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05 février 2013

Voir En quête de solutions sur les métiers qui embauchent

En quête de solutions - Embauches, CDI, bons plans, révélations sur la France qui recrute

En quête de solutions - Embauches, CDI, bons plans, révélations sur la France qui recrute 
  • Durée : 1h50
Synopsis : Au sommaire : *Ces métiers du bâtiment qui cartonnent* Chaque année, le secteur du bâtiment embauche 100 000 personnes, avec bien souvent des CDI à la clé. Les besoins sont tellement nombreux que les opportunités de décrocher rapidement un contrat bien payé sont nombreuses. *J'ai 20 ans et je crée ma boîte* De plus en plus de Français de 20 à 30 ans n'hésitent plus aujourd'hui à prendre leur destin en main en créant leur propre entreprise.
  • Diffusions tv
  • Stéréo 16:9 Inédit  Mer 06 à 20h50 sur D8
  • Stéréo 16:9  Dim 10 à 13h40 sur D8

19 décembre 2012

CAP, BEP, Bac pro... les meilleurs diplômes professionnels pour éviter le chômage


Retrouvez la synthèse de Sandrine Chauvin sur le site Capital.fr


© REA
Souvent considérés comme une voie de garage, les CAP et autres bac pro garantissent un accès plus facile à un emploi stable. Encore faut-il choisir la bonne spécialité... Car les débouchés varient énormément d'une filière à l'autre.

Le diplôme reste un sérieux rempart contre le chômage, surtout en période de crise. "Même les secteurs en tension du fait du turn-over ne recrutent plus de jeunes sans diplôme (bâtiment, hôtellerie)", prévient le Céreq dans une récente étude sur l'enseignement secondaire professionnel. Résultat : 41% des non-diplômés pointent à Pôle emploi, contre 24% des jeunes ayant un CAP ou un BEP, 13% des bacheliers professionnels.

Mais les débouchés varient énormément selon la filière choisie. Le taux de chômage des jeunes sortis de l'enseignement professionnel secondaire varie ainsi de 3% à 45% selon la spécialité. Le secteur de la santé est celui qui affiche le taux de chômage le plus bas, à seulement 3% pour les diplômés d'un CAP ou d'un BEP, 8% après un bac pro ou un brevet professionnel (BP). Il tombe même à 1% pour ceux qui ont réussi à décrocher un BP dans le travail du bois. Les diplômés exerçant un métier réglementé comme la coiffure ou l'esthétique tirent aussi plutôt bien leur épingle du jeu.

Pour les autres, en revanche, l'insertion professionnelle s'avère plus compliquée. Moins de 60% des jeunes formés aux métiers du livre, de l'image et du son, du secrétariat, de l'accueil-hôtellerie-tourisme, du commerce, des services à la collectivité et de la comptabilité ont décroché un emploi stable. Les établissements commencent à s'en rendre compte et évitent d'orienter leurs élèves dans ces filières sans avenir. Ainsi, les inscriptions en formation comptabilité ont chuté de 38% et de 28% en secrétariat bureautique.

Bac pro ou pas ?

Autre enseignement de cette étude du Céreq : si, en règle générale, les diplômés les plus élevés tels que le bac pro et le BP garantissent de meilleurs débouchés que les CAP et autres BEP, cette règle ne vaut pas dans tous les secteurs d'activité. Par exemple, dans le gros oeuvre du bâtiment, un CAP suffit : 3 ans après leur cursus, 90% des diplômés occupent ainsi un CDI.

A l'inverse, dans les secteurs moins porteurs - en particulier dans le secrétariat-bureautique, comptabilité et commerce -, le niveau bac ne suffit plus. L'idéal est de compléter son cursus par un BTS pour des postes de type aide-comptable.

Côté rémunération, les diplômés des filières professionnelles gagnent en moyenne 1.200 euros net par mois. Soit à peine plus que le Smic. Pour les mieux rémunérés, le salaire mensuel médian atteint 1.520 euros par mois pour les titulaires d'un bac pro ou d'un BP en génie climatique.


Taux de chômage et rémunération des diplômés, 3 ans après un CAP-BEP, Bac pro-Brevet professionnel-Brevet de Technicien, filière par filière

© Capital.fr    

06 août 2012

Pourquoi un CDI est plus facile à décrocher pour un job d'été


Retrouvez l'article sur le site Challenges.fr

Le CDI est de plus en plus imposé aux saisonniers à la place du CDD. Il permet à l'employeur d'éviter la prime de précarité. Mais cette pratique est illégale.

Glacier, petit job de l'été © AFP PHOTO / TIZIANA FABI

Si difficile à obtenir après ses études, le CDI est devenu le saint-graal pour beaucoup de jeunes précaires. Pourtant, gare aux pièges. De plus en plus d'entreprises signent des contrats à durée indéterminée à la place de CDD. La période estivale, propice aux petits jobs, est particulièrement révélatrice de ce phénomène. En effet, il semblerait que de plus en plus d'employeurs embauchent des saisonniers en CDI, selon un article publié dans Le Parisien ce lundi 06 août.

Pour les entreprises, le CDI coûte moins cher et est moins rigide qu'une CDD. Ainsi, contrairement au CDD, la rupture de CDI ne donne pas droit à la prime de précarité, et chacune des deux parties peut mettre fin sans motif au contrat au cours des deux mois de période d'essai. Avec un contrat à durée déterminée, la période d'essai est plus courte et proportionnelle à la durée du contrat. Un employeur qui souhaite ainsi embaucher un jeune pendant les mois de juillet et août peut donc mettre fin au CDI au bout de deux mois sans se justifier et sans payer la prime de précarité. "On peut parler à la fois d'abus de droit, car le contrat n'est pas adapté et d'abus de faiblesse, car les jeunes n'ont souvent pas connaissance des règles protectrices du droit du travail et en particulier des règles applicables au CDD", explique Me Alexis Sobol.

"Tu démissionnes et tu reviens l'été prochain"

D'après la CGT Commerce, les secteurs les plus touchés sont la restauration et le petit commerce dans les zones touristiques. Grégory Crochemar, 25 ans, commis de cuisine a été victime trois fois de cette combine :"J'avais signé un CDI. J'ai enchaîné deux mois dans un grand hôtel et fin août, la direction a attendu le dernier moment pour m'annoncer que je ne continuerai pas. Ils m'ont dit que je manquais de motivation". Le géant américain de la mode, Abercrombie & Fitch, qui possède une boutique sur les Champs-Elysées, use et abuse de CDI pour des étudiants appelés en renfort pour l'été. "Les recruteurs d'Abercrombie expliquent le deal dès la signature du CDI. Ils disent aux jeunes: Tu démissionnes quand tu rentres à l'université et tu reviens l'été prochain si tu veux", rapporte Karl Ghazin, secrétaire général de la CGT Commerce.

Mais agir de la sorte est risqué pour les entreprises. Selon Philippe Axelroude, avocat spécialiste du droit du travail, "si l'employé va au prud'hommes, l'employeur devra alors expliquer que le CDI était en fait prévu sur un poste temporaire, et se retrouvera dans l'illégalité." Au total, la société condamnée pourrait débourser jusqu'à 3 mois de salaire. Mais finalement peu d'étudiants sont prêts à poursuivre devant la justice ces employeurs qui jouent avec les règles du code du travail, car si peu connaissent leurs droits de salariés.