Affichage des articles dont le libellé est Lire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Lire. Afficher tous les articles

28 octobre 2014

Sortie du livre: Au coeur des Prud'hommes de Véronique Brocard

Au coeur des prud'hommes
Collection : 
Parution : 
08/10/2014
200 pages
Format :
135 x 215 mm
EAN : 
9782234078253
Prix: 
18.00 €
Ce livre existe en version numérique

Au coeur des prud'hommes

Avant-propos

Parfois, il suffit de pousser une porte pour apercevoir un monde inconnu, à l'intérêt et au tumulte insoupçonnés. Ce monde s'appelle les conseils des prud'hommes. Je m'y suis rendue pour la première fois citée comme témoin dans une affaire. Ce fut l'occasion de découvrir la justice du travail, la plus ancienne et la plus populaire des juridictions sociales, mais aussi la plus pauvre et la plus négligée. Et peut-être la plus mal connue. Elle vaut bien qu'on s'y attarde pour mieux la comprendre.
Alors, pendant deux ans, j'ai assisté aux audiences du plus important des conseils des prud'hommes, celui de Paris, qui règle 10 % du contentieux. Toutes les semaines, je me suis installée au fond des salles sans apparat et j'ai écouté l'histoire de ces salariés qui se battent pour leurs droits, voire leur dignité. Des jeunes, des vieux, des cadres, des employés, des salariés maltraités, sous-payés, mais aussi tricheurs ou profiteurs. Leurs histoires sont généralement grinçantes, édifiantes, parfois drôles ou d'une grande cruauté, complexes, jamais banales.
Elles racontent le harcèlement, le travail précaire ou dissimulé, les salariés assimilés à des «variables d'ajustement», l'inventivité des patrons pour disparaître, le mépris fait aux travailleurs immigrés, parfois payés moins de 5 € brut de l'heure. Tous les secteurs sont touchés, le bâtiment, la restauration, le commerce, l'hôtellerie, la presse, les musées, les grands magasins, les salons de massage, les sociétés de gardiennage, les écoles, les crèches...
En les additionnant, ces récits composent un formidable tableau de la société d'aujourd'hui, son évolution, ses trous de mémoire, son cynisme. Ils disent le monde du travail et ses dysfonctionnements, mettent en lumière les rapports de force, la hiérarchie, la solidarité, la solitude. C'est en cela qu'ils sont passionnants. L'extraordinaire dans l'ordinaire.
De ces femmes et ces hommes sans renommée, on ne sait rien de leur passé, rien de leur futur. Les conseils des prud'hommes ne sont pas des biographes. Ils n'examinent qu'un moment précis dans la vie des plaignants, celui où se brisent leurs contrats de travail. Ces histoires individuelles ne sont que parcellaires, comme autant d'instantanés. Ce sont des fragments, des fragments considérables.
 
 
 
Interview de Véronique Brocard sur Europe 1
 

 
 
 
Lire aussi l'interview de Véronique Brocard pour le Journal du Dimanche (interviewée par Danielle Attali - Le Journal du Dimanche)

Prud'hommes : "Il y a une augmentation de la violence au travail"

INTERVIEW - Véronique Brocard a assisté pendant deux ans aux audiences du conseil des prud'hommes qu’elle a rassemblés dans un livre qui vient de paraître, Au cœur des prud'hommes.

Prud'hommes
Le conseil des prud'hommes de Paris. (Maxppp)
Tout ce que vous vous vouliez savoir sur les prud'hommes sans oser le demander se trouve dans ce livre. Véronique Brocard, ex-rédactrice en chef du service radio au magazine Télérama, est un jour appelée à témoigner en faveur du chroniqueur Didier Porte, viré de France Inter. Elle découvre à cette occasion un monde dont elle avait souvent entendu parler, mais dont elle ignorait tout. Pendant deux ans, à raison d’une fois par semaine, elle va suivre les différentes affaires qui se présentent. De combats en émotions, tous ces témoignages la poussent à écrire un livre.Au cœur des prud'hommes(éditions Stock) vient de sortir et raconte ce qu’est cette juridiction "la plus démocratique qui soit", tout en abordant des dizaines de cas et de jugements aussi édifiants qu’intenses.
Qu’est-ce qui vous a conduit à écrire ce livre?
L’envie de témoigner à mon tour de ce que j’avais vu pendant deux ans. En allant aux prud’hommes pour Didier Porte, j’ai découvert une justice assez austère, mais très différente de ce que j’avais pu imaginer. Elle méritait qu’on s’y attarde, qu’on regarde qui étaient les gens qui la rendaient et ceux qui venaient la réclamer.
Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, vient d’annoncer vouloir réformer les prud'hommes.
C’est une réforme souvent annoncée et jamais réglée. Là, il semble qu’elle soit bien engagée. Christiane Taubira, ministre de la Justice, a demandé un rapport préconisant des mesures d’amélioration de la justice sociale ; François Rebsamen, ministre du Travail, vient de faire voter au Sénat un texte transformant les élections des juges prud'homaux en une désignation par les organisations syndicales. Bilan : une économie de cent millions d’euros et une bataille syndicale à venir. Mais il n’est pas sûr que les projets de la garde des Sceaux s’accordent avec ceux de Bercy.
Combien de tribunaux de ce type à Paris intra-muros?
Il n’y en a qu’un seul, qui est le plus important de France. Il est situé rue Louis-Blanc, du nom d’un homme politique qui fut un des premiers à concevoir le Code du travail, mais ça, personne ne s’en souvient. L’immeuble se trouve à un croisement, en face du commissariat et de l’ANPE. Symboliquement, c’est intéressant ! On tourne dans le sens qu’on veut. Chaque étage des prud'hommes est dédié à une catégorie socio-professionnelle : les cadres, le commerce, l’industrie et l’agriculture. À Paris, l’agriculture, c’est le PMU et le Crédit agricole.
On parle souvent de la grande misère de la justice française. Qu’en est-il des prud'hommes?
C’est la plus pauvre d’entre toutes. Non seulement les bâtiments sont très austères, sans âme, sans fenêtres avec juste une Marianne en plâtre dans un recoin, des bancs en bois, des bureaux borgnes, sans apparat. On est loin des ors de la république. Mais le pire reste la lenteur des jugements. Dans la capitale,  il faut compter au minimum dix-huit mois pour obtenir un jugement si on a beaucoup de chance et ça peut aller jusqu'à cinq ou six ans. Entre-temps, votre vie aura totalement changé. L’État français est régulièrement condamné à payer des dommages et intérêts à des plaignants pour déni de justice. En 2013, il a dû verser 1,4 million d’euros. Ce n’est rien mais ça pourrait être utilisé à des choses plus utiles car c’est une justice formidable qu’il faut défendre.
Les témoignages que vous rapportez reflètent-ils l’état de la violence dans le monde du travail aujourd'hui…
Absolument. On s’en rend compte à force d’écouter. On s’aperçoit que les conflits entre employés et employeurs sont de plus en plus durs. Il y a une augmentation de la violence chez certains employeurs voyous qui créent des entreprises qui n’existent pas, qui mettent la clé sous la porte du jour au lendemain sans prévenir leurs salariés, qui ne cotisent pas pour eux, qui éditent de fausses fiches de paie. Les tricheurs sont très inventifs. Les gens se retrouvent dans la détresse sans droits au chômage.
Les employeurs sont souvent très critiqués mais les employés n’ont pas toujours raison et ne gagnent pas à tous les coups…
Il y a beaucoup d’idées reçues auxquelles il faut tordre le cou. Les conseils donnent raison aux salariés dans 70%  des cas et donc dans 30 % aux employeurs. Mais il faut garder en tête que les conseils sont saisis par des salariés qui constatent des dysfonctionnements, des irrégularités dans leur contrat de travail ou des abus lors de licenciements. Il est intéressant de souligner que les prud'hommes ne sont  pas systématiquement et idéologiquement pour le salarié. Ils appliquent le Code du travail.
De quelle façon?
Les juges sont au nombre de quatre, deux représentants pour les salariés et deux pour les employeurs. Chaque collège officie dans son domaine de compétence, employés, cadres, etc. Chaque jugement doit être rendu à la majorité. Il faut donc qu’un des juges change de camp.
Et quand ce n’est pas le cas?
Un juge professionnel prend le relais et tranche. C’est ce qu’on appelle le départage. À Paris, les affaires en départage ont explosé pour atteindre le nombre de 20%. On peut y voir un symptôme d’une société qui va mal, minée par le chômage. Actuellement, c’est la section cadres qui enregistre une grande augmentation de saisines. Avant, le cadre faisait quasiment partie du patrimoine de l’entreprise. On a commencé à virer les petits cadres, puis les moyens. Désormais, les cadres sup s’inquiètent. On voit même arriver aux prud'hommes des DRH qui ont eux-mêmes "nettoyé" leur entreprise.
«Pour certains, même la dignité, on ne leur a pas rendu»
Vous racontez des histoires parfois très touchantes où les plaignants réclament quelques centaines d’euros. Cela paraît presque dérisoire.
C’est vrai. Certains demandent le remboursement de leur carte de transports en commun. Pour eux, c’est important. Tout comme de se faire payer 200 euros d’heures supplémentaires. Ceux-là viennent généralement avec des dossiers mal ficelés défendre leur dignité. C’est souvent trop tard. Même la dignité, on ne leur a pas rendu.
Le harcèlement moral, on le voit dans certains cas que vous décrivez, n’est toujours pas reconnus. Même aux prud'hommes.
C’est un mauvais point, en effet. J’ai vu une femme dévastée venir seule se défendre de son employeur qui la faisait souffrir depuis des années. Il était présent, arrogant et accompagné de deux hommes. Ils riaient, échangeaient des clins d’œil. Ils se sont même fait rappeler à l’ordre. On voyait tout de suite qu’elle était harcelée, que ce n’était pas du vent. Ils étaient même venus à trois pour la faire taire. Mais elle a perdu. Personne n’a compris. Je suis allé voir le juge ensuite. Rien ne prouvait, paraît-il, qu’elle était harcelée. C’est le droit contre la parole.
C’est pourtant une affaire révoltante.
C’est justement pour cela que la psychanalyste Marie Pezé, auteure d’ouvrages sur la souffrance au travail, conseille de ne pas se battre sur ce terrain. En gros, elle dit : « Poursuivez pour tout sauf pour le harcèlement moral. Dans le Code du travail, il y a plein d’articles qui disent la même chose mais qui vous permettront de gagner. »
Au cœur des prud'hommes, de Véronique Brocard, Editions Stock. 200 p.. 18 euros.

02 novembre 2012

A lire: La panne - Repenser le travail et changer la vie, aux éditions Bayard, paru le 27/09/2012, de Christophe Dejours, Béatrice Bouniol (Interviewer)


Quarante ans que Christophe Dejours propose une approche différente du travail, qui s’intéresse à la souffrance qui s’y joue et aux stratégies que les gens construisent pour s’en protéger. Des années donc qu’il s’oppose aux partisans de la fin du travail et s’inquiète au contraire de sa disparition au profit de la gestion. Longtemps minoritaire, sa démarche est apparue seule à pouvoir donner une lecture rationnelle des suicides qui ont frappé le monde du travail ces dernières années. 
Lui qui a commencé ses enquêtes dans le monde ouvrier a bientôt vu les cadres et les patrons eux-mêmes lui demander de réfléchir avec eux à une organisation du travail qui les mettrait à l’abri de ces passages à l’acte. C’est ce constat qui est à l’origine de ce livre d’entretien : nous sommes dans un moment charnière, d’extrême domination d’un côté, imposée par les méthodes gestionnaires comme l’évaluation individuelle des performances qui a détruit toute solidarité et a plongé les travailleurs dans une solitude terrible ; mais un moment de résistance aussi, où les réalisateurs, les romanciers, les metteurs en scène, les journalistes donnent de plus en plus à voir les dégâts des organisations du travail héritées des années 80, où les avocats gagnent des procès contre de puissantes entreprises, où l’ensemble des salariés doutent de l’efficacité d’un modèle qui les détruit au quotidien. 
Au-delà de cet état des lieux, Christophe Dejours propose ici d’en reconstruire l’histoire afin de montrer la centralité du travail et la manière dont nous pouvons tous ensemble le réformer aujourd’hui. Avec une certitude : le système ne fonctionne que grâce à notre consentement et notre zèle, nous pouvons le mettre en panne et en construire un tout autre.

Biographie de Christophe Dejours
Psychiatre, psychanalyste, professeur au Conservatoire national des Arts et Métiers et directeur du Laboratoire de psychologie du travail et de l’action, Christophe Dejours est l’auteur notamment de Souffrance en France, Le travail vivant et, aux éditions Bayard, Travail, usure mentale. Entretiens avec Béatrice Bouniol.

Voir aussi:
http://cabinetquelennec.blogspot.fr/2011/09/videos-jai-tres-mal-au-travail.html

06 mai 2012

A lire: Interview de PHILIPPE PELTIER « Échec scolaire plus important dans les familles nombreuses »

L'échec scolaire et le chômage ne sont pas une fatalité. Néanmoins, de nombreux facteurs vont jouer sur la trajectoire de chaque individu. Etre bien orienté, en s'appuyant sur ses points forts, ses qualités,ses centres d'intérêt demeure plus que jamais une nécessité.


Lire l'interview sur le site de l'Est Républicain.

Phillipe Peltier.  Photo Daniel WAMBACH
Phillipe Peltier. Photo Daniel WAMBACH
  • Phillipe Peltier.  Photo Daniel WAMBACH
1 / 2
Les thèses de feu Pierre Bourdieu, le pape de la sociologie française sur la reproduction des élites de génération en génération, restent malheureusement encore très pertinentes. La preuve avec les conclusions de l’enquête réalisée en 2011 sur l’orientation des jeunes Meusiens rendue publique à la chambre de commerce et de l’industrie de Bar-le-Duc. Entretien avec son rédacteur, Philippe Peltier, le chef de service de la mission institutionnelle de l’association.
- Quel était le but de cette enquête ?
Déterminer avec des données statistiques précises, le rôle des parents dans le suivi des études de leurs enfants selon leur diplôme et leur appartenance à telle ou telle classe sociale. Ainsi que l’idée qu’ils se font du mécanisme de l’orientation.
- Comment vous y êtes-vous pris ?
L’UDAF a envoyé à 3.000 foyers meusiens tirés au sort un questionnaire à remplir par les parents au sujet de l’orientation de leurs enfants. Nous avons eu un bon taux de retour, plus de 500 familles nous ont renvoyé le document. À noter que ce sont les couples dans une écrasante majorité qui ont répondu au questionnaire, à 87 % contre 13 % pour les familles monoparentales. Ce sont les mères de famille qui ont rédigé les réponses à 87 %. Il faut sans doute y voir un intérêt plus prononcé des femmes pour l’orientation sociale de leur progéniture.
- Quelles conclusions en tirez-vous ?
Les facteurs sociaux, culturels et familiaux influent grandement sur le processus d’orientation scolaire. Notre enquête révèle que le nombre d’enfants ayant rencontré des difficultés scolaires décroît à mesure que la CSP (catégorie socioprofessionnelle) croît. Un chiffre résume bien cet état de fait : 4 enfants sur 10 d’ouvriers ou employés éprouvent des difficultés à l’école, moitié moins chez les familles de cadres sup’ou de professions libérales. Autre élément remarquable : les problèmes de résultats en milieu scolaire sont aussi plus importants dans les familles nombreuses. Dans celles avec de plus de deux enfants, l’échec scolaire est deux fois plus marqué que dans les familles avec un seul enfant. L’enquête indique aussi que les parents les mieux informés sur le mécanisme de l’orientation jouent un rôle plus important auprès de leurs enfants pour faire les bons choix pour l’avenir professionnel de ces derniers. C’est déterminant pour que les jeunes réussissent leurs études.
Propos recueillis par Sébastien GIRARDEL

Pour approfondir la question:

09 novembre 2011

A lire, rubrique "Job", dans le magazine Biba de décembre 2011 (disponible dans les kiosques)

Ce mois-ci, vous pouvez lire la rubrique Job, écrite par Anna Rabenjoro à laquelle j'ai apporté une petite contribution (p.202 du magazine Biba de décembre 2011).
Au programme:
- Positiver "les trous" dans mon CV (après un congé parental, une période de chômage, une année sabbatique ou une création d'entreprise)
- Réussir mon entretien avec mon nouveau boss


07 octobre 2011

Lire: Sortie du livre: Le pouvoir donne-t-il la grosse tête ? de Laurent Auzoult


Collection: Petites expériences de psychologie, Dunod

Le pouvoir est-il toujours l'objet d'une passion dévorante ?  Corrompt-il ceux qui le détiennent ? Est-ce qu'il conduit à tous les abus ? Est-ce qu'il suscite l’esprit de cour ?

Ce livre retrace 100 petites expériences menés en laboratoire ou sur le terrain sur le pouvoir, les abus de pouvoir, la corruption du pouvoir, la jouissance du pouvoir. Sont abordés des sujets comme ceux du fondement du pouvoir, de ses conséquences individuelles et sociales à travers des situations où le pouvoir sert de point d’ancrage aux relations sociales : l’école, le couple, le travail.

Avant-propos. Les origines du pouvoir. Us et abus de pouvoir. La corruption du pouvoir. La jouissance du pouvoir. L'esprit de cour. Conclusion.

Exemples de questions : Le pouvoir est-il une question de grosse tête ? Le pouvoir a-t-il un sexe ? Pourquoi ne faut-il pas tomber sur un médecin qui vous veut du mal ? Les femmes sont-elles plus obéissantes que les femmes ? Pourquoi ceux qui ont le pouvoir ont-ils raison d'avouer leur culpabilité mais pas leur responsabilité ? Le pouvoir peut-il nuire à l'efficacité ? Le pouvoir modifie-t-il notre sens moral ? La vie de couple est-elle une affaire de pouvoir ? Le pouvoir est-il sexy ? L'ivresse du pouvoir existe-t-elle ? Pouvoir rime-t-il toujours avec mensonge ?

Laurent Auzoult - Maître de conférences en psychologie sociale à l'université de Franche
-Comté (Besançon)

26 septembre 2011

Lire: Ma retraite à 29 ans de Nicolas Trüb


«Dans la pensée occidentale courante, prendre sa retraite consiste à quitter son emploi et son patron pour consacrer le reste de sa vie à des activités que l'on a toujours rêvé de faire et à accepter pour cela de vivre avec des moyens financiers inférieurs. J'ai donc pris ma retraite le 1er septembre 1997. J'avais 29 ans...

... Mon entreprise a cumulé de nombreux handicaps : un métier pour lequel je n'avais pas été formé, des capitaux très faibles, une conjoncture atone, un domaine d'activité flou, une ambition démesurée, des coûts de production soutenus et des considérations sociales globales rarement mentionnées dans les manuels de création. J'ai donc rencontré toutes les difficultés possibles...»

Pour Nicolas Trüb, la création d'entreprise est à la fois une pulsion de vie et un véritable engagement politique contre l'absurde et l'inertie. Il est donc passé à l'acte, fort de son bon sens et de son inexpérience, avec des outils parfois surprenants : du courage, un discours du Général, un bon vélo, de la patience, la pensée de Karl Marx, une famille épatante, quelques (bonnes) idées, des shoots de curiosité, une poignée de clients irréductibles et surtout beaucoup, beaucoup d'humour.

Un récit original, à lire par tous ceux qui aimeraient créer leur entreprise ou se sont déjà lancés dans l'aventure.

19 octobre 2010

A voir: interview de Monique Pinçon Charlot, "le recrutement des riches" (Anne Quélennec, psychologue, Quimper)

Monique Pinçon-Charlot, co-auteur, entre autres des "Ghettos du ghota" et du "Président des riches" a accordé une interview à David Abiker pour parler d'une forme de recrutement que peu d'entre nous connaissent: le recrutement par réseau et cooptation "entre élite et gens du même monde".
Loin d'une approche manichéenne, l'approche du couple Pinçon-Charlot se fonde sur une démarche sociologique et scientifique, cherchant à analyser et décrypter des codes que nous ne percevons qu'à peine.
Nous savons qu'aujourd'hui un certain nombre de postes demeurent totalement ignorés, et ne seront l'objet d'aucune offre d'emploi. Il s'agit pour la plupart de postes pour des cadres très qualifiés, souvent des cadres supérieurs, où la cooptation sera privilégiée. 
Une occasion supplémentaire de rappeler, si c'est nécessaire, la nécessité d'entretenir et de faire jouer son réseau lorsqu'on est en recherche d'emploi pour ne pas passer à côté d'une belle opportunité.
Vous pouvez également consulter en libre accès le contenu du livre de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Le président des riches - Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy

L'interview peut être retrouvé sur le site Cadremploi ou directement sur ce blog:



Monique Pinçon-Charlot : le recrutement des riches
envoyé par Cadremploi. - L'info video en direct.

11 octobre 2010

A lire: 183 jours dans la barbarie ordinaire de Marion Bergeron (Anne Quélennec, psychologue, Quimper)

Après le documentaire déjà inquiétant sur le Pôle Emploi d'hier sur Zone Interdite et le livre sidérant "Confessions d'une taupe à Pôle Emploi", un nouveau livre vient de paraître aux éditions Plon: "183 jours dans la barbarie ordinaire" de Marion Bergeron qui considère que la mission de Pôle Emploi n'est désormais plus que celle de faire du chiffre. Elle-même chômeuse en fin de droit, elle a été recrutée en CDD suite à un entretien éclair pour gérer l'accueil de son agence, et donc être en première ligne face au désespoir de ses "clients" (pour reprendre le terme utilisé par le Pôle Emploi). Alors que le Secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi cherchait à rassurer hier Mélissa Theuriau sur le sérieux de la formation des salariés du Pôle Emploi, Marion Bergeron explique à quelle rapidité elle a été parachuté à ce poste difficile auquel rien ne l'avait préparé (elle a été auparavant graphiste et vendeuse en boulangerie). Elle y dénonce les suicides, les conditions terribles de travail, les dysfonctionnements, les pressions...

Pour en savoir plus, voir ou entendre les interviews de l'auteur, je vous invite à consulter son blog: http://183jours.blogspot.com/

29 septembre 2010

A lire: "Ils ont failli me tuer" de Vincent Talaouit et Bernard Nicolas


Alors que le magazine Envoyé Spécial de jeudi prochain sera consacré aux méthodes managériales de France Télécom-Orange, sort aujourd'hui le livre témoignage d'un ancien ingénieur de l'entreprise, "Ils ont failli me tuer, dans l'enfer de France Télécom" qui décrit la dégradation de ses conditions de travail durant les 13 années qu'il a passé dans cette entreprise. L'ingénieur a déposé une plainte pour harcèlement moral contre son employeur. L'ouvrage est complété par les témoignages d'autres anciens salariés qui renforcent ses propos.

Pour en savoir plus sur le livre: suivre ce lien

Pour voir l'interview-présentation des auteurs de ce livre: suivre ce lien

28 mai 2010

A lire: parution de l'ouvrage "Le Travail à Coeur" d'Yves Clot aux éditions La Découverte (Cabinet Quélennec, psychologie sociale, Quimper)

A signaler, la parution du livre le Travail à Cœur, d'Yves Clot, titulaire de la chaire de psychologie du travail du CNAM et directeur du Centre de recherche sur le travail et le développement.

L'ouvrage dresse un état des lieux des risques psychosociaux en France et propose des pistes pour les réduire.

Voici le lien vers la présentation de l'ouvrage sur le site de l'Editeur:
cliquez ici

ainsi qu'un lien vers le site de France Culture qui a récemment reçu l'auteur dans le cadre de son émission: "La Fabrique de l'Humain", animé par Philippe Petit.
cliquez ici