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30 août 2012

Colloque : Le Travail Refoulé



Le Samedi 10 Novembre 2012
CNAM, 292 rue St Martin, Paris 75003
Amphithéâtre Paul Painlevé, 9H-18H
Dirigé par Yves Clot et Dominique Lhuilier

Introduction : Dominique Lhuilier, Yves Clot et Marie Françoise Sacrispeyre
Table ronde 1 : Histoire et actualité de la clinique du travail
Yves Clot
Damien Cru
Bernard Doray
Guy Jobert
Dominique Lhuilier
Pascale Molinier
Table ronde 2 : Transformations du travail 
Patrick Cingolani
Daniéle Linhart
Marc Loriol
Table ronde 3 : Intervenir dans les milieux de travail 
Gabriel Fernandez
Anne Flottes
Jean Luc Roger
Gilbert de Terssac
Table ronde 4 : La subversion du « sale boulot »
Delphine Corteel et Stéphane Le Lay
François Danet
Florent Schepens
Argument :
Dans la situation sociale actuelle où le travail peine à devenir un objet d’élaboration et d’action publiques, où il reste une simple variable d’ajustement dans les entreprises, la santé au travail est un souci majeur. L’assistance aux personnes ne peut suffire à traiter la question. L’action en la matière réclame que le travail cesse d’être « ni fait ni à faire » car de moins en moins de travailleurs s’y reconnaissent. Des conflits majeurs existent autour de la valeur du travail, et même sur ce qu’on entend par travail.
La collection Clinique du travail a voulu, à sa place, rendre le travail tout simplement visible, le sortir du refoulement organisationnel où on le tient. Elle a voulu aussi faire vivre une histoire, des disciplines, et aussi des questions qui insistent. Cette a été créée en 2006 aux éditions ERES, sous la direction de Yves Clot et de Dominique Lhuilier. Elle accueille et valorise des travaux relatifs à la problématique « subjectivité et travail », dans une perspective pluridisciplinaire : psychopathologie du travail, psychodynamique du travail, clinique de l’activité, psychosociologie du travail, sociologie, anthropologie… Autant de perspectives théoriques et méthodologiques en articulation avec les préoccupations et demandes sociales émanant des situations de travail où émergent des questionnements autour des contraintes et ressources de l’activité, de la construction et du développement de la santé, des métiers, de la souffrance et du plaisir au travail, des empêchements, impasses et dégagements, de la créativité et de l’inventivité au travail, des diverses formes de maltraitance et de résistance…
Le fondement commun de ces perspectives et de cette collection est la priorité donnée aux situations réelles et concrètes de travail, ainsi qu’à la visée de transformations de celles-ci. Aujourd’hui, prés d’une vingtaine d’ouvrages sont parus ou à paraître, constituant un ensemble substantiel de développements dans ce domaine de recherche et d’action en plein essor que constitue la clinique du travail.
Ce colloque, organisé le 10 novembre 2012 au CNAM, permettra à la fois de présenter les travaux réalisés jusqu’alors et de débattre avec l’ensemble des auteurs de cette collection des axes principaux retenus pour cette journée : histoire et actualité de la clinique du travail, transformations du travail, intervenir dans les milieux de travail, subvertir le « sale boulot ».

13 avril 2012

A lire, l'article du Monde : Ecole: les moyens attribués renforcent les inégalités, du 12/04/2012

Ecole: les moyens attribués renforcent les inégalités, par Maryline Baumard
Lire l'article directement sur le site du Monde

L'éducation n'est plus nationale. Un rapport d'observations provisoires de la Cour des comptes que Le Monde s'est procuré montre pour la première fois l'injustice de la répartition des moyens d'enseignement sur le territoire. Quelque 93 pages d'un travail inédit dévoilent ligne après ligne comment l'Etat donne plus à ceux qui ont déjà plus et moins à ceux qui cumulent tous les risques de réussir moins bien. Un favoritisme qui s'est aggravé ces dernières années.

L'académie de Créteil, qui était en 2006 dans la moyenne nationale pour la dépense par élève dans le primaire, est tombée au 22e rang sur 26. Et c'est la même injustice dans les lycées et collèges. Pour la rentrée 2011, Créteil, qui gagnait 3 836 élèves dans le second degré, a perdu 426 postes, quand l'académie de Paris, qui gagnait, elle, 1 000 élèves, a obtenu 20 emplois de plus.




Ce travail est entre les mains du ministère et de quelques recteurs invités à faire part de leurs remarques à la Cour. La procédure classique prévoit que leurs réponses soient annexées au rapport définitif. Selon la chronologie évoquée dans ces pages, il a fallu une année aux rapporteurs de la Cour des comptes pour obtenir les données nécessaires à leur travail. Les magistrats racontent avoir dû batailler ferme pour obtenir  certaines informations du ministère de l'éducation, et précisent que leurs demandes "n'ont pas toujours abouti".

SITUATION ANCIENNE

Même si la situation est ancienne, le gouvernement n'a aucun intérêt à laisser sortir ces comparaisons, qui montrent qu'en 2010 l'Etat a dépensé 47 % de plus pour former un élève parisien que pour former un banlieusard de Créteil ou de Versailles. 51 % de plus pour former un Parisien qu'un Niçois... Il est décrit, noir sur blanc, comment sous couvert d'une éducation censée offrir à tous la même chose, voire donner plus à ceux qui ont moins, l'école française entérine des situations acquises qui sont profondément injustes. Paris a des enseignants expérimentés, une offre de formation bien plus large que d'autres académies et, même si son taux d'encadrement n'est pas plus élevé, cela privilégie le Parisien.

En France, on sait où sont les élèves défavorisés, mais on ferme les yeux sur cette donnée lors de l'allocation des moyens. Le ministère octroie les postes d'enseignants aux académies ni vraiment en fonction du nombre d'élèves, ni en fonction de leur milieu social, ni en fonction des résultats aux évaluations, s'étonnent les magistrats. "Il est impossible à partir des données fournies par le ministère de mettre en regard l'évolution des moyens financiers alloués par l'Etat, celle du nombre d'élèves et celle de leurs résultats", jugent-ils.

Preuve que les situations de fait sont entérinées, les calculs se font toujours par rapport aux moyens dont dispose déjà une académie. S'y ajoutent deux principes, selon la Cour : plus une académie est grande, plus elle est ponctionnée en période de récupération de postes. Et plus son tour arrive tard dans le dialogue de gestion entre le ministère et les académies, moins il reste de postes de profs à distribuer. Dommage pour Créteil et Versailles qui couvrent la banlieue parisienne et ses quartiers difficiles mais répondent à ces deux critères ! Interrogé sur ce rapport, l'actuel directeur de l'enseignement scolaire, Jean-Michel Blanquer, répond que"son affectation des moyens tient compte des nécessités de compensation". Et que son mode d'attribution est "complexe mais pas opaque".




Pourtant, la différence de traitement commence dès qu'un enfant met un pied dans l'école. Pour un élève de primaire de l'académie la plus défavorisée de France métropolitaine, le pays dépense 2861euros par an. Pour un Parisien, il en dépense 3 134. De la maternelle au CM2, cela fait un différentiel d'une année d'enseignement... Et la scolarité des enfants de 2 ans, qui doit être un accélérateur de réussite pour ceux qui sont les plus éloignés des apprentissages? Les "pauvres" sont les premiers à en être écartés. Le rapport révèle qu'en Seine-Saint-Denis, seuls 0,9 % des moins de 3 ans ont une place à l'école contre un peu plus de 4 % dans l'académie de Créteil tout entière et 13,4 % en moyenne nationale (jusqu'à 49 % en Lozère).

BONNE CONSCIENCE

Le ministère se donne bonne conscience en calculant l'argent qu'il distribue, en primes et autres crédits pédagogiques, aux zones d'éducation prioritaires (ZEP). Il estime que ces zones bénéficient d'une manne annuelle de 922 millions d'euros. Mais il oublie de prendre en compte le fait qu'on affecte dans les zones défavorisées les profs qui coûtent le moins chers. A Créteil, 21,6 % des enseignants ont moins de 30 ans (pour une moyenne nationale à 9,2 %) et 8,6 % sont non titulaires (contre 4,9% en moyenne). A contrario, à Paris, 24,2 % des profs sont agrégés pour une moyenne nationale deux fois moins élevée. Un établissement de ZEP de Créteil coûte moins cher à l'Etat qu'un établissement classique à Paris! Par ailleurs, selon l'académie où il se trouve, un établissement de ZEP sera différemment doté. Dans l'académie de Marseille, en 2010, l'éducation prioritaire comptait des taux d'encadrement de 4,3 % inférieur à la moyenne d'encadrement de l'académie quand les écoles non ZEP étaient 1,6 % au-dessus, a observé la Cour.

A ces écarts de dotation de l'Etat s'ajoute le différentiel important d'une collectivité territoriale à une autre. En lycée, la participation des régions varie du simple au double, et celle des mairies, pour le primaire, de 1 à 10. Mais le comble est que le ministère ne dispose pas de ces éléments. C'est ce qu'il a répondu à la Cour dans un courrier du 13 octobre 2011! Difficile dans ces conditions d'en tenir compte.

CONSTAT ACCABLANT

Tout cela pose la question du pilotage politique du système éducatif. S'il est une prérogative que la Rue de Grenelle est la seule à pouvoir exercer, c'est bien la correction des inégalités. Or, elle les entérine, selon le constat accablant de la rue Cambon: "Au vu de ces chiffres et de leur évolution récente, aucun élément attestant d'une politique particulière en matière de réduction des inégalités n'apparaît donc de manière flagrante. (...) Alors même que les outils sont disponibles, le ministère ne se met pas en position d'analyser précisément les inégalités territoriales, leurs causes et leurs moyens de les limiter." La Cour ne fait pas de recommandations.

Elle conclut que, "si le ministère souhaite réellement lutter contre les inégalités géographiques de résultats des élèves, une profonde inflexion de ses politiques et une réforme de son mode d'allocation des moyens apparaissent indispensables". En revanche, elle interroge le ministère: "Envisage-t-il une évolution dans sa répartition nationale des moyens ? Si oui, quels en seraient les principes et modalités ?" La réponse apportée à cette question sera un bon indicateur du courage politique du prochain ministre.

07 janvier 2012

Journée débat: Pour ne pas perdre sa vie à la gagner ! Transformer le travail, un enjeu politique

Basta ! s’invite dans la campagne, sur un thème légèrement oublié par les politiques : le travail. Quel est l’état des lieux du travail en cette période de crise ? Et comment le changer pour qu’il devienne un vecteur d’émancipation et de transformations écologiques et sociales. En partenariat avec l’eurodéputée Karima Delli, membre de la commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen, Basta ! vous convie à une journée de débat sur le sujet.

Quand ?
Le mardi 7 février 2012, de 9h à 17h30
Où ?
Maison de l’Europe, 35-37, rue des Francs-Bourgeois, 75004 Paris – M° Saint-Paul (ligne 1) ou Rambuteau (ligne 11)
Pourquoi ?
Il fut un temps où le travail était au centre de la réflexion politique. Ce n’est plus le cas. Il n’a d’ailleurs plus bonne presse. Masqué à partir des années 1970 par la question de l’emploi, il est réapparu sur la scène politique au tournant des années 2000, avec l’idée de la fin de la valeur travail (à gauche), puis en 2007, avec l’affirmation du slogan « travailler plus pour gagner plus » (à droite). Entre-temps, le réel s’est manifesté : explosion des troubles musculo-squelettiques et des « risques psychosociaux », chômage au plus haut niveau, explosion des travailleurs pauvres, précarité grandissante du travail et du hors-travail… Mais cette réalité, accentuée par la crise financière, conforte l’idée que le travail est un problème. Et qu’il n’a plus de portée émancipatrice.
Pourtant, le travail reste un vecteur essentiel pour changer la société et ouvrir des perspectives de transformations écologiques et sociales. À condition de repartir du travail vivant, de son sens et de son organisation, et de son contenu. Dans un premier temps, nous nous efforcerons de dresser un état des lieux de la situation actuelle du monde du travail, de ses rapports à la santé et des formes de socialisation qu’il produit. Dans un second temps, les intervenants débattront de ce que peut être une action politique pour transformer le travail dans une perspective écologiste et d’approfondissement démocratique.
Programme :
- 8h30 : Accueil des participants
- 9h : Intervention de Karima Delli, députée européenne, membre de la commission de l’emploi et des affaires sociales et co-organisatrice du colloque
- 9h30 : « Le travail en question : un état des lieux »
Avec Marilyn Baldeck, juriste, déléguée générale de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail, Jean-Pierre Durand, Professeur de sociologie du travail (Université d’Evry Val d’Essonne), Dominique Lhuilier, professeur de psychologie du travail au Cnam et au Centre de recherche sur le travail et le développement, Serge Volkoff, statisticien, ergonome, directeur du Centre de recherches et d’études sur l’âge et les populations au travail (Créapt).
- 12h : Témoignage de Philippe Billard, porte-parole de l’association Sous-Traitance/Santé dans le nucléaire et la chimie.
- 12h30 : Pause-déjeuner.
- 14h : « Changer le travail ? Par où commencer ? »
Avec Thomas Coutrot, économiste, coprésident d’Attac, Philippe Davezies, enseignant-chercheur en médecine et santé au travail, université Lyon-I, Anne Salmon, professeur de sociologie, université Paul-Verlaine de Metz, Laurent Vogel, directeur du département Conditions de travail, santé et sécurité de l’Institut syndical européen (Etui).
- 17h : synthèse générale de la journée, par François Desriaux, rédacteur en chef de la revue Santé & travail.
Comment ?
Entrée gratuite, inscription obligatoire à l’adresse suivante :

17 décembre 2011

"Entreprises pressées, salariés sous pression", journée organisée par Science Po Paris

A l'occasion de ses 20 ans, l’Executive Master « Sociologie de l’entreprise et stratégie de changement » de Sciences Po organise une journée "Entreprises pressées, salariés sous pression" pour comprendre les effets des rationalisations gestionnaires et développer des alternatives créatives, critiques et innovantes.

Présentation de la journée
Il est temps de faire une pause. Une pause pour interpeller les politiques d’entreprises marquées par l’urgence et la course à la performance. Une pause pour partager des réflexions, des savoirs et des pratiques qui permettent de repenser le lien social dans l’entreprise et d’élaborer des alternatives aux recettes de gestion et de management qui dominent le travail contemporain.

Informations pratiques
Date: Jeudi 5 janvier 2012
Lieu: Sciences Po
27 rue Saint-Guillaume
75337 Paris Cedex 07
Les tarifs de la journée (incluant pauses cafés et déjeuner) :
Etudiants et Chômeurs : 30 € - Individuels : 70 € - Institutionnels : 150 €
Site internet:  http://www.pause-laconference.fr/


Les ateliers forum
Les ateliers-forums fonctionnent sur un principe participatif : les échanges s’y construisent sur la base des apports des participants en termes de questionnements, réflexions personnelles, témoignages de pratiques, récits d’intervention, présentation de lectures...
Chaque participant peut choisir lors de l’inscription deux ateliers qu’il souhaite rejoindre (un le matin et un l’après-midi), dans la limite des places disponibles (pour plus de convivialité, chaque atelier est limité à 20 participants).
Vous trouverez ci-dessous la liste des ateliers-forums proposés avec leurs animateurs respectifs.
  • Le socio-manager existe-t-il ?
Yolène Renou, Auditeur, Groupe EDF
Caroline Graille, Directrice Générale, Groupe Atenau SA
Myriam Foucart, Chargée de la prospective stratégique, CARSAT Rhône-Alpes

Pourquoi le manager s’intéresse-t-il à la sociologie ? Curiosité ou nécessité ? Pour servir quelle finalité ? Avec quelle prise de risque ? Et que fera-t-il des résultats qui risquent de déranger l’ordre établi ? Une chose est sûre : le manager qui s’éprend de sociologie est appelé à réinterroger ses pratiques et sa posture d’action.

  • Consultants-sociologues : quelles spécificités ?
Geneviève Trouiller, Consultante, Anact
Lydie Assier, Manager Senior, Sopra Consulting
Philippe Fenot, Consultant, Modeli
Emilienne Falzi, Directeur de projets, Entreprise et Personnel

Dans quelle mesure la sociologie irrigue-t-elle les pratiques de consultance ? Où se loge la spécificité de ces intervenants : dans leur méthodologie, notamment le détour incontournable par le diagnostic, dans les théories du changement qu’ils mobilisent, dans la relation qu’ils entretiennent à leur commanditaire... ?


  • Les DRH ont-ils encore un rôle stratégique à jouer ?
Sophie Guinouet-Bizet, Responsable du réseau RH à l’INSEE
Muriel Siméon, Responsable Développement RH, Croix-Rouge Française
Blaise Barbance, Responsable développement RH, Groupama Rhône-Alpes

Loin du statut « chef du personnel » des années 70, la DRH a acquis un rôle déterminant et sa place dans les plus hautes sphères de la dirigeance, pourtant on peut s’interroger sur sa capacité à incarner sa singularité. Sait-elle promouvoir une conception du « capital » humain dans des entreprises qui ne voient plus que par les outils, procédures et systèmes de gestion ? La sociologie peut-elle l’aider à retrouver une fonction critique et politique ?


  • Se former aux sciences sociales, est-ce bien raisonnable ?
Norbert GIRARD, Chargé de mission, Observatoire de l’Evolution des Métiers de l’Assurance
Olivia Foli, Maître de conférences, CELSA – Université Paris Sorbonne

L’apprentissage des sciences sociales s’inscrit d’abord dans une quête de sens, dans une démarche compréhensive des phénomènes humains, tels qu’ils irriguent tout groupe social. Quel regard réflexif peut-on porter sur les motivations – raisonnables ou non – que représente l’engagement dans ce type de formation ?


  • Négociations, transactions, compromis : où sont les espaces et les acteurs de la médiation au travail ?
Sylvie Dideron, Adjointe de direction et chargée de mission - Service Social Inter-Entreprises
Jean-Marc Rapin, responsable du pôle événements et audiovisuel - Direction de la communication, Pôle emploi

Dans des contextes socio-économiques et politiques fortement marqués par le libéralisme et la concurrence, les entreprises de statut public, privé ou associatif sont confrontées à des processus de privatisation, de fusion ou de rénovation de leur offre de service, qui bouleversent leurs héritages. Comment accompagner le plus démocratiquement possible ces changements ? Quels sont les espaces de médiation à ouvrir pour faire évoluer les métiers et produire de la reconnaissance ?


  • Les demandes d’intervention sociologique : où ? pour qui ? pour quoi ?
Yves Bensaïd, consultant indépendant
Marie-Hélène Cabé, sociologue consultante
Philippe Robert-Tanguy, Consultant, Creac’h Consulting

En recherche constante de flexibilité et de réactivité, les entreprises attendent des consultants des solutions concrètes et une opérationnalité immédiate de leurs actions. Les sociologues peuvent-ils répondre à de telles demandes ? A quelles conditions ? Les décideurs et commanditaires de prestations de conseils s’intéressent-ils aux démarches à forte coloration sociologique et, si oui, dans quel contexte et pour quoi faire ?


  • La crise : vivre avec ou en sortir ?
Philippe Fénot, consultant Modeli
Alain Fredaigue, MSF
Philippe Olivier, Consultant, Un bureau dans la Serre
Vincent Moreau, Directeur d’association

Affaiblissement du lien social, perte de sens, disparition de la confiance… certains changements engendrent des crises organisationnelles durables. Faut-il apprendre à vivre avec durablement ? Quand et comment peut-on en sortir ? De l’intérieur ou en s’appuyant sur une intervention extérieure ?


  • Les sociologues et l’entreprise 2.0
Carol Dubois, co-fondatrice de Diagnose-TIC
Grégory Lévis, co-fondateur de Diagnose-TIC
Olivier Tonnelier, architecte Systèmes d’information, Arismore Messageries, médias sociaux, internet mobile, outils collaboratifs… les technologies de l’information et de la communication n’en finissent plus de coloniser la sphère professionnelle, transformant les organisations, les métiers, les modes de coopération. Les sciences sociales peuvent-elles contribuer à améliorer l’intégration de ces nouvelles technologies et en faciliter l’appropriation ?


  • Au secours ! mon responsable de com’ fait de la sociologie
Françoise Niemtchinow, Déléguée Stratégie et Communication, GDF Suez
Stéphanie Dupouy, Responsable de la communication de la Cpam de Paris
Jacques Viers, Vice-Président de l’APSE, membre de l’AFCI
Françoise Plet-Servant, Directrice de la Communication, Campus Condorcet

Le communicant est un grand spécialiste du double jeu : à la fois relais de la stratégie de la direction et en distance critique pour jouer son rôle de conseil et « renvoyer le monde » aux dirigeants. Quelles ressources la sociologie des entreprises lui apporte-t-elle pour mener à bien cette mission qui tient du grand écart ?


  • Y a-t-il une place pour les sociologues au chevet du travail ?
Dominique Démaret, sociologue consultante, Futur Antérieur
Luc Lefèvre, Responsable Mission Interne Risques Psychosociaux, CDC
Marc Viel, conseiller en prévention des risques professionnels à la Mutualité Sociale Agricole
Véronique Pauly, conseil RH, EDF

Face à l’ampleur et à l’hypermédiatisation des risques psychosociaux, de nombreux acteurs internes et externes à l’organisation se proclament seuls compétents pour intervenir. Peut-on espérer que les sciences sociales dépassent leurs querelles intestines et se penchent de façon concertée sur l’enjeu essentiel que constitue le « mal-être au travail » ? Que peuvent apporter les sociologues sur ce sujet ?


  • Le service public est-il soluble dans la RGPP ?
François Granier, chercheur associé, Laboratoire Interdisciplinaire pour la Sociologie Economique
Ken Fukuhara, conseiller en stratégie, Pôle Emploi
Eric de Lannoy, chef de service, direction des services administratifs et financiers du Premier ministre

La modernisation des services publics impulsée par la RGPP provoque des situations de grandes perturbations mêlant des sentiments de perte de repères et de sens, d’insécurité et de fatalisme. Comment en comprendre les effets ? Peut-on accompagner ces processus ? Quel peut être le rôle des cadres de terrain et à quelles conditions peuvent-ils se mobiliser ?


  • Faut-il internaliser la fonction d’accompagnement du changement ?
Muriel Martinez, consultante interne, SNCF

Certaines entreprises en proie à de nombreux bouleversements et projets de transformation successifs ont développé des réflexes de partenariat avec des cabinets de conseils pour se faire accompagner. D’autres organisations choisissent de faire de l’accompagnement du changement une compétence managériale supplémentaire ou encore un métier à part entière. Ces orientations sont elles antinomiques ou complémentaires ? Quel est l’apport spécifique des consultants internes ?


  • Je lis de la sociologie et alors ?
Dominique Martin, Sociologue émérite

Un atelier-forum pas comme les autres : Dominique Martin anime, autour d’un café, un atelier de réflexion et de partage sur la lecture des sciences sociales. Vous pourrez également consulter en libre accès revues, ouvrages et mémoires produits par les étudiants du master.


  • Evolution professionnelle et trajectoire de vie : quelle sociologie pour l’action personnelle ?
Gérard Gallienne, Professeur au Celsa et à Sciences Po
Eliza Madhavy, responsable du Pôle immobilisation- Direction Financière EDF

Le changement organisationnel semble souvent menacer l’évolution professionnelle alors que, peut-être, analysé à bonne distance, il pourrait fournir un tremplin à de nouveaux choix (bifurcation, reconversion...). Viser un nouvel horizon de sa trajectoire personnelle se révèle complexe et malaisé : du questionnement intime au regard souvent dubitatif et figé que portent les autres, c’est tout un cheminement de pensée et un approfondissement des raisons de nos choix qui doit se constituer pour oser mettre en œuvre ce qui peut devenir une mutation identitaire. La sociologie,qui s’est déployée dans la compréhension des phénomènes collectifs, peut aussi éclairer l’action personnelle en instaurant le Sujet comme acteur de sa propre trajectoire de vie.


  • Sociologues et Gestionnaires : rivalité et/ou complémentarité ?
Enrique Muzard, Directeur Délégué chez AACC
Patricia Michel, Administratrice, Théâtre national La Colline

Les bouleversements et crises que traversent les entreprises contemporaines ne sont pas sans lien avec l’inflation de l’activité prescriptive et normative des gestionnaires. Dans un contexte de compétitivité, d’efficacité, de rapidité, le gestionnaire trouve-t-il le temps d’échapper à la simple réactivité ? Peut-il, nourri de ses échanges avec le sociologue, élaborer d’autres manières de concevoir et déployer les outils de gestion ?

Programme
8h30 : Accueil
9h00 : Introduction
9h30-11h30 : Ateliers-forums (cliquez ici pour découvrir les ateliers proposés)
12h00-13h00 : Conférence plénière Résister à l’agitation : oser le détour par les sciences sociales.
Regards croisés sur l’utilité des sciences sociales
dans les organisations et les parcours professionnels :
Bernard Blanc, Directeur Général AQUITANIS, office public de l’habitat de la communauté urbaine de Bordeaux
Jean-Noël Freixinos, Directeur de l’emploi et de la formation professionnelle au Conseil Régional Pays de la Loire
Loic Hislaire, DRH de la SNCF EPIC
Gabrielle Simon, chargée de mission au cabinet de la direction générale de Pôle Emploi, en charge de la question des IPR
13h00-13h15 : Détour ludique et artistique
Performance Slam du duo UnDeuxGround de la compagnie Gertrude II
13h15-14h30 : Déjeuner autour d’un buffet
14h30-16h30 : Ateliers-forums (cliquez ici pour découvrir les ateliers proposés)
17h00-18h00 : Conférence plénière Changer d’angle : regards croisés sur les pratiques
d’intervention.
Entre clinique, critique et expertise, quelles postures, quels points de vues, quelle éthique, soutiennent l’engagement des praticiens dans l’intervention ?

François Hubault, ergonome et maître de conférence à l’Université Paris1 Panthéon - Sorbonne
Florence Giust Desprairies, psychosociologue, intervenante-chercheur clinicienne et professeur à Paris 7 en psychosociologie
Marc Uhalde, sociologue, chercheur au Lise (CNAM-CNRS), co-directeur de l’Executive Master "Sociologie de l’entreprise et stratégie de changement"
18h00-18h30 : Détour ludique et artistique
Performance Slam du duo UnDeuxGround de la compagnie Gertrude II
  

14 janvier 2010

Nouveau débouché pour les psychologues du travail

La psychologie mène à tout, même au second meilleur job du monde...
Etre payée à faire du shopping à Paris, Londres, Milan, Berlin, Tokyo, New York... ça existe !
La preuve ici