20 janvier 2011

Sortie du livre "Jusqu'ici tout va bien" d'Eric Verhaeghe aux éditions Jacob-Duvernet

La nouvelle ne peut pas laisser indifférent: le président de l'Apec (Association Pour l'Emploi des Cadres) vient de démissionner et quitte également ses fonctions d'administrateur de cinq autres organismes paritaires qu'il occupait au nom du Medef.

Ce qui  détonne le plus dans cette démission, c'est son origine: confronté à l'impossibilité de réformer l'Apec, Eric Verhaeghe, diplômé de l'ENA considère que le patronat n'a pas su tirer les leçons de la crise actuelle et se montre beaucoup plus enthousiaste à imposer des réformes aux autres qu'à lui-même.

Le 13 janvier dernier est sorti son livre qui dénonce les orientations actuelles du patronat, notamment l'idée régulièrement évoquée dans les médias portant sur la nécessité de baisser le coût du travail.

Le livre:
Résumé
L'auteur envisage l'évolution de la pensée politique et économique en France depuis la crise de 1974, pointant les paradoxes de l'économie de marché. Il démontre que sous couvert de mener des réformes économiques libérales, une élite financière a assis son pouvoir sur les systèmes démocratiques, et met en garde contre une certaine désaffection pour la République qui s'exerce en réaction.

Quatrième de couverture
J'ai 42 ans, je suis fils d'ouvrier passé au moule de l'ENA, je suis ni de droite ni de gauche. Et je me pose cette question : que s'est-il passé pour que nous régressions à ce point collectivement ? Où est passée la France dont je rêvais enfant ? Aujourd'hui, elle ne se ressemble plus. Elle me met au bord de la nausée. Elle ne porte plus les valeurs qui ont fait sa grandeur : l'engagement au service d'un idéal collectif. Elle est plus âpre, plus avaricieuse. Ce qui sert à tous est stigmatisé : Sécurité sociale, école, dépenses publiques. Ce qui sert à l'élite et au paraître est vanté : les montres en or, les vacances de luxe, les grosses voitures, le tape-à-l'œil. Surtout, il y a ce sentiment étrange d'être un dissident, de risquer l'ex-communication, la damnation, si l'on n'approuve pas les dérapages de notre société ! Et puis, il y a eu la crise des subprimes et ses scandales. Cette évidence que rien décidément ne tournait plus rond. Alors, j'ai décidé de dire ce que j'avais sur le cœur. J'ai écrit ce livre pour le dire. Et pour aller jusqu'au bout de mon engagement et être cohérent envers moi-même, je quitte la présidence de l'APEC et je démissionne du Medef.

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