7 février 2014 8 h 00 au 16 février 2014 13 h 00.
Lieu : Poitiers
Le travail et ses images : cinéma, débats, rencontres, expositions,
animations
Du 7 au 16 février 2014, le festival Filmer le travail fêtera sa 5ème
année d’existence. Nous vous attendons nombreux pour cette édition
anniversaire qui sera, cette année encore, un espace privilégié de
rencontre entre le cinéma et les réalités du monde travail. ...
Consulter la liste des films en compétition: LISTE
4 mars 2014; 18 h 30 au 22 h 00.
Le cinéma au service de l’orientation des élèves
Lieu : Espace Mendès France - Poitiers
18H30-20H00 : Conférence débat
« Pratiques d'orientation et désinflation des aspirations scolaires »
Séverine Chauvel, maîtresse de conférence à l’université de Paris Est
Créteil depuis le milieu des années 1980 en France, la diffusion de la
norme de la poursuite d’études longues pose les ...
8 avril 2014; 18 h 30 au 22 h 00.
Les films de formation des enseignants
Lieu : Espace Mendès France - Poitiers
18H30-20H00 : Conférence débat
Patrick Picard et Simon Flandin, du Centre Alain Savary (IFE-ENS)
"NéoPass@ction, un programme mixtede recherche et de conception de
ressources pour la formation des enseignants et de leurs formateurs". À
partir du développement de différentes approches de recherche centrées
sur l'activité ...
Le Festival Filmer le travail se tiendra cette année du 8 au 17 février 2013 à Poitiers. Une quatrième édition qui permettra de regarder autrement le monde du travail et ses aléas. "À l'heure où le travail - ou la perte de travail - est plus que
jamais une préoccupation économique, sociale et politique, les images
sur le travail, qu'elles soient documentaires ou fictionnelles, animées
ou fixes, n'en finissent pas de se multiplier. Témoin actif de cette
tendance et passeur d'expériences, le festival se veut un lieu
d'échanges, de rencontres et de débats sur le travail et ses enjeux
contemporains" expliquent les organisateurs.
Au programme de cette édition 2013, un colloque international qui
croisera les points de vue de chercheurs en sciences sociales et de
professionnels de l'image, des rétrospectives, une journée de rencontres
professionnelles "Cinéma et conditions de travail", des expositions et
les résultats du concours "filme ton travail".
Nouveauté cette année, le festival s'ouvre à la région Poitou-Charente
avec les projections "hors les murs" des films primés par le Festival.
« L'idée, c'est de dynamiser un débat citoyen sur les conditions
de travail », explique Jean-Paul Géhin. - (Photo d'archives)
“ Le travail reste durablement au cœur du
lien social ”, estime Jean-Paul Géhin, sociologue et président du
festival “ Filmer le travail ” organisé à Poitiers.
Comment expliquez-vous que le travail inspire autant les auteurs et intéresse les documentaristes ?
« Ça
fait partie des questions posées lors de la création de ce festival il y
a quatre ans. Le cinéma redécouvre le travail depuis 2000. C'est une
date clé avec Laurent Cantet et « Ressources humaines ». Lui-même me
disait lors de la première édition avoir eu beaucoup de mal à financer
son film. On lui disait qu'il n'arriverait jamais à intéresser le public
que les gens en avait marre du boulot et qu'il n'irait pas voir un film
sur le boulot en sortant du boulot ! Cinéma et travail, c'est une
vieille histoire. Le travail industriel et l'image animée sont nés à peu
près en même temps à la fin du XIXe siècle. » a quels films pensez-vous au début du XXe ?
« Le
premier film, c'est la sortie des usines Lumière. Le deuxième, c'est
l'entrée d'un train dans la gare de La Ciotat. On peut aussi citer « Les
temps modernes » de Chaplin mais il y en a beaucoup d'autres. Le cinéma
va vraiment être attiré par le travail. Ensuite, après la Seconde
Guerre mondiale, le cinéma va mettre en avant la figure de l'ouvrier, du
travailleur, du peuple. » Plus arrivent les années 60 et le cinéma se détourne du thème du travail…
« On
peut dire que c'est à partir des années 70. La question, c'est surtout
de savoir pourquoi la figure du travail a disparu du cinéma pendant
trente ans. On peut dire que c'est l'Après-68, le début de la crise.
Fondamentalement, dans les années 70 et 80, on pensait que le travail
n'était plus au cœur de la société. En 1981, on a quand même créé un
ministère du temps libéré. Le temps majeur, c'était le loisir. Je crois
qu'on en est revenu dans tous les arts. Le travail reste durablement au
cœur du lien social. » Il y a donc eu un virage avec Laurent Cantet il y a une dizaine d'années.
« Oui,
la fiction s'est largement approprié cette figure-là. Les films se
passent souvent dans le contexte du travail : on pense aux films de Ken
Loach, aux films des frères Dardenne… Aujourd'hui, les histoires se
passent dans la « vraie vie » et la « vraie vie » c'est le travail. Le
travail est devenu un problème de société important, c'est ce que les
sociologues appellent l'agenda politico-médiatique, une question dont il
faut parler. De la souffrance au travail ou de la rareté du travail. De
plus en plus de gens souhaitent aussi s'épanouir au travail. » « Filmer le travail » n'est pas toutefois pas qu'un festival de cinéma…
« L'idée
de Filmer le travail, c'est de dynamiser un débat citoyen sur les
conditions de travail. Le travail évolue vite et on a peu de visibilité.
On peut pour cela mobiliser deux éléments : les acquis de la recherche
sur le travail, d'où le colloque de trois jours, et le cinéma que l'on
peut appeler au secours pour intéresser le plus grand nombre à ces
questions. Filmer le travail, c'est d'abord une compétition
internationale de films (225 présentés et 19 sélectionnés) et des
rétrospectives de films sur le travail, mais ce sont aussi des
expositions et l'ensemble des pratiques artistiques autour du travail. » S'agit-il d'un festival militant ?
« Trois
institutions sont à l'origine de « Filmer le travail » - l'université
de Poitiers, l'Espace Mendès-France et l'Association d'amélioration des
conditions de travail. On ne souhaite pas être militant mais citoyen. On
veut parler du travail tel qu'il est. »
Décidément, France Info regorge de pépites ces jours-ci !
Le travail, nouvelle vedette du cinéma
LE VENDREDI 3 FÉVRIER 2012 À 10:51 par Philippe duport
Le festival "Filmer le travail" ouvre sa troisième édition ce vendredi à Poitiers. Le monde du travail et de l'entreprise sont de plus en plus présents au cinéma. Explications avec Jean-Paul Géhin, président du festival de Poitiers.
Du 3 au 12 février se déroulera la troisième édition du festival "Filmer le travail", en partenariat avec France Info. Jean-Paul Géhin, le président du festival, explique pourquoii le monde de l'entreprise revient en force au cinéma.
La motivation n'est pas toujours une bonne chose au travail...
Etre trop motivé par son travail peut nuire à la santé. C'est la conclusion surprenante des chercheurs de l'IME, l'institut de médecine environnementale. Ils se sont penchés sur le sempiternel "stress au travail"... et ils ont découvert qu'une bonne partie de ces tensions était causée par un trop fort "investissement émotionnel". Cette trop grande motivation concernerait 40% des salariés. Un résultat qui a surpris les chercheurs eux-mêmes.
Selon leurs chiffres, un salarié sur quatre a très peur d'échouer dans son travail et un sur cinq est déçu même s'il obtient de bons résultats.
Le tout donne une image nouvelle et intéressante de la souffrance au travail. Toutes les études disent en effet que les Français sont très impliqués dans leur travail... Et les mêmes sondages indique que la souffrance au travail est forte. Se rendre malheureux parce qu'on est trop exigeant avec soi-même au boulot... voilà une explication qu'il faudra creuser.
Une très intéressante initiative est à signaler. Organisé par les étudiants du Master d'ergonomie et psychologie du travail de l'Université Paris Ouest, le Festival "Lumières sur le travail" va rassembler cinéastes, étudiants, chercheurs, spécialistes du monde du travail et salariés autour d'une quinzaine de films qui décrivent leurs perception du monde du travail. Le festival est parrainé par Cédric Klapisch (réalisateur, entre autres, d'Un Air de Famille, du Péril Jeune ou de l'Auberge Espagnole) et Anni Borzeix, socioloque. Chaque film sera suivi d'une conférence débat.
5 grandes thématiques seront abordées: Mondialisation et délocalisation, Risques professionnels, Évaluation et restructuration, Emploi et précarité, Management et stratégie.
Parmi les intervenants, on notera la présence de Philippe Askenazy, Yves Clot ou Florence Aubenas.
Le festival se déroulera du lundi 11 au vendredi 15 octobre, à l'adresse suivante: 200, Avenue de la république, 92001 Nanterre - Bâtiment B - Salle de cinéma L'entrée est libre.