24 janvier 2012

Lire: Désir du client, plaisir du coiffeur, article de Julie de los Rios pour Biblond n°25

Comprendre l'autre, faire preuve de neutralité bienveillante, d'écoute n'est pas l'apanage des psychologues. Ce sont des qualités que l'on devrait pouvoir retrouver dans de nombreuses professions, y compris chez les professionnels de la coiffure...
C'est ce que démontre Julie de los Rios dans son dossier Désir du client, plaisir du coiffeur, que vous pouvez retrouver en ligne sur le site de Biblond.

Désir du client, plaisir du coiffeur


Le site néerlandaisStyletoday a interrogé 519 femmes à la sortie du salon. 34% pensent que le coiffeur a coupé trop court et 30 % estiment que la coupe ne leur est pas adaptée. Les autres
ne sont pas pleinement satisfaites. Des chiffres qui donnent à réfléchir…

Être à l’écoute
« Le coiffeur doit écouter sa cliente pour savoir ce qu’il ne doit absolument pas faire », nous explique Anne Quélennec, psychologue du travail.
Il est primordial d’entendre les choses sur lesquelles elle ne fera pas de concessions. Derrière ses désirs exprimés se cachent des sentiments plus profonds. Pour les découvrir, il faut creuser.

Définir le « contexte » de sa cliente
« La discussion doit dériver sur le contexte socioprofessionnel et culturel de la cliente », précise le coach d’affaires, Jean-Pierre Lauzier, auteur du livre Le Coeur aux ventes.
« Le coiffeur ne doit pas hésiter à poser de nombreuses questions. » Cela lui permettra de défi nir quelle image d’elle-même elle veut renvoyer aux autres.

L’expert, c’est vous !
Nos deux consultants s’accordent toutefois à dire que le coiffeur ne doit pas oublier qu’il est l’expert. La cliente compte sur son savoir-faire, sa créativité et son talent.
« Il est un pro dans l’art de la faire apparaître la plus belle possible et c’est pour cela qu’elle vient le voir », explique Jean-Pierre Lauzier. Proposez, conseillez !

Savoir dire « non »
Quand une cliente arrive avec une idée de coiffure inadaptée à son visage ou à sa nature de cheveux, sachez dire « non ». « Une cliente qui sort avec la coupe demandée, mais ridicule sur elle, ne reviendra pas », précise Anne Quélennec.

Proposer sans imposer
Montrez des photos de coupes adaptées à sa morphologie, sa personnalité ou son quotidien. Proposez, argumentez sans imposer. En discutant, vous réussirez à la faire évoluer peu à peu vers une coupe qui lui correspond.

Cliente heureuse, coiffeur épanoui
Le dialogue permet d’arriver au compromis. Elle sera contente, vous serez ravi de l’avoir guidée et satisfaite. Une relation de confi ance est désormais instaurée et vous allez pouvoir travailler pour faire évoluer sa coupe au plus proche de ses désirs.

Cerner les désirs de l’autre, un savoir-faire
Selon Anne Quélennec, psychologue du travail, voici les points essentiels pour comprendre les attentes de votre cliente :
  • Poser des questions ouvertes qui ne se limitent pas à oui ou non comme élément de réponse.
  • Ne jamais émettre de jugement. Elle peut se vexer ou se sentir non entendue.
  • Ne pas imposer ses idées. Elle doit pouvoir dire « non ».
  • Ne pas hésiter à répéter ou à montrer des photos pour être sûr d’avoir bien compris.

Anthony Galifot / L'invité de la rédac':
"Travailler devant un miroir toute la journée incite à une forme de narcissisme. Mais l’ère du coiffeur qui replace sa mèche pendant le service est révolue… Une cliente qui ne bénéficie pas de toute notre attention ne sera pas fidélisée."

Julie de los Rios

20 janvier 2012

LIRE: Devenir mère et réussir sa vie professionnelle, d'Isabelle Fontaine

En janvier 2011, j'ai eu un échange très intéressant avec Isabelle Fontaine, plongée à l'époque dans la rédaction de son livre "Devenir mère et réussir sa vie professionnelle" paru ce mois-ci aux éditions Leduc. Ce fut l'occasion d'aborder des problématiques en lien avec la conciliation maternité/statut de salariée: quand programmer sa grossesse ? Comment l'annoncer à son patron ? Comment gérer grossesse et entretien d'embauche ? Comment préparer sa reprise ? Etc. (Ces problématiques et leurs réponses sont traitées dans les chapitres 1, 2 et 4).
Ce livre complet et pertinent est un bon appui pour réfléchir à ce type de question et prendre le recul nécessaire à de bonnes décisions.
Il n'y a plus qu'à espèrer un changement de mentalité telle que paraisse la suite: Devenir père et réussir sa vie professionnelle !!!

Devenir mère et réussir sa vie professionnelle : voilà un challenge ambitieux à relever pour toutes les femmes d’aujourd’hui…

Ce guide d'Isabelle Fontaine, préfacé par Clémentine Autain, recense de nombreux témoignages de mamans actives de tous horizons professionnels, mais aussi des conseils d'experts (coach, psychologue, consultant). Il nous donne des clés pour :
DevenirMereReussirSaViePro• relativiser et oser mettre en route Bébé car le bon moment, c’est jamais ;
• annoncer sa grossesse comme une chef ;
• être absente sans être mise sur la touche ;
• poursuivre, si on le souhaite, son allaitement à la reprise du travail ;
• réinventer les règles du jeu professionnel et trouver l’équilibre vie pro/vie perso ;
• choisir son mode de garde, évaluer le coût, dénicher la bonne nounou ;
• se décider – ou pas – à prendre un congé parental ou passer au temps partiel ;
• changer d’horizon professionnel sans se planter.

Grossesse au travail, congé maternité, retour en entreprise, allaitement, garde des enfants, temps partiel, changement de voie professionnelle… Le guide pour toutes celles qui veulent concilier carrière et vie personnelle !
« Ce guide nous aide à surmonter les difficultés, à mesurer l’impact de nos choix, à négocier le partage des tâches, à prendre du recul, à lâcher du lest. Bref, à faire au mieux dans une société qui ne s’est pas adaptée aux bouleversements majeurs liés à l’émancipation des femmes » […] « Loin des injonctions habituelles à devenir ces improbables et introuvables superwomen, Isabelle Fontaine nous aide à construire, dans ce monde tel qu’il est, des vies qui nous conviennent et nous ressemblent. » Clémentine Autain, féministe et femme politique.


Biographie de l'auteur
Isabelle Fontaine, journaliste depuis une quinzaine d’années, écrit sur des sujets de société, sur les voyages et le bien-être. Elle est également maman de trois enfants.
Clémentine Autain, femme politique, a préfacé cet ouvrage. En tant que féministe, elle tente de faire
changer les mentalités pour aider les femmes à mener de front leur carrière et leur vie familiale, sans devoir choisir entre les deux.
Elles vivent à Montreuil (93).


Broché: 256 pages
Editeur : LEDUC .S (13 janvier 2012)
Collection : ZEN BUSINESS
Langue : Français
ISBN-10: 2848995149
ISBN-13: 978-2848995144


Vous faire accompagner dans la conciliation maternité/vie professionnelle: lien
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Sur ce thème également: lien

19 janvier 2012

Sortie du livre Santé au travail de Véronique Daubas-Letourneux, Nathalie Frigul, Paul Jobin et Annie Thébaud-Mony

Santé au travail
Depuis les années 2000, les ouvrages ou articles concernant la santé au travail se sont multipliés. Des événements médiatisés, relayés par des associations de défense des victimes, ont largement contribuéà cette évolution : du drame sans fin des victimes de l’amiante à la catastrophe d’AZF, des suicides au travail dans l’industrie automobile ou les télécommunications aux conséquences de l’accident nucléaire de Fukushima…

Par la présentation d’enquêtes et de travaux menés en France ou à l’étranger (Brésil, Japon, Italie, Canada, Suisse ou Belgique), cet ouvrage clôture un vaste projet de recherche intitulé« Approches critiques de la production de connaissances en santé au travail. Comparaisons internationales », qui s’est déroulé dans le cadre du programme Santé environnement-Santé travail de l’Agence nationale de la recherche. 

Les contributions ici réunies viennent ainsi alimenter et renouveler la critique du modèle dominant de connaissance des atteintes à la santé d’origine professionnelle, fondé sur les institutions chargées de les indemniser.

Les auteurs
Véronique Daubas-Letourneux est chercheur associéà l’université de Nantes.
Nathalie Frigul est maître de conférences à l’université de Picardie.
Paul Jobin est maître de conférences à l’université Paris-Diderot et directeur de l’antenne de Taipei du Centre d’études français sur la Chine contemporaine.
Annie Thébaud-Mony est sociologue, directrice de recherches à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), spécialiste des questions de santé au travail. Elle dirige le Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers professionnels (GISCOP 9) à l’université Paris-XIII. Elle est par ailleurs porte-parole de Ban Asbestos, réseau d’associations qui luttent au niveau international contre l’utilisation de l’amiante.

Collection : Recherches
Parution : janvier 2012
Prix : 32 €
ISBN : 9782707167170
Dimensions : 136 * 220 mm
Façonnage : Broché
Nb de pages : 357






07 janvier 2012

Journée débat: Pour ne pas perdre sa vie à la gagner ! Transformer le travail, un enjeu politique

Basta ! s’invite dans la campagne, sur un thème légèrement oublié par les politiques : le travail. Quel est l’état des lieux du travail en cette période de crise ? Et comment le changer pour qu’il devienne un vecteur d’émancipation et de transformations écologiques et sociales. En partenariat avec l’eurodéputée Karima Delli, membre de la commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen, Basta ! vous convie à une journée de débat sur le sujet.

Quand ?
Le mardi 7 février 2012, de 9h à 17h30
Où ?
Maison de l’Europe, 35-37, rue des Francs-Bourgeois, 75004 Paris – M° Saint-Paul (ligne 1) ou Rambuteau (ligne 11)
Pourquoi ?
Il fut un temps où le travail était au centre de la réflexion politique. Ce n’est plus le cas. Il n’a d’ailleurs plus bonne presse. Masqué à partir des années 1970 par la question de l’emploi, il est réapparu sur la scène politique au tournant des années 2000, avec l’idée de la fin de la valeur travail (à gauche), puis en 2007, avec l’affirmation du slogan « travailler plus pour gagner plus » (à droite). Entre-temps, le réel s’est manifesté : explosion des troubles musculo-squelettiques et des « risques psychosociaux », chômage au plus haut niveau, explosion des travailleurs pauvres, précarité grandissante du travail et du hors-travail… Mais cette réalité, accentuée par la crise financière, conforte l’idée que le travail est un problème. Et qu’il n’a plus de portée émancipatrice.
Pourtant, le travail reste un vecteur essentiel pour changer la société et ouvrir des perspectives de transformations écologiques et sociales. À condition de repartir du travail vivant, de son sens et de son organisation, et de son contenu. Dans un premier temps, nous nous efforcerons de dresser un état des lieux de la situation actuelle du monde du travail, de ses rapports à la santé et des formes de socialisation qu’il produit. Dans un second temps, les intervenants débattront de ce que peut être une action politique pour transformer le travail dans une perspective écologiste et d’approfondissement démocratique.
Programme :
- 8h30 : Accueil des participants
- 9h : Intervention de Karima Delli, députée européenne, membre de la commission de l’emploi et des affaires sociales et co-organisatrice du colloque
- 9h30 : « Le travail en question : un état des lieux »
Avec Marilyn Baldeck, juriste, déléguée générale de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail, Jean-Pierre Durand, Professeur de sociologie du travail (Université d’Evry Val d’Essonne), Dominique Lhuilier, professeur de psychologie du travail au Cnam et au Centre de recherche sur le travail et le développement, Serge Volkoff, statisticien, ergonome, directeur du Centre de recherches et d’études sur l’âge et les populations au travail (Créapt).
- 12h : Témoignage de Philippe Billard, porte-parole de l’association Sous-Traitance/Santé dans le nucléaire et la chimie.
- 12h30 : Pause-déjeuner.
- 14h : « Changer le travail ? Par où commencer ? »
Avec Thomas Coutrot, économiste, coprésident d’Attac, Philippe Davezies, enseignant-chercheur en médecine et santé au travail, université Lyon-I, Anne Salmon, professeur de sociologie, université Paul-Verlaine de Metz, Laurent Vogel, directeur du département Conditions de travail, santé et sécurité de l’Institut syndical européen (Etui).
- 17h : synthèse générale de la journée, par François Desriaux, rédacteur en chef de la revue Santé & travail.
Comment ?
Entrée gratuite, inscription obligatoire à l’adresse suivante :

04 janvier 2012

Affaire Renault : quelles conséquences psychologiques pour les trois salariés ? par Adeline Bertin


Affaire Renault : quelles conséquences psychologiques pour les trois salariés ?
Article rédigé le 15 mars 2011 par Adeline Bertin (source)
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Crédit photo: albertizeme / Flickr
Le procureur de Paris a écarté hier la thèse de l’espionnage au sein de Renault. L’enquête s’oriente désormais vers “une possible escroquerie au renseignement”. Trois cadres du technocentre de Guyancourt (Yvelines) ont été licenciés en janvier. Matthieu Tenenbaum et Michel Balthazard ont porté plainte contre X pour “dénonciation calomnieuse”. Bertrand Rochette a lui déposé plainte pour “diffamation non publique”.
Anne Quélennec, psychologue du travail, revient sur cette affaire et ses conséquences sur la psychologie des trois salariés.
Quelles peuvent être les conséquences sur la psychologie et le comportement en entreprise des trois anciens cadres de Renault ?
Les trois cadres accusés dans l’affaire clament leur innocence depuis le début. Cela fait mal, lorsque l’on est de bonne foi, que l’on aime son métier et son entreprise, de se retrouver au cœur d’une telle affaire. C’est extrêmement violent. Leurs visages et noms se sont étalés partout dans les médias, c’est une véritable humiliation publique. Depuis janvier, l’affaire Renault a sûrement eu des conséquences sur leur santé et psychologie. Cela peut se traduire par des troubles du sommeil, du stress additionnel, ou des troubles psychosomatiques.
Comment se gère un retour dans l’entreprise après une telle affaire ?
Partons de l’hypothèse où les trois cadres auraient envie de réintégrer Renault : si le constructeur automobile fait des excuses publiques, à la télévision par exemple, et si des indemnisations sont versées en réparation des dommages financiers et psychologiques, peut-être pourront-ils de nouveau travailler dans l’entreprise. Mais cela sera loin d’être parfait, car après avoir subi des accusations de cette ampleur, il y a une vraie perte de confiance des deux côtés. C’est comme dans un couple : lorsqu’un conjoint fait une crasse, l’autre peut toujours pardonner mais un malaise restera forcément entre les deux. Il faut voir aussi comment les collègues ont réagi à ces accusations. Peut-être que beaucoup leur ont tourné le dos.
De toute façon, je ne pense pas qu’ils auront envie de retravailler pour Renault. Je traite souvent les cas de harcèlement moral, proche d’un cas comme celui-ci, et je déconseille souvent de retourner travailler dans la même entreprise. Donc dans l’hypothèse où les trois cadres ne voudraient pas réintégrer Renault : travailler autre part est une possibilité. Cela dépendra de qui voudra les embaucher. Car ils ont dorénavant une étiquette, leurs noms et leurs visages sont connus, tout comme l’affaire à laquelle ils sont liés.
Quelles sont les conséquences sur la vie privée des cadres ?
Pour l’épouse et les enfants, c’est une épreuve de voir le nom de la famille dans les médias. La question est de savoir s’ils sont soutenus par leur entourage. Dans le cas des harcèlements moraux, la famille n’est pas toujours une aide, soit parce qu’ils ne comprennent pas, soit parce qu’ils n’ont pas envie d’en parler. Ce n’est pas facile à vivre, et les conséquences sur l’équilibre familial peuvent être lourdes. Les dommages sont donc multiples : il y a un préjudice moral, financier, psychologique et physique à réparer.
Suivez les nouveaux rebondissements de l’affaire sur L’Express.fr »
Retour sur toute l’affaire Renault sur LeMonde.fr »
Pour lire l’interview de Michel Balthazard, l’un des trois accusés, cliquez ici » 
AB