19 février 2012

Pierre Bourdieu et la psychanalyse

Les études de psychologie incluent souvent de la sociologie durant le premier cycle, occasion d'aborder un auteur dont nous célébrons cette année le 10 anniversaire de sa disparition. Je vous invite à découvrir ou redécouvrir Pierre Bourdieu par le biais de cette liste qui recense les références de Pierre Bourdieu faites au sujet de Sigmund Freud et de la psychanalyse: 

http://pierrebourdieuunhommage.blogspot.com/2012/02/pierre-bourdieu-propos-de-freud.html

Actualisation du code de déontologie des psychologues



CODE DE DEONTOLOGIE DES PSYCHOLOGUES
de mars 1996, révisé en février 2012

Présentation
Le Code de Déontologie des Psychologues signé le 22 mars 1996 par l'AEPU (Association des Enseignants de Psychologie des Universités), l'ANOP (Association Nationale des Organisations de Psychologues) et la SFP (Société Française de Psychologie) puis adopté par 28 organisations de psychologues a représenté un moment particulièrement fort de la structuration identitaire de la profession en France. Ce code a été édité et diffusé à plus de 20 000 exemplaires de mars 1998 à mars 2000. Les associations signataires renonçaient à tous droits de propriété et autorisaient la reproduction du code sous réserve que soient mentionnés leurs noms et la date du document.
L’adoption du Code de déontologie par les psychologues a été suivie par la mise en place en 1997 de la Commission Nationale Consultative de Déontologie des Psychologues (CNCDP), par la Commission Inter organisationnelle Représentative (CIR) composée de la plupart des organisations signataires du Code. L’une de missions de la CNCDP était de veiller à l’actualisation du Code.
En 2003 lorsque la plupart des organisations signataires du code de déontologie des psychologues crée la Fédération Française des Psychologues et de Psychologie (FFPP), la CNCDP devient commission de la Fédération (qui a pris le relais de l'ANOP). La FFPP veille à la stricte autonomie du fonctionnement de la CNCDP.
La CNCDP a largement diffusé dans la communauté ses bilans annuels de fonctionnement. Bilans que l’on peut consulter sur les sites des organisations de psychologues. C’est sur la base des analyses et remarques de la CNCDP que le travail du groupe de réécriture du code s’est organisé. Les difficultés rencontrées par la CNCDP pour formuler certains avis en raison des limites et des insuffisances du Code de 1996 ont déterminé la réécriture de quelques articles. Par ailleurs ses limites dans sa capacité à faire respecter le Code a initié une réflexion autour de la réglementation.
Sur la base de ces constats la FFPP invite en 2004 les organisations de psychologues à s'atteler à ce travail de réécriture. Par ailleurs, lors de la table ronde professionnelle organisée par le Journal des psychologues au cours de son forum du 23 au 25 novembre 2006 en Avignon, la FFPP en présence de la SFP, du SNP, du SPEL, de l'AFPS, de l'AEPU, du RNP, lance un appel aux organisations pour qu’une coopération s’établisse entre elles. La SFP prend l'initiative d'organiser le 10 février 2007 la première réunion inter organisationnelle. Celle-ci engage une réflexion pour rendre le code opposable et entreprend une réécriture du code prévue dès 1996.
En 2009, les organisations se regroupent dans le GIRéDéP (Groupe inter organisationnel de règlementation de la déontologie des psychologues) pour mener de concert ces deux tâches.
En Septembre 2011, le GIRéDéP soumet son dernier projet de réécriture à tous les psychologues et les invite à participer à ce travail en le soumettant à leur réflexion critique. Une grande diversité de remarques ont été faites par des psychologues individuellement ou rassemblés. Des psychologues de tous les champs d’activité et de tous les secteurs professionnels. Qu’ils soient ici remerciés de leur contribution riche. Une commission composée des membres du GIRéDéP a examiné chaque proposition en vue d’une rédaction finale.

Membres du GiRéDéP :
ACOP-F; ADEN; AEPU; AFPEN; AFPL; AFPSA; AFPTO; AGE EN AGE; ANaPS; ANPEC; APFC; A.Psy.G; Co-Psy-SNES (FSU); CPCN Ile de France; CPCN Atlantique; CPCN Languedoc- Roussillon; CPT13; FFPP; Institut P. Janet; PROPSYCLI; Psyclihos; SFP; SFPS; SNPES-PJJ-FSU ; SPPN; SNPsyEN (UNSA Education)

CODE DE DEONTOLOGIE DES PSYCHOLOGUES – FRANCE

Adopté en MARS 1996 par l’AEPU, l’ANOP et la SFP puis par 28 organisations ou associations de psychologues. Réécrit et proposé à signature en FEVRIER 2012.

L’avant propos qui suit a été rédigé lors de la rédaction du Code de déontologie des psychologues en mars 1996. Il pose le contexte de sa rédaction, son historique, l’impératif social toujours actuel, la responsabilité du psychologue. Il y avait nécessité d’actualiser ce Code et de prendre en compte les remarques formulées par la Commission Nationale Consultative de Déontologie des Psychologues (CNCDP).
L’esprit du Code et sa structure ont été respectés. Le travail de réécriture s’est focalisé sur une expression claire avec une idée par article. C’est en 2004 qu’a débuté le travail de réécriture. Huit ans après, la communauté professionnelle est invitée à adopter le Code de Mars 1996 révisé.
AVANT PROPOS
LA REFONTE DU CODE DE DEONTOLOGIE DES PSYCHOLOGUES : UN IMPERATIF SOCIAL
En matière de déontologie des psychologues, le seul texte de référence commune est le texte adopté en 1961 par la S.F.P. Considérant les changements intervenus en 35 ans au sein de la société dans l’exercice professionnel des psychologues, il apparaît qu'un écart s'est creusé entre les dispositions générales de ce texte et la réalité concrète des situations professionnelles. A l'éclairage des propositions faites par l'A.N.O.P. en 1987, une simple révision visant à combler cet écart n'est pas suffisante puisqu'une autre carence existe: faute de préciser les finalités de l'action des psychologues et de définir la spécificité de leur champ professionnel, le texte de 1961 ne permettait pas de fonder les obligations qui découlent de cet exercice, leur pertinence et leur force d'usage. Or la loi sur la protection de l'usage du titre est une étape décisive qui marque la reconnaissance, par la société, d'une réelle inscription sociale de la profession et du champ de la psychologie. A partir de l’expérience et des connaissances acquises il devient donc nécessaire de procéder à une refonte de ce Code.
Cette refonte est d'autant plus urgente que l’exercice professionnel de la psychologie s'est largement diversifié. Plus l'inscription sociale de la discipline se confirme, plus grandes sont les responsabilités, rendant plus difficile le maintien d'une réflexion éthique, qui fonde pourtant l'essence même de la compétence. Par ailleurs, la loi de 1985 a concrétisé l'existence d'une communauté professionnelle aux contours flous du fait des spécialisations et de leur cloisonnement. Si chacun, au sein d'une profession, demeure responsable de ses actions, celles ci peuvent avoir des conséquences sur l'ensemble de cette profession quant à la crédibilité et la reconnaissance des compétences professionnelles. Cette solidarité de fait crée de nouvelles responsabilités réciproques : collectives envers chacun, individuelles envers la collectivité. En outre, cette loi, prise " au titre des mesures de protection sociale " vise à sauvegarder les usagers et la société des abus et mésusages de la psychologie. Les professionnels sont donc, de fait, chargés de définir les règles qui caractérisent ces abus et mésusages, et de les prévenir. Il ressort de tous ces points que la nécessité d'un Code n'est plus seulement issue de l'aspiration morale des psychologues eux-mêmes, mais qu'elle est appelée par les exigences nouvelles émanant du législateur, donc de la cité.

LA REFONTE DE LEUR CODE DE DEONTOLOGIE : UN ENJEU POUR L'AVENIR DES PSYCHOLOGUES.
Si la communauté professionnelle n'assumait pas ses responsabilités, la protection du titre ne saurait se justifier durablement. Or ces responsabilités ne concernent pas seulement le respect des valeurs partagées quant à la mise en œuvre des pratiques, mais, plus centralement, les buts que servent ces moyens. C'est, à ce point, la question de la fonction sociale des psychologues qui est posée, la question aussi de leur utilité au regard de l’intérêt collectif.
Si l'enracinement social de la psychologie a placé la profession devant de nouveaux problèmes, les changements sociaux mettent à l'épreuve les repères collectifs traditionnels et font apparaître des demandes de plus en plus complexes et contradictoires. Aussi la psychologie et ses applications peuvent-elles être l'objet d'exigences paradoxales fortes, entre la demande de résolution magique des problèmes personnels et la volonté de maîtrise technologique des êtres humains. Dans ce contexte, les psychologues ont non seulement a mettre en évidence les règles qui guident leur action professionnelle et à clarifier les valeurs qui s'en dégagent, mais aussi à définir leurs limites face aux demandes sociales – qu'elles viennent des personnes ou des institutions -, et à affirmer leurs engagements éthiques. L'existence d'un Code reconnu et porté par tous est donc, de tous ces points de vue, un enjeu quant à l'affirmation de la fonction sociale des psychologues et quant à leur avenir individuel et collectif. Nombreux d'ailleurs sont les psychologues qui aspirent à refonder ce qui, par delà les singularités, inspire et légitime leur spécificité. Des professionnels de la psychologie se sont mis au travail, avec l'objectif d'associer le plus grand nombre de psychologues à cette tâche, afin que le nouveau Code puisse être validé et adopté par la profession.
La présente proposition émane de cette réflexion commune sur les nécessités et l'urgence d'une refonte du Code de Déontologie des Psychologues. Ces derniers ainsi que leurs organisations, ont donc été appelés à apporter leur contribution, en connaissance de cause, et en conscience de leurs responsabilités.








Révision du Code de déontologie des psychologues de mars 1996. Actualisation 2012

Le respect de la personne dans sa dimension psychique est un droit inaliénable. Sa reconnaissance fonde l'action des psychologues.

PREAMBULE
L'usage professionnel du titre de psychologue est défini par l'article 44 de la loi n°85-772 du 25 juillet 1985 complété par l'article 57 de la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 qui fait obligation aux psychologues de s'inscrire sur les listes ADELI.
Le présent Code de déontologie est destiné à servir de règle aux personnes titulaires du titre de psychologue, quels que soient leur mode et leur cadre d’exercice, y compris leurs activités d'enseignement et de recherche. Il engage aussi toutes les personnes, dont les enseignants-chercheurs en psychologie (16ème section du Conseil National des Universités), qui contribuent à la formation initiale et continue des psychologues. Le respect de ces règles protège le public des mésusages de la psychologie et l'utilisation de méthodes et techniques se réclamant abusivement de la psychologie.
Les organisations professionnelles signataires du présent Code s’emploient à le faire connaître et à s'y référer. Elles apportent, dans cette perspective, soutien et assistance à leurs membres.


PRINCIPES GENERAUX
La complexité des situations psychologiques s'oppose à l’application automatique de règles.
Le respect des règles du présent Code de Déontologie repose sur une réflexion éthique et une capacité de discernement, dans l'observance des grands principes suivants :
Principe 1 : Respect des droits de la personne
Le psychologue réfère son exercice aux principes édictés par les législations nationale, européenne et internationale sur le respect des droits fondamentaux des personnes, et spécialement de leur dignité, de leur liberté et de leur protection. Il s'attache à respecter l'autonomie d'autrui et en particulier ses possibilités d'information, sa liberté de jugement et de décision. Il favorise l'accès direct et libre de toute personne au psychologue de son choix.
Il n’intervient qu’avec le consentement libre et éclairé des personnes concernées. Il préserve la vie privée et l'intimité des personnes en garantissant le respect du secret professionnel. Il respecte le principe fondamental que nul n'est tenu de révéler quoi que ce soit sur lui- même.
Principe 2 : Compétence
Le psychologue tient sa compétence :
- de connaissances théoriques et méthodologiques acquises dans les conditions définies par la loi relative à l’usage professionnel du titre de psychologue;
- de la réactualisation régulière de ses connaissances;
- de sa formation à discerner son implication personnelle dans la compréhension d’autrui.
Chaque psychologue est garant de ses qualifications particulières. Il définit ses limites propres compte tenu de sa formation et de son expérience. Il est de sa responsabilité éthique de refuser toute intervention lorsqu'il sait ne pas avoir les compétences requises. Quel que soit le contexte de son intervention et les éventuelles pressions subies, il fait preuve de prudence, mesure, discernement et impartialité.
Principe 3 : Responsabilité et autonomie
Outre ses responsabilités civiles et pénales, le psychologue a une responsabilité professionnelle. Dans le cadre de sa compétence professionnelle, le psychologue décide et répond personnellement du choix et de l'application des méthodes et techniques qu'il conçoit et met en oeuvre et des avis qu’il formule. Il peut remplir différentes missions et fonctions : il est de sa responsabilité de les distinguer et de les faire distinguer.
Principe 4 : Rigueur
Les modes d'intervention choisis par le psychologue doivent pouvoir faire l'objet d'une explicitation raisonnée et d’une argumentation contradictoire de leurs fondements théoriques et de leur construction. Le psychologue est conscient des nécessaires limites de son travail.
Principe 5 : Intégrité et probité
Le psychologue a pour obligation de ne pas exploiter une relation professionnelle à des fins personnelles, religieuses, sectaires, politiques, ou en vue de tout autre intérêt idéologique.
Principe 6 : Respect du but assigné
Les dispositifs méthodologiques mis en place par le psychologue répondent aux motifs de ses interventions, et à eux seulement. En construisant son intervention dans le respect du but assigné, le psychologue prend notamment en considération les utilisations possibles qui pourraient en être faite par des tiers.


TITRE I- L'EXERCICE PROFESSIONNEL
CHAPITRE I
DEFINITION DE LA PROFESSION
Article 1 : Le psychologue exerce différentes fonctions à titre libéral, salarié du secteur public, associatif ou privé. Lorsque les activités du psychologue sont exercées du fait de sa qualification, le psychologue fait état de son titre.
Article 2 : La mission fondamentale du psychologue est de faire reconnaître et respecter la personne dans sa dimension psychique. Son activité porte sur les composantes psychologiques des individus, considérés isolément ou collectivement et situés dans leur contexte.
Article 3 : Ses interventions en situation individuelle, groupale ou institutionnelle relèvent d’une diversité de pratiques telles que l’accompagnement psychologique, le conseil, l’enseignement de la psychologie, l’évaluation, l’expertise, la formation, la psychothérapie, la recherche, le travail institutionnel. Ses méthodes et leurs objectifs sont diverses et adaptées aux objectifs de la demande. Son principal outil demeure l’entretien.

CHAPITRE II
LES CONDITIONS DE L'EXERCICE DE LA PROFESSION
Article 4 : Qu'il travaille seul ou en équipe, le psychologue fait respecter la spécificité de sa démarche et de ses méthodes. Il respecte celles des autres professionnels.
Article 5 : Le psychologue accepte les missions qu'il estime compatibles avec ses fonctions et ses compétences.
Article 6 : Quand des demandes ne relèvent pas de sa compétence, il oriente les personnes vers les professionnels susceptibles de répondre aux questions ou aux situations qui lui ont été soumises.
Article 7 : Les obligations concernant le respect du secret professionnel s’imposent quel que soit le cadre d’exercice.
Article 8 : Lorsque le psychologue participe à des réunions pluri professionnelles ayant pour objet l'examen de personnes ou de situations, il restreint les informations qu’il échange à celles qui sont nécessaires à la finalité professionnelle. Il s’efforce, en tenant compte du contexte, d’informer au préalable les personnes concernées de sa participation à ces réunions.
Article 9 : Avant toute intervention, le psychologue s'assure du consentement libre et éclairé de ceux qui le consultent ou participent à une évaluation, une recherche ou une expertise. Il a donc l’obligation de les informer de façon claire et intelligible des objectifs, des modalités et des limites de son intervention, et des éventuels destinataires de ses conclusions.
Article 10 : Le psychologue peut recevoir à leur demande, des mineurs ou des majeurs protégés par la loi en tenant compte de leur statut, de leur situation et des dispositions légales et réglementaires en vigueur.
Article 11 : L’évaluation, l’observation ou le suivi au long cours auprès de mineurs ou de majeurs protégés proposé par le psychologue requiert outre le consentement éclairé de la personne, ou au moins son assentiment, le consentement des détenteurs de l'autorité parentale ou des représentants légaux.
Article 12 : Lorsque l'intervention se déroule dans un cadre de contrainte ou lorsque les capacités de discernement de la personne sont altérées, le psychologue s’efforce de réunir les conditions d'une relation respectueuse de la dimension psychique du sujet.
Article 13 : Les avis du psychologue peuvent concerner des dossiers ou des situations qui lui sont rapportées. Son évaluation ne peut cependant porter que sur des personnes ou des situations qu'il a pu examiner lui-même.
Article 14 : Dans toutes les situations d'évaluation, quel que soit le demandeur, le psychologue informe les personnes concernées de leur droit à demander une contre évaluation.
Article 15 : Le psychologue n'use pas de sa position à des fins personnelles, de prosélytisme ou d’aliénation économique, affective ou sexuelle d’autrui.
Article 16 : Le psychologue présente ses conclusions de façon claire et compréhensible aux intéressés.
Article 17 : Lorsque les conclusions du psychologue sont transmises à un tiers, elles répondent avec prudence à la question posée et ne comportent les éléments d’ordre psychologique qui les fondent que si nécessaire. La transmission à un tiers requiert l'assentiment de l'intéressé ou une information préalable de celui-ci.
Article 18 : Le psychologue n’engage pas d’intervention ou de traitement impliquant des personnes auxquelles il est personnellement lié. Dans le cas d'une situation de conflits d’intérêts, le psychologue a l'obligation de se récuser.
Article 19 : Le psychologue ne peut se prévaloir de sa fonction pour cautionner un acte illégal et son titre ne le dispense pas des obligations de la loi commune. Dans le cas de situations susceptibles de porter atteinte à l'intégrité psychique ou physique de la personne qui le consulte ou à celle d'un tiers, le psychologue évalue avec discernement la conduite à tenir en tenant compte des dispositions légales en matière de secret professionnel et d'assistance à personne en péril. Le psychologue peut éclairer sa décision en prenant conseil auprès de collègues expérimentés.
Article 20 : Les documents émanant d'un psychologue sont datés, portent son nom, son numéro ADELI, l'identification de sa fonction, ses coordonnées professionnelles, l'objet de son écrit et sa signature. Seul le psychologue auteur de ces documents est habilité à les modifier, les signer ou les annuler. Il refuse que ses comptes rendus soient transmis sans son accord explicite et fait respecter la confidentialité de son courrier postal ou électronique.
Article 21 : Le psychologue doit pouvoir disposer sur le lieu de son exercice professionnel d'une installation convenable, de locaux adéquats pour préserver la confidentialité et de moyens techniques suffisants en rapport avec la nature de ses actes professionnels et des personnes qui le consultent.
Article 22 : Dans le cas où le psychologue est empêché ou prévoit d'interrompre son activité, il prend, avec l'accord des personnes concernées, les mesures appropriées pour que la continuité de son action professionnelle puisse être assurée.

CHAPITRE III
LES MODALITES TECHNIQUES DE L'EXERCICE PROFESSIONNEL
Article 23 : La pratique du psychologue ne se réduit pas aux méthodes et aux techniques employées. Elle est indissociable d'une appréciation critique et d’une mise en perspective théorique de ces techniques.
Article 24 : Les techniques utilisées par le psychologue à des fins d’évaluation, de diagnostic, d’orientation ou de sélection, doivent avoir été scientifiquement validées et sont actualisées.
Article 25 : Le psychologue est averti du caractère relatif de ses évaluations et interprétations. Il prend en compte les processus évolutifs de la personne. Il ne tire pas de conclusions réductrices ou définitives concernant les ressources psychologiques et psychosociales des individus ou des groupes.
Article 26 : Le psychologue recueille, traite, classe, archive, conserve les informations et les données afférentes à son activité selon les dispositions légales et réglementaires en vigueur. Il en est de même pour les notes qu’il peut être amené à prendre au cours de sa pratique professionnelle. Lorsque ces données sont utilisées à des fins d’enseignement, de recherche, de publication ou de communication, elles sont impérativement traitées dans le respect absolu de l’anonymat.
Article 27 : Le psychologue privilégie la rencontre effective sur toute autre forme de communication à distance et ce quelle que soit la technologie de communication employée. Le psychologue utilisant différents moyens télématiques (téléphone, ordinateur, messagerie instantanée, cybercaméra) et du fait de la nature virtuelle de la communication, énonce, explique la nature et les conditions de ses interventions, sa spécificité de psychologue et ses limites.
Article 28 Le psychologue exerçant en libéral fixe librement ses honoraires, informe ses clients de leur montant dès le premier entretien et s'assure de leur accord.

CHAPITRE IV
LES DEVOIRS DU PSYCHOLOGUE ENVERS SES PAIRS
Article 29 : Le psychologue soutient ses pairs dans l’exercice de leur profession et dans l'application et la défense du présent Code. Il répond favorablement à leurs demandes de conseil et d'aide dans les situations difficiles, notamment en contribuant à la résolution des problèmes déontologiques.
Article 30 : Le psychologue respecte les références théoriques et les pratiques de ses pairs pour autant qu'elles ne contreviennent pas aux principes généraux du présent Code. Ceci n'exclut pas la critique argumentée.
Article 31 : Lorsque plusieurs psychologues interviennent dans un même lieu professionnel ou auprès de la même personne, ils se concertent pour préciser le cadre et l'articulation de leurs interventions.


CHAPITRE V
LE PSYCHOLOGUE ET LA DIFFUSION DE LA PSYCHOLOGIE
Article 32 : Le psychologue a une responsabilité dans la diffusion de la psychologie et de l’image de la profession auprès du public et des médias. Il fait une présentation de la psychologie, de ses applications et de son exercice en accord avec les règles déontologiques de la profession. Il use de son droit de rectification pour contribuer au sérieux des informations communiquées au public.
Article 33 : Le psychologue fait preuve de discernement, dans sa présentation au public, des méthodes et techniques psychologiques qu'il utilise. Il informe le public des dangers potentiels de leur utilisation et instrumentalisation par des non psychologues. Il se montre vigilant quant aux conditions de sa participation à tout message diffusé publiquement.

TITRE II
LA FORMATION DES PSYCHOLOGUES
Article 34 : L'enseignement de la psychologie respecte les règles déontologiques du présent Code. En conséquence, les institutions de formation :
- diffusent le Code de Déontologie des Psychologues aux étudiants en psychologie dès le début de leurs études ;
- fournissent les références des textes législatifs et réglementaires en vigueur ;
- s'assurent que se développe la réflexion sur les questions éthiques et déontologiques liées aux différentes pratiques : enseignement, formation, pratique professionnelle, recherche.
Article 35 : Le psychologue enseignant la psychologie ne participe qu’à des formations offrant des garanties scientifiques sur leurs finalités et leurs moyens.
Article 36 : Les formateurs ne tiennent pas les étudiants pour des patients ou des clients. Ils ont pour seule mission de les former professionnellement, sans exercer sur eux une quelconque pression.
Article 37 : L'enseignement présente les différents champs d'étude de la psychologie, ainsi que la pluralité des cadres théoriques, des méthodes et des pratiques, dans un souci de mise en perspective et de confrontation critique. Il bannit nécessairement l'endoctrinement et le sectarisme.
Article 38 : L'enseignement de la psychologie fait une place aux disciplines qui contribuent à la connaissance de l’homme et au respect de ses droits, afin de préparer les étudiants à aborder les questions liées à leur futur exercice dans le respect des connaissances disponibles et des valeurs éthiques.
Article 39 : Il est enseigné aux étudiants que les procédures psychologiques concernant l'évaluation des personnes et des groupes requièrent la plus grande rigueur scientifique et éthique dans le choix des outils, leur maniement - prudence, vérification - et leur utilisation - secret professionnel et confidentialité -. Les présentations de cas se font dans le respect de la liberté de consentir ou de refuser, de la dignité et de l'intégrité des personnes présentées.
Article 40 : Les formateurs, tant universitaires que praticiens, veillent à ce que leurs pratiques, de même que les exigences universitaires - mémoires de recherche, stages, recrutement de participants, présentation de cas, jurys d'examens, etc. - soient conformes à la déontologie des psychologues. Les formateurs qui encadrent les stages, à l’Université et sur le terrain, veillent à ce que les stagiaires appliquent les dispositions du Code, notamment celles qui portent sur la confidentialité, le secret professionnel, le consentement éclairé. Les dispositions encadrant les stages et les modalités de la formation professionnelle (chartes, conventions) ne doivent pas contrevenir aux dispositions du présent Code.
Article 41 : Le psychologue enseignant la psychologie n’accepte aucune rémunération de la part d'une personne qui a droit à ses services au titre de sa fonction. Il n'exige pas des étudiants leur participation à d’autres activités, payantes ou non, lorsque celles-ci ne font pas explicitement partie du programme de formation dans lequel sont engagés les étudiants.
Article 42 : L’évaluation doit tenir compte des règles de validation des connaissances acquises au cours de la formation initiale selon les modalités officielles. Elle porte sur les disciplines enseignées à l'Université, sur les capacités critiques et d’autoévaluation des candidats, et elle requiert la référence aux exigences éthiques et aux règles déontologiques des psychologues.
Article 43 : Les enseignements de psychologie destinés à la formation de professionnels non psychologues observent les mêmes règles déontologiques que celles énoncées aux articles 40,41 et 42 du présent Code.

TITRE III
LA RECHERCHE EN PSYCHOLOGIE
Article 44 : La recherche en psychologie vise à acquérir des connaissances de portée générale et à contribuer si possible à l’amélioration de la condition humaine. Toutes les recherches ne sont pas possibles ni moralement acceptables. Le savoir psychologique n'est pas neutre. La recherche en psychologie implique le plus souvent la participation de sujets humains dont il faut respecter la liberté et l'autonomie, et éclairer le consentement. Le chercheur protège les données recueillies et n’oublie pas que ses conclusions comportent le risque d’être détournées de leur but.
Article 45 : Le chercheur ne réalise une recherche qu’après avoir acquis une connaissance approfondie de la littérature scientifique existant à son sujet, formulé des hypothèses explicites et choisi une méthodologie permettant de les éprouver. Cette méthodologie doit être communicable et reproductible.
Article 46 : Préalablement à toute recherche, le chercheur étudie, évalue les risques et les inconvénients prévisibles pour les personnes impliquées dans ou par la recherche. Les personnes doivent également savoir qu’elles gardent leur liberté de participer ou non et peuvent en faire usage à tout moment sans que cela puisse avoir sur elles quelque conséquence que ce soit. Les participants doivent exprimer leur accord explicite, autant que possible sous forme écrite.
Article 47 : Préalablement à leur participation à la recherche, les personnes sollicitées doivent exprimer leur consentement libre et éclairé. L’information doit être faite de façon intelligible et porter sur les objectifs et la procédure de la recherche et sur tous les aspects susceptibles d’influencer leur consentement.
Article 48 : Si, pour des motifs de validité scientifique et de stricte nécessité méthodologique, la personne ne peut être entièrement informée des objectifs de la recherche, il est admis que son information préalable soit incomplète ou comporte des éléments volontairement erronés. Cette exception à la règle du consentement éclairé doit être strictement réservée aux situations dans lesquelles une information complète risquerait de fausser les résultats et de ce fait de remettre en cause la recherche. Les informations cachées ou erronées ne doivent jamais porter sur des aspects qui seraient susceptibles d’influencer l’acceptation à participer. Au terme de la recherche, une information complète devra être fournie à la personne qui pourra alors décider de se retirer de la recherche et exiger que les données la concernant soient détruites.
Article 49 : Lorsque les personnes ne sont pas en mesure d’exprimer un consentement libre et éclairé (mineurs, majeurs protégés ou personnes vulnérables), le chercheur doit obtenir l’autorisation écrite d’une personne légalement autorisée à la donner. Y compris dans ces situations, le chercheur doit consulter la personne qui se prête à la recherche et rechercher
son adhésion en lui fournissant des explications appropriées de manière à recueillir son assentiment dans des conditions optimales.
Article 50 : Avant toute participation, le chercheur s'engage vis-à-vis du sujet à assurer la confidentialité des données recueillies. Celles-ci sont strictement en rapport avec l'objectif poursuivi. Toutefois, le chercheur peut être amené à livrer à un professionnel compétent toute information qu’il jugerait utile à la protection de la personne concernée.
Article 51 : Le sujet participant à une recherche a le droit d'être informé des résultats de cette recherche. Cette information lui est proposée par le chercheur.
Article 52 : Le chercheur a le devoir d’informer le public des connaissances acquises sans omettre de rester prudent dans ses conclusions. Il veille à ce que ses comptes rendus ne soient pas travestis ou utilisés dans des développements contraires aux principes éthiques.
Article 53 : Le chercheur veille à analyser les effets de ses interventions sur les personnes qui s’y sont prêtées. Il s’enquiert de la façon dont la recherche a été vécue. Il s’efforce de remédier aux inconvénients ou aux effets éventuellement néfastes qu’aurait pu entraîner sa recherche.
Article 54 : Lorsque des chercheurs et/ou des étudiants engagés dans une formation qui a cet objectif participent à une recherche, les bases de leur collaboration doivent être préalablement explicitées ainsi que les modalités de leur participation aux éventuelles publications à hauteur de leur contribution au travail collectif.
Article 55 : Lorsqu’il agit en tant qu'expert (rapports pour publication scientifique, autorisation à soutenir thèse ou mémoire, évaluation à la demande d’organisme de recherche…) le chercheur est tenu de garder secrets les projets et les idées dont il a pris connaissance dans l’exercice de sa fonction d’expertise. Il ne peut en aucun cas en tirer profit pour lui-même.
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L'harmonisation Européenne des Codes Nationaux

Un enjeu essentiel - Un processus engagé.


La Communauté Européenne est aujourd’hui un fait irréversible. Nul ne saurait donc ignorer la nécessité, pour toutes les professions, de veiller à une harmonisation des éléments qui fondent sa réalité, son devenir, son inscription sociale. La réflexion éthique et la mise en oeuvre d’une déontologie sont, pour les psychologues, des éléments centraux et essentiels quant à l’exercice et au devenir de la profession. C’est en ce sens, que dès sa création en 1981, la Fédération Européenne des Associations de Psychologues (FEAP) a posé cette préoccupation en tête de ses objectifs. Après un long travail de concertation et d’élaboration, un texte générique de référence, le « Méta code », a été adopté en juillet 1995 par l’Assemblée Générale de la FEAP à Athènes.
Ce «méta code» vise à impulser une harmonisation des codes nationaux européens par l’articulation de quatre principes fondamentaux engageant une dynamique commune. S’il émane, bien évidemment pour partie, des nécessités et impératifs dictés par l’exercice de la discipline (impératifs dépassant donc les influences nationales voire continentales), il inscrit par contre cet exercice dans le cadre des valeurs culturelles, philosophiques, historiques... propres à l’identité européenne. Ce méta code est donc destiné aux professionnels, à leurs organisations et instances nationales et n’a pas vocation publique.
Depuis 1995, un Comité permanent européen de la Fédération, poursuit son travail de promotion de la déontologie et de son harmonisation, de réflexion concernant les dispositifs qui doivent accompagner sa mise en oeuvre (évolution du contenu des codes, modalités de la formation initiale et continue en la matière, constitution et nature des instances d’arbitrage et d’avis...).
Depuis 1992, dans le même esprit, le groupe des pays de l’Europe du Sud de cette fédération (ANOP: France, AUPI: Italie, COP: Espagne, GPA : Grèce, MUPP : Malte, SNP: Portugal) ont mis au point une «charte» professionnelle qui a l’ambition de synthétiser brièvement les mêmes principes essentiels afin de faciliter son accès au public. Cette «Charte Européenne», qui témoigne de ce processus d’harmonisation, a été ratifiée par l’ensemble de la Fédération. Ce texte, traduit en huit langues, est donc aujourd’hui un engagement pour les 29 pays de l’Europe, membres de la FEAP, soit plus de 120 000 psychologues. Il est à noter que les quatre principes fondamentaux fondent actuellement le méta code, la charte et notre code national. 
C’est ainsi qu’au delà des différences culturelles, de la diversité des références légales et nationales, de la multiplicité des champs d’activité, des fonctions et des références théoriques, l’identité professionnelle des psychologues s’affirme et se renforce autour, prioritairement, de leurs devoirs, de leurs responsabilités individuelles et collectives, des valeurs qu’ils partagent et défendent en commun.
Enfin, ce processus d’harmonisation européenne contribue à renforcer la portée et la valeur du code de déontologie national.

CHARTE EUROPEENNE DES PSYCHOLOGUES


Principes fondamentaux :

  • Respect et développement du droit des personnes et de leur dignité
Le psychologue respecte et oeuvre à la promotion des droits fondamentaux des personnes, de leur liberté, de leur dignité, de la préservation de leur intimité et de leur autonomie, de leur bien-être psychologique. Il ne peut accomplir d’actes qu’avec le consentement des personnes concernées, sauf dispositions légales impératives. Réciproquement, quiconque doit pouvoir, selon son choix, s’adresser directement et librement à un psychologue.
Il assure la confidentialité de l’intervention psychologique et respecte le secret professionnel, la préservation de la vie privée, y compris lorsqu’il est amené à transmettre des éléments de son intervention.

  • La Compétence
La compétence du psychologue est issue des connaissances théoriques de haut niveau acquises à l’université et sans cesse réactualisées, ainsi que d’une formation pratique supervisée par ses pairs, chaque psychologue garantissant ses qualifications particulières en vertu de ses études, de sa formation, de son expérience spécifique, en fixant par là-même
ses propres limites.

  • La Responsabilité
Dans le cadre de sa compétence, le psychologue assume la responsabilité du choix, de l’application, des conséquences des méthodes et techniques qu’il met en oeuvre et des avis professionnels qu’il émet au regard des personnes, des groupes et de la société. Il refuse toute intervention, toute fonction théorique ou technique qui entreraient en contradiction avec ses principes éthiques.

  • La Probité
L’application de ces trois principes repose sur le devoir de probité qui s’impose à chaque psychologue dans l’exercice de l’ensemble de ses activités et dans son effort permanent pour clarifier ses références et méthodes, ses missions et fonctions, les services qu’il propose.
Ces quatre principes sont fondamentaux et essentiels. Les psychologues s’engagent à respecter et à développer ces principes, à s’en inspirer et à les faire connaître.
A partir de ces principes, ils règlent les rapports qu’ils entretiennent dans leur propre communauté scientifique et professionnelle et ceux qu’ils développent avec l’ensemble des autres professions.




Adoptée à Athènes le 1er juillet 1995 par les 29 pays membres lors de l’Assemblée Générale de la FEAP (Fédération Européenne des Associations Professionnelles de Psychologues)
Les associations signataires renoncent à tous droits de propriété et autorisent la reproduction du Code sous réserve que soient mentionnés leurs noms et la date du présent document : 22 mars1996 et révisé en février 2012).

16 février 2012

Négocier son salaire

Que ce soit de sa propre initiative, lors de l'entretien annuel ou lors d'un entretien d'embauche, négocier son salaire n'est jamais chose facile. Il faut concilier le montant dont on a besoin, le montant qu'on sait raisonnable, le montant qui nous motivera tout en étant capable de jongler entre salaire brut et salaire net, salaire horaire, journalier, mensuel ou annuel, euros, kilo-euros et autres 13ème mois...

Pour l'employeur, ce n'est pas toujours simple non plus, car attribuer par exemple 1000 € bruts mensuels à son salarié coûte bien plus à l'entreprise.

Négocier son salaire nécessite d'avoir bien réfléchi et maîtriser différents paramètres, pour être parfaitement affûté et savoir où on s'aventure. Cela requiert également tact et sens de la négociation, ce qui peut se préparer lors d'une séance au Cabinet Quélennec (cliquer ici).

Voici quelques outils pour y voir plus clair:
  • Salaire brut/Salaire net: le salaire brut, c'est le salaire avant que l'on déduise les charges salariales: en moyenne, on perd 22% quand l'on passe du salaire brut au salaire net. Pour ces fameux 1000 €, 220 € retourneront directement dans les caisses de l'Etat, le salaire net n'est plus que de 780 €.
  • Charges patronales: elles s'élèvent à 42 % du salaire brut, soit 420 € pour le salaire brut de 1000 €. Ainsi, lorsqu'un salarié perçoit réellement 780 €, son employeur débourse 1420 €. En gros, il faut se dire que lorsqu'un salarié négocie son salaire, son employeur multiplie la somme par 2 dans sa tête.
  • Euros, kilo-euros : c'est comme pour le passage du mètre au kilomètre, il faut multiplier par 1000, ce qui est plus simple quand on manie de plus grosses sommes. Il serait ridicule de parler en kilo-euro pour évoquer un salaire horaire, mais pour le salaire annuel, c'est souvent l'usage le plus fréquent. Revenons à nos 1000 € bruts mensuels, on parlera de 12 k€ (12*1000=12000 €)
  • Salaire horaire/mensuel/annuel: on va partir sur une base de 35h hebdomadaire, on passe du salaire horaire au salaire annuel en le multipliant par 35 (durée hebdomadaire) puis par 52 (nombre de semaines dans une année). 10 € bruts mensuels donnent un salaire annuel de 18.2 k€. Il y a 12 mois dans une année: 10 € bruts mensuels donnent un salaire mensuel de 18200/12=1516 € bruts.
  • 13ème mois: quand vous négociez votre salaire en salaire annuel, pensez à demander s'il se divise en 12 ou en 13 mois. Si au final, ça ne change pas grand chose, il ne faut pas perdre de vue qu'avant de percevoir votre prime, votre salaire mensuel sera de 18200/13=1400 € bruts, au lieu de 1516 € bruts. Soit 1092 € nets au lieu de 1182.5 € nets !
Résumons: faire ces différences permet de bien comprendre qu'on vous parle de 1092 € par mois quand certains comprennent peut-être 1516 € ! Une sacrée différence à la fin du mois...

Il est intéressant de se pencher sur les salaires moyens de la ville dans laquelle on travaille. Le Journal du Net vient de publier un diaporama des villes où le salaire horaire a le plus augmenté entre 2004 et 2009 à partir des chiffres de l'INSEE.

Parmi ces villes, on retrouve Quimper qui se classe en troisième position ! Ce chiffre est bien sûr à relativiser car si on compare la valeur de la moyenne des salaires nets horaires, Quimper n'est plus qu'en 87e position...

Salaire net horaire moyen pour un emploi à temps plein :
en 2009 : 13,7 € (contre 11,2 € en 2004)
 
pour une femme : 11,3 € 
pour un homme : 14,8 €
 
pour un cadre : 22,8 € 
pour un ouvrier : 10,1 € 
pour un employé : 10,9 €

Il est bien navrant de constater que les femmes sont toujours moins bien rémunérées que les hommes...

Cycle de conférences internationales en ressources humaines et accompagnement de carrières

Conférences et visites en anglais organisées par les étudiants du Master 2 de Psychologie sociale et du travail (parcours RH et ATP) et du Master 2 Ingénierie des ressources humaines de l’IPSA-UCO

Accès libre

Contact
3 place André Leroy
49000 Angers
IPSA - UCO
Tél. : 02 41 81 66 19

Programme
28 février 2012 de 9h à 10h30
Le parcours d'intégration d'un étranger primo-arrivant sur le territoire français.
The integration of an alien newly arrived on French territory
Animé par : Mme Agnès BOIVIN, cadre salariée, responsable du pôle «  Savoirs de base  » et formatrice FLE au sein de l’Association saumuroise de préformation pour adultes (ASPFA).

29 février 2012 de 9h à 10h30
Responsabilité sociétale de l'entreprise: rôle des ressources humaines
Corporate Social Responsibility: the roles of Human Resources
Animé par : M. Stephan OUTTERS, Directeur des ressources humaines des activités industrielles de Ferrero France & Belgique

29 février 2012 de 10h30 à 12h
La gestion des ressources humaines dans un contexte international.
The human resources management in an international context
Animé par :Mme Élodie JEANNOT, HR Business Partner chez Covidien France.

1er mars 2012 de 9h à 10h30
Le dispositif multidimensionnel du territoire angevin à l'étranger: "Angers Loire Valley - La vie en grand"
The multidimensional feature promotion of the territory Angevin abroad : «Angers Loire Valley – La vie en grand»
Animé par : M. Daniel LOISEAU, viceprésident d’Angers Loire Métropole chargé de l’économie.

1er mars 2012 de 10h30 à 12h
Travailler pour des ONG internationales: choix de carrière ou épisode professionnel ?
Working for international NGOs. Choice of Career or professional episode?
Animé par: Mme Laurence FRANK, École de management de Strasbourg. Ex DRH de Médecins sans frontières.

2 mars 2012 de 9h à 10h30
Être DRH en France pour une entreprise internationale, qu'est-ce que cela implique ?
HRD in France to be an international business: what does this mean?
Animé par Mme Véronique KOWECKA, Intervet DRH France.

2 mars 2012 de 10h30 à 12h
La création d'entreprise via le statut d'auto-entrepreneur, une piste à explorer à la fin de ses études ? L'expérience d'une traductrice
Business creation via the auto-entrepreneur status, worth exploring at the end of his studies? The experience of a translator
Animé par: Mme Ludivine SCHORR, auto-entrepreneure en traduction.



15 février 2012

TV, regarder: Malade du travail, de Manfred Bauer

On nous parle beaucoup du modèle allemand, le bon élève de l'Union européenne. Son faible taux de chômeurs, le peu de licenciements, l'harmonie syndicats-employeurs. On parle beaucoup moins du burn-out, qui toucherait un Allemand sur 5 (lire l'article du Figaro: le burn-out, contrepartie du modèle économique allemand)

Le 23 février, à 22:35, sera diffusé un documentaire de Manfred Baur et Hannes Schuler: Malades du travail (55 min), consacré au syndrôme d'épuisement professionnel, plus connu sous le nom de burn-out.

Selon l'OCDE, un salarié sur cinq est atteint de troubles psychiques liés au travail. Mais le syndrome d'épuisement professionnel, communément appelé burn out, n'est toujours pas reconnu comme une maladie à part entière. En interrogeant des médecins, des chercheurs et des patients à qui a été posé le diagnostic d'épuisement professionnel, les réalisateurs de ce documentaire dressent un état des lieux très précis. Comment le burn out s'installe-t-il ? Comment se traduit-il ? En quoi se distingue-t-il de la dépression ? Et surtout, comment sortir de cet effondrement qui rend l'individu inapte au travail et à toute vie familiale et sociale normale ?

Rediffusion le 03.03.2012 à 12:10

TV, regarder: Soirée Thema consacrée au travail sur Arte

Thema vous propose, le mardi 21 février 2012, de regarder deux documentaires consacrés au ravages causés par le chômage.

Le chômage, comment s'en sortir ?
Alors que l'Europe se débat dans la crise financière, l'emploi reste-t-il une priorité ? En France, où cinq millions de personnes en sont privées, et en Allemagne, où les travailleurs pauvres se sont multipliés, enquêtes sur des sociétés à deux vitesses.

20.35: Le travail, malade du chômage, documentaire d'Anne Kunvari et Nadya Charvet, 60'
Il y a quarante ans, Peugeot employait 42 000 salariés à Sochaux, son usine mère, soit 30 000 de plus qu'aujourd'hui. Sur les chaînes, un tiers des six mille ouvriers sont intérimaires. Dans la région, les entreprises d'insertion ont fleuri, permettant à des hommes et à des femmes durablement exclus du travail de renouer avec lui, maigres salaires subventionnés à la clé. La précarité de l'emploi, affirment des représentants du patronat local, est devenue «une variable d'ajustement» indispensable à la survie des entreprises dans une économie mondialisée. Ce film nous plonge dans le quotidien de ce travail rétréci.

21.40: Allemagne: modes d'emploi, documentaire de Nadia Charvet, 35'
En dépit d'une récession deux fois plus forte que la nôtre, l'Allemagne a licencié cinq fois moins que la France entre 2008 et 2010. Et son chômage continue de baisser. Seul, le recours massif au chômage partiel pour préserver les emplois n'aurait pas suffi. Depuis les années 1990, les entreprises allemandes ont négocié toujours plus de flexibilité contre des garanties d'emploi, les syndicats acceptant de troquer certains avantages sociaux contre cette sécurité. Vingt ans après, cette pratique de dialogue social et de cogestion a sauvé le pays d'une crise annoncée. Après l'exemple français, cette enquête se concentre sur Stuttgart où la reprise est la plus spectaculaire.

Cette soirée sera rediffusée le 23 février à 10:45

Steve Jobs et les emplois en Chine...

Normand Baillergeon propose sur son blog un article très intéressant au sujet des emplois d'Apple délocalisés en Chine et la position de Steve Jobs concernant leur éventuel rappatriement en Chine. C'est un post riche d'enseignement et source de réflexion...
http://voir.ca/normand-baillargeon/2012/02/14/apple-en-chine/

07 février 2012

Les sites de rencontre passent au crible de la psychologie sociale

Une critique pleine de bon sens, et extrêmement limpide... on dirait du Normand Baillergeon !!

Les sites de rencontres qui vous offrent la possibilité de trouver votre âme sœur grâce à un algorithme scientifique mentent, selon une étude américaine à paraître dans la revue Psychological Science in the Public Interest.

« Il n'existe aucune preuve convaincante à ce jour », a déclaré dans un communiqué Eli Finkel, professeur de psychologie sociale à la Northwestern University de Chicago. « Pendant des années, l'industrie des rencontres en ligne a ignoré la science des relations au profit de revendications non fondées et de mots à la mode, comme algorithmes de rencontre, mais si les sites de rencontres veulent prétendre que leur algorithme est valable, ils doivent se conformer aux normes de la science », selon le chercheur, qui croit que la solidité d'une relation humaine repose sur bien plus que de simples intérêts communs et des points de vue similaires.

L'auteur reconnaît toutefois que ces sites internet permettent à deux personnes de se rencontrer en face à face et de vérifier si la relation est viable ou non.

Source: Canoe.ca

06 février 2012

Séminaire autours des RPS organisé par le Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail (CNRS)

Le LEST,  Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail (CNRS) organise un séminaire RPS LE 14 FEVRIER 2012 - AIX-EN-PROVENCE

Le 14 février 2012 de 14 heures à 17 heures, le LEST organise la deuxième séance du séminaire Risques Psychosociaux, associant chercheurs et acteurs de la prévention, à la MMSH à Aix-en-Provence.

La première partie sera consacrée à Y. Clot, Professeur de la Chaire de Psychologie du travail au CNAM et auteur de "Soigner le travail. Pour en finir avec les RPS", La découverte, 2010, qui présentera le point de vue courant "clinique de l'activité" sur les RPS et le situera vis-à-vis des courants en psychologie du travail.

La seconde partie sera consacrée à F. Martini, Directeur du Cabinet CATEIS et Directeur de publication de la revue "Les cahiers des Risques Psychosociaux", qui interviendra autour "des questions du travail aux psychologies".

S'en suivra un débat avec la salle autour de ces deux interventions.

Connaître l'agenda du LEST
Découvrir la revue Cahiers des RPS

En savoir plus sur Yves Clot:

03 février 2012

Ecouter: France Info - Le travail nouvel vedette de cinéma

Décidément, France Info regorge de pépites ces jours-ci !


Le travail, nouvelle vedette du cinéma

LE VENDREDI 3 FÉVRIER 2012 À 10:51 par Philippe duport


Le festival "Filmer le travail" ouvre sa troisième édition ce vendredi à Poitiers. Le monde du travail et de l'entreprise sont de plus en plus présents au cinéma. Explications avec Jean-Paul Géhin, président du festival de Poitiers.

Du 3 au 12 février se déroulera la troisième édition du festival "Filmer le travail", en partenariat avec France Info. Jean-Paul Géhin, le président du festival, explique pourquoii le monde de l'entreprise revient en force au cinéma.

La motivation n'est pas toujours une bonne chose au travail...


Etre trop motivé par son travail peut nuire à la santé. C'est la conclusion surprenante des chercheurs de l'IME, l'institut de médecine environnementale. Ils se sont penchés sur le sempiternel "stress au travail"... et ils ont découvert qu'une bonne partie de ces tensions était causée par un trop fort "investissement émotionnel".  Cette trop grande motivation concernerait 40% des salariés. Un résultat qui a surpris les chercheurs eux-mêmes.
Selon leurs chiffres, un salarié sur quatre a très peur d'échouer dans son travail et un sur cinq est déçu même s'il obtient de bons résultats.
Le tout donne une image nouvelle et intéressante de la souffrance au travail. Toutes les études disent en effet que les Français sont très impliqués dans leur travail... Et les mêmes sondages indique que la souffrance au travail est forte. Se rendre malheureux parce qu'on est trop exigeant avec soi-même au boulot... voilà une explication qu'il faudra creuser.


Ecouter: Souffrance au travail, émission avec Marie-Pezé sur France Info

LE MERCREDI 25 JANVIER 2012 par agnes soubiran



Quatre dirigeants de l'école Sup de Co à Amiens comparaissent aujourd'hui devant le tribunal correctionnel pour harcèlement moral suite au suicide d'une employée sur son lieu de travail. Comment définir le harcèlement au travail et surtout que faire pour enrayer un phénomène qui semble grandissant?

Sébastien Baer s'est rendu à Amiens pour France Info et a recueilli les témoignages des personnes concernées. Plusieurs employés ont porté plainte pour harcèlement moral et les accusés risquent un an de prison et 15 000 euros d'amende.
Marie Pezé est psychologue et expert judiciaire. Elle est également à la tête du réseau de consultation "souffrance et travail". Un employé harcelé ressent souvent une hyper-vigilance et un surinvestissement, on appelle cela la "mise en scène de la disparition" nous explique-t-elle.
C'est en réalité un fonctionnement managérial très répandu qui consiste à entretenir la précarité subjective d'un salarié pour qu'il intensifie son travail. Les employeurs, en usant de ces méthodes, oublient les jurisprudences de ces dix dernières années :
"Le chef d'entreprise est responsable de la santé physique et mentale de ses salariés."
Comment alors déterminer la limite entre une pression acceptable et un cas de harcèlement? Selon Marie Pezé, il n'y a plus besoin de prouver l'intentionalité pour porter un cas aux prud'hommes.
Il est important de remarquer que le salarié français est troisième au rang mondial de la productivité horaire et premier dans l'utilisation de psychotropes.
Ecouter l'émission:
Retrouvez l'article sur le site de France Info