela dépend de nos valeurs, de nos motivations intrinsèques, de notre culture, de vision du travail... Vouloir développer plusieurs sphères dans sa vie, c'est aussi garantir sa santé mentale si l'une des sphères s'effondre.

Le marché de l'emploi aujourd'hui
Or, quelle est aujourd'hui la vision qui ressort quand on suit l'actualité ?
Les suicides d'Orange France Télécom ?
La souffrance au travail

Le manque de postes
Les travailleurs pauvres
Peut-on reprocher aux jeunes de manquer d'enthousiasme ?

13 vérités sur le travail (source)
  1. Nous consacrons en moyenne 90.000 heures de notre vie à travailler
  2. 80% des travailleurs sont mécontents de leur travail.
  3. Un quart des travailleurs taxent leur travail de source importante de stress. 4 sur 10 le qualifient même de « très voire extrêmement stressant » !
  4. Les couples dont les partenaires prestent 10 heures supplémentaires ou plus par semaine, ont deux fois plus de chances de se séparer.
  5. Chaque année, 13 millions de jours ouvrables sont perdus pour cause de maladie liée au stress.
  6. Chaque année, 10 000 Japonais succombent à leur bureau suite à des semaines de travail de 60 à 70 heures, maladie professionnelle au pays du soleil levant plus connue sous le terme de ‘karoshi’.
  7. Un Américain moyen a exercé avant ses 30 ans 7 à 8 jobs différents.
  8. Près d’un Américain sur deux prend du poids à cause du boulot : 28% prend 4 kilos et plus, 13% plus de 8 kg.
  9. Aux Etats-Unis, un travailleur ne prend en moyenne que 57% de ses congés. Près de la moitié des jours de congés légaux sont consacrés au travail.
  10. 25% de ceux qui prennent congé, contactent régulièrement le bureau par mail ou téléphone. 60% le fait aussi pendant les périodes de congé traditionnelles comme la Noël.
  11. Pour chaque euro gagné par un homme, les femmes ne reçoivent en moyenne que 0,54 euro. La discrimination salariale existe toujours bel et bien, en d’autres mots.
  12. 15% des femmes managers ont des relations sexuelles avec leur patron, 37% en reçoivent effectivement une promotion.
  13. Un travailleur moyen perd 100 heures par an dans le trajet domicile bureau.
Cherche à qui la crise profite
Il y a une phrase clé dans l'article d'Europe 1: Le constat peut étonner à l'heure où la crise sévit encore. Et oui, car il y a des gens à qui la crise pourrait profiter: les employeurs ! Quand il y a pénurie de main d’œuvre, on peut faire jouer la concurrence, baisser les salaires, augmenter le nombre d'heures, réduire les avantages sociaux, rendre les salariés corvéables: on trouvera bien quelqu'un sur le carreau prêt à tout pour s'en sortir... C'est un peu ce que Mr Wauquiez a en tête quand il parle du cancer de l'assistanat et veut faire travailler gratuitement les bénéficiaires du RSA.

Et la motivation dans tout ça ?
Les jeunes ne sont pas motivés. La phrase en elle même ne veut rien dire.
C'est quoi la motivation ? D'abord, ce n'est pas une qualité intrinsèque: il n'y a pas des gens motivés et des gens pas motivés. On n'est pas motivé par tout, tout le temps (ou bien on a un sérieux problème). Et on peut aussi ne pas être motivé par quelque chose qui motivera quelqu'un d'autre.
Faisons un parallèle: un homme au physique repoussant, méchant, pas drôle, sale, macho et vulgaire se plaint à un ami: "les femmes d'aujourd'hui ont un vrai problème: la preuve ? aucune ne m'aime" D'après vous, c'est aux femmes de se remettre en question ou bien à l'homme de changer ?
Voilà donc ma réponse aux DRH interviewés par Europe 1: vous trouvez que les jeunes diplômés ne sont pas motivés par les postes que vous leur proposez ? Et bien, demandez vous pourquoi vous n'arrivez pas à les séduire. (postes sous-qualifiés, mal rémunérés, précaires, sans perspectives d'évolution, sans gestion de carrière, avec des objectifs mal définis ou inaccessibles).
Et gardez cette phrase à l'esprit: if you want to pay peanuts, hire monkeys!

23 novembre 2009

Recrutement: pistes vers une réforme de la pratique ? (cabinet quelennec, psychologie sociale, Quimper)

Voici quelques pistes de réflexions intéressantes concernant le recrutement au sein des entreprises, avec en trame de fond l'anonymat du CV, les informations sur les blogs et réseaux sociaux, et quelques questions assez pertinentes que tout employeur doit un jour se poser:
http://www.lavieeco.com/la-vie-eco-carrieres/15130-le-recrutement-face-au-blanchiment-des-competences.html