29 septembre 2011

Cabinet Quélennec: simulations d'entretien de recrutement

Passer un entretien d'embauche n'est jamais facile. D'abord, parce qu'on n'a qu'une seule chance et qu'il est très rare que le recruteur vous dise vraiment pourquoi ça n'a pas marché. De plus, les méthodes employées sont très variables d'une entreprise à l'autre: entretien devant plusieurs personnes, entretiens collectifs, tests de personnalité, tests de QI, mises en situation, questions déstabilisantes...

A titre personnel, on peut également être mal à l'aise, par timidité, par manque d'habitude ou parce qu'il y a des questions qu'on redoute...

Ayant une dizaine d'années d'expérience en tant que recruteur, je vous propose de vous préparer à cette étape importante du processus de recrutement, l'idéal étant de simuler un entretien puis de le debrieffer, mais on peut également le faire en discutant de vos appréhensions, de vos bloquages, de ces questions auxquelles vous ne savez pas répondre. Le but visé n'est pas d'apprendre un discours bien rôdé mais de comprendre les mécanismes d'un entretien d'embauche, de savoir quelles sont les erreurs rédhibitoires, les petits plus qui vous distingueront des autres candidats afin d'aborder sereinement l'entretien le jour J, capable de vous adapter aux différents cas de figure auxquels vous serez confrontés.

Pour plus d'informations
Retrouvez l'ensemble des prestations proposées aux salariés, managers, demandeurs d'emploi

A voir: La gueule de l'emploi de Didier Cros

Un documentaire à mettre en parallèle avec le film El Methodo de Marcelo Pineyro, si ce n'est qu'il s'agit là de la réalité d'un recrutement, et qui plus est l'un des exercices les plus complexes en la matière, l'entretien de groupe !

Synopsis : Dix candidats, des commerciaux en quête d'emploi, sont convoqués pour une session de recrutement collectif. Ils ont deux jours pour se distinguer les uns des autres et espérer décrocher un poste. Les candidats sont soumis à une avalanche de questions qui, pour beaucoup, n'ont rien à voir avec le travail auquel ils aspirent. Ils sont contraints à des tests souvent infantilisants, voire humiliants. L'entretien d'embauche n'a rien d'une sinécure et ressemble plus à une entreprise de déstabilisation qu'à une évaluation réelle des compétences. Tout est mis en oeuvre pour pousser les candidats à l'affrontement, comme dans un jeu télévisé qui consiste à éliminer le soi-disant plus faible de l'équipe. Une épreuve dont on ne sort pas indemne.

Ce documentaire sera diffusé le jeudi 6 octobre 2011 à 23h10 sur France 2, mais vous pourrez le voir en avant-première dès le 2 octobre sur le site www.telerama.fr .

Pour le revoir (attention, pendant 7 jours seulement à compter du 07 octobre 2011)

Le Cabinet Quélennec vous propose des simulations d'entretiens (individuels ou collectifs) pour se préparer à cet exercice complexe et déstabilisant.

Ajout à l'article initial:
J'ai regardé hier le documentaire, et me suis demandé pourquoi l'entreprise avait accepté de filmer ce processus de recrutement, car en terme d'image, c'est déplorable: confondant recrutement et humiliation/bizutage, ils infligent un à deux jours de brimades, mises sous pression à des candidats qu'ils considèrent suffisamment désespérés pour ne pas être tentés de partir dans un dernier sursaut de dignité.
Le processus de recrutement est un peu particulier. Les mises en situation sont assez classiques , même si on leur demande d'abord de vendre leur voisin, expression un peu malheureuse, surtout quand elle est proposée par un ancien trader reconverti en chasseur de tête, puis on les casse, de façon systématique pour voir s'ils pourront "être formatés" (sic). Tout candidat faisant preuve d'intégrité, de dignité ou d'affirmation est systématiquement écarté. Ces vertus seraient-elles devenues de vilains défauts ?
Vérifier qu'un candidat résiste à la pression et ne se laisse pas déstabiliser est normal, notamment pour les profils commerciaux, mais l'humiliation et les clichés (parfois discriminatoires ou trop intrusifs) que doivent subir les candidats ne correspondent pas à la réalité du terrain. Les acheteurs sont souvent plus durs à la négociation mais plus polis que les membres du jury de ce documentaire.
Certains seront peut-être tentés de penser que ce sont des méthodes punchy, modernes et efficaces: par expérience, j'estime que faire appel à un cabinet de recrutement (probablement coûteux) et  passer deux jours avec 10 candidats pour faire un seul recrutement et une "erreur" de recrutement (période d'essai interrompue), ça ne me semble pas être un résultat très brillant rapport qualité/prix...
Je ne m'attarderai pas sur le salaire proposé, véritable insulte vu leur niveau d'exigence, et qui ne leur fait vraiment pas de publicité.
Il semblerait que ce ne soit pas le premier essai de cette société, qui a cherché à surfer sur le succès de la téléréalité en l'appliquant au recrutement (cf article du Figaro, datant de 2008). Drôle de méthode, à moins que leur turn-over, qu'ils ont refusé d'indiquer devant les caméras soit tel que ce soit eux qui soient vraiment désespérés...
Dans un entretien accordé à Action Commerciale N°280 - 01/12/2007, le recruteur qui pilote les mises en situation faisait la remarque suivante: «Le candidat se fait une idée de l'état d'esprit de la société grâce aux avantages offerts.». Ne croit-il pas que le candidat se fait surtout une idée de l'état d'esprit de la société grâce à l'accueil qu'on lui réserve lors de son processus d'embauche ?


27 septembre 2011

Sortie le 05/10/2011 du film De Bon Matin de Jean-Marc Moutout avec Jean-Pierre Darroussin

Après une version US plutôt dans le registre comique (Comment tuer mon boss), le thème du salarié broyé par sa hiérarchie, prêt à commettre l'irréparable est abordé cette fois-ci dans le registre d'un drame français inspiré d'un fait réel...

Lundi matin, Paul Wertret se rend à son travail, à la banque où il est chargé d’affaires. Il arrive, comme à son habitude, à huit heures précises, sort un revolver et abat deux de ses supérieurs. Puis il s’enferme dans son bureau. Dans l’attente des forces de l’ordre, cet homme, jusque là sans histoire, revoit des pans de sa vie et les évènements qui l’on conduit à commettre son acte…

 

26 septembre 2011

Lire: Ma retraite à 29 ans de Nicolas Trüb


«Dans la pensée occidentale courante, prendre sa retraite consiste à quitter son emploi et son patron pour consacrer le reste de sa vie à des activités que l'on a toujours rêvé de faire et à accepter pour cela de vivre avec des moyens financiers inférieurs. J'ai donc pris ma retraite le 1er septembre 1997. J'avais 29 ans...

... Mon entreprise a cumulé de nombreux handicaps : un métier pour lequel je n'avais pas été formé, des capitaux très faibles, une conjoncture atone, un domaine d'activité flou, une ambition démesurée, des coûts de production soutenus et des considérations sociales globales rarement mentionnées dans les manuels de création. J'ai donc rencontré toutes les difficultés possibles...»

Pour Nicolas Trüb, la création d'entreprise est à la fois une pulsion de vie et un véritable engagement politique contre l'absurde et l'inertie. Il est donc passé à l'acte, fort de son bon sens et de son inexpérience, avec des outils parfois surprenants : du courage, un discours du Général, un bon vélo, de la patience, la pensée de Karl Marx, une famille épatante, quelques (bonnes) idées, des shoots de curiosité, une poignée de clients irréductibles et surtout beaucoup, beaucoup d'humour.

Un récit original, à lire par tous ceux qui aimeraient créer leur entreprise ou se sont déjà lancés dans l'aventure.

A voir: Spécial Investigation le 26/09/2011 à 22h30 sur canal +

Ce soir, l'excellente émission Spécial Investigation propose un documentaire intitulé "Fonctionnaires, taisez-vous !" sur le devoir de réserve;

Résumé: Bastien Cazals, directeur d'école maternelle, s'est vu retirer deux mois de salaire pour avoir refusé d'appliquer certaines réformes lancées en 2008 et en avoir parlé dans la presse. Vincent Desportes, général de division, a été «réprimandé» pour avoir émis des réserves sur l'engagement français en Afghanistan dans une tribune publiée dans le quotidien «Le Monde». Jean-Hugues Matelly, officier de gendarmerie, a été radié à vie après avoir critiqué le rapprochement police-gendarmerie. A l'étranger, les fonctionnaires ne sont pas soumis à une telle pression. En Belgique, aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves, les militaires peuvent manifester ou faire grève. Aux Etats-Unis, la justice protège les fonctionnaires qui brisent la loi du silence pour servir l'intérêt public. Mais France, le pouvoir veille à étouffer toute protestation.

Alors que les fonctionnaires sont souvent considérés (à tort) comme des planqués par les salariés du privé, il est intéressant de se pencher sur les contraintes qui pésent sur eux, les pressions dont ils sont les victimes et le peu d'échappatoire dont ils disposent, ce qui explique qu'ils soient aujourd'hui si nombreux à nécessiter un accompagnement.

L'émission sera diffusée le 26/09/2011 à 22h30 et le 29/09/2011 à 3h10 sur Canal +.
Consultations souffrance au travail: lien

19 septembre 2011

Paul Willis, L’École des ouvriers. Comment les enfants d’ouvriers obtiennent des boulots d’ouvriers



Paul Willis
L’École des ouvriers 
Comment les enfants d’ouvriers obtiennent des boulots d’ouvriers
Traduction de l’anglais par Bernard Hœpffner
Préface, postface et entretien avec l’auteur par Sylvain Laurens & Julian Mischi
Agone
2011

Présentation de l'éditeur
Le rejet du travail scolaire par les « gars » et le sentiment qu’ils « en savent plus » trouvent un écho dans le sentiment très répandu dans la classe ouvrière que la pratique vaut mieux que la théorie : « Un brin de zèle vaut une bibliothèque de diplômes », annonce un grand placard placé dans l’atelier. L’aptitude pratique vient toujours en premier et a statut de condition préalable à toute autre forme de savoir. Alors que la culture petite-bourgeoise considère les diplômes comme un moyen de moduler vers le haut la gamme des choix offerts à un individu, du point de vue de la classe ouvrière, si le savoir ne se justifie pas, il faut le rejeter. Au travers d’une enquête (classique de la sociologie du monde ouvrier) menée dans un collège anglais fréquenté essentiellement par des enfants d’ouvriers, le sociologue Paul Willis analyse comment ils en viennent à accepter, après leurs parents, des positions relativement dominées dans le monde du travail. De l’école à l’usine, ce livre rend compte de la façon dont, en désorganisant l’encadrement scolaire, en s’opposant aux « fayots », ils privilégient la sortie du système scolaire, confirmant le fait que l’école ne leur promet aucun avenir professionnel en dehors du travail manuel. Sociologue et ethnographe britannique rattaché au courant des cultural studies, Paul Willis enseigne la sociologie à l’Université de Princeton (USA).

12 septembre 2011

videos: J’ai Très Mal au Travail : Interview de Christophe Dejours

Recommandé: l'entretien réalisé avec Christophe Dejours par les réalisateurs du film « J’ai Très Mal au Travail », Jean-Michel CARRE et Nicolas SANDRET, consultable sur la chaîne Youtube de Souffrance et Travail
Cliquez ICI

11 septembre 2011

Marlène Benquet, Les damnées de la caisse. Grève dans un hypermarché


Marlène Benquet, Les damnées de la caisse. Grève dans un hypermarché, éditions du Croquant, 2011

Présentation de l'éditeur
Le 1er février 2008, les caissières d’un hypermarché du sud de la France ont décidé de se mettre en grève pour demander une prime exceptionnelle de 250 euros, le passage à temps complet des salariées employées à temps partiel contraint et l’augmentation des tickets-restaurant de 3,05 à 5 euros. En dépit de l’inexpérience militante de la grande majorité d’entre elles, la grève a été reconduite tous les matins pendant 16 jours. 
Cette enquête sur le quotidien d’un hypermarché, les conditions de travail, mais aussi les relations professionnelles, les aspirations et les déceptions de ces caissières, tente de montrer comment cette mobilisation, improbable au regard de leurs caractéristiques sociales, a été possible. Pourquoi sur les 75 000 personnes employées en France dans des hypermarchés, ces employées-là se sont-elles mobilisées, et pourquoi à ce moment-là ? 
Montrer quelles sont les conditions de la révolte, comment naît et se propage un jugement d’injustice, pourquoi ce qui était perçu comme supportable finit par ne plus l’être : tels sont les objectifs de cette enquête conduite dans un secteur exemplaire du triple mouvement de précarisation, de tertiarisation et de féminisation du marché de l’emploi contemporain.

Marlène Benquet est doctorante à l’EHESS (CMH-ETT) en sciences sociales et enseigne à l’université Paris Descartes. Elle travaille sur les recompositions de relations professionnelles, les nouvelles formes d’emploi et d’organisation du travail et la conflictualité professionnelle dans le secteur de la grande distribution.

08 septembre 2011

écouter: Marie Pezé et Mamane Hima, La souffrance au travail




1. La souffrance au travail
(19:31)

2. La souffrance au travail
(26:31)
 Marie Pezé, Psychanalyste et spécialiste reconnue de la maltraitance dans l'entreprise, co-auteur avec Rachel Saada et Nicolas Sandret, de Travailler à armes égales, aux éditions Pearson. http://www.souffrance-et-travail.com/
 Dr Mamane Hima, docteur en pharmacie, consultant en politique pharmaceutique au Niger et membre du réseau espérance, un regroupement d’ONG locales.
Priorité santé par Claire Hédon, Rfi, 07.09.2011

02 septembre 2011

écouter: Mères débordées


1. Mères débordées
(19:31)

2. Mères débordées (suite)
(26:31)
Invitées:
- Laurence Cocandeau-Bellanger, maître de conférences en psychologie sociale à l’Université catholique de l’Ouest (UCO), à Angers. Auteure de l'ouvrage Femmes au travail, comment concilier vie professionnelle et vie familiale (2011, Editions Armand Colin)
- Marlène SCHIAPPA, journaliste, chroniqueuse et. Fondatrice du réseau Maman Travaille. Auteure du livre Maman travaille (2011, First Editions). Sa page perso.